<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Le Touilleur Express &#187; Perso</title>
	<atom:link href="http://www.touilleur-express.fr/category/perso/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.touilleur-express.fr</link>
	<description>Blog sur Java, J2EE, Scrum,Apple,iphone par Nicolas Martignole</description>
	<lastBuildDate>Wed, 28 Jul 2010 09:07:18 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.9.2</generator>
	<language>fr</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>USI 2010 : Neal Ford et Martin Fowler sur l&#8217;importance de la communication et du feedback</title>
		<link>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/13/usi-2010-neal-ford-et-martin-fowler-sur-limportance-de-la-communication-et-du-feedback/</link>
		<comments>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/13/usi-2010-neal-ford-et-martin-fowler-sur-limportance-de-la-communication-et-du-feedback/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 06:00:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Martignole</dc:creator>
				<category><![CDATA[Perso]]></category>
		<category><![CDATA[scrum]]></category>
		<category><![CDATA[usi2010]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.touilleur-express.fr/?p=4000</guid>
		<description><![CDATA[2ème partie consacrée à la Keynote de Martin Fowler et de Neal Ford après l&#8217;introduction consacrée à la plannification.

Neal Ford, Crédit photo : USI 2010 album sur Flickr.com
De l&#8217;importance de la communication
Après cette première partie, Neal Ford nous parle maintenant de la communication. Plus importante que la technologie, nous allons voir que la communication est l&#8217;un des points clés pour réussir des projets. 
Neal demande à la salle si nous avons déjà fait partie de projets qui se sont plantés. Rires, quelques mains se lèvent. Il demande ensuite si la ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>2ème partie consacrée à la Keynote de Martin Fowler et de Neal Ford après <a href="http://www.touilleur-express.fr/2010/07/12/usi-2010-neal-ford-et-martin-fowler-partie-1/">l&#8217;introduction consacrée à la plannification</a>.</p>
<p><img src="http://farm5.static.flickr.com/4078/4763623025_42edc55bdd.jpg" alt="Neal Ford"/><br />
<br /><em>Neal Ford, Crédit photo : USI 2010 album sur <a href="http://www.flickr.com/photos/47388292@N04/4763623025/sizes/m/">Flickr.com</a></em></p>
<p><strong>De l&#8217;importance de la communication</strong><br />
Après cette première partie, Neal Ford nous parle maintenant de la communication. Plus importante que la technologie, nous allons voir que la communication est l&#8217;un des points clés pour réussir des projets. </p>
<p>Neal demande à la salle si nous avons déjà fait partie de projets qui se sont plantés. Rires, quelques mains se lèvent. Il demande ensuite si la raison de l&#8217;échec était le mauvais choix d&#8217;une technologie, ou une mauvaise communication ? L&#8217;ensemble répond : la communication. </p>
<p>Il est donc plus facile de planter un projet car vous communiquez mal, que parce que vous avez pris un framework exotique au lieu de prendre un framework standard. </p>
<p>Les projets se plantent souvent à cause des gens. La communication entre les gens devient très importante. Nous sommes des créatures massivement communicantes. Notez qu&#8217;en prison, la plus grosse punition est d&#8217;aller au mitard. De ne plus pouvoir communiquer avec d&#8217;autres humains&#8230; Dingue non ? Pensez aussi aux gens que l&#8217;on met &laquo;&nbsp;au placard&nbsp;&raquo;&#8230; Nous avons besoin de communiquer. C&#8217;est vital. </p>
<p>Alistair Cockburn explique dans un graphe que la qualité de la communication avec les outils modernes est très inégale.</p>
<p><img src="http://www.agilemodeling.com/images/communicationModes.gif" alt="Copright(c) 2002 Alistair Cockburn"/></p>
<p>Pour travailler, nous sommes bien plus efficace devant un tableau blanc qu&#8217;au téléphone, ou même pire, via un document Word. Le pire des processus de communication est le papier écrit. Et le drame, c&#8217;est que c&#8217;est l&#8217;un des plus utilisés dans les Entreprises. C&#8217;est marrant, mais la semaine dernière je suis allé chercher un grand tableau blanc pour notre équipe, et je l&#8217;ai installé dans notre bureau&#8230; Croyez-moi cela marche.</p>
<p>Neal Ford explique que c&#8217;est pour cette raison, qu&#8217;il est illusoire de croire qu&#8217;une spécification technique envoyé à des développeurs en Inde donnera le logiciel escompté. C&#8217;est une perte de temps et d&#8217;argent. Cela ne fonctionne pas. </p>
<p>Cela va plus loin. Nous avons même une capacité limitée à communiquer et faire autre chose en même temps. Vous ne vous êtes pas demandé pourquoi il est dangereux de téléphoner et conduire en même temps ? Pourtant vous avez le droit de parler avec votre voisin, vous pouvez écouter la radio, mais on vous interdit de téléphoner en même temps. Or pour ceux qui ont essayé (moi le premier) vous vous rendrez compte que la communication au téléphone est moins bonne que lorsque vous avez la personne à côté de vous. Cela vous demande même un effort plus important pour comprendre. Et cet effort vous déconcentre de la route. C&#8217;est bien là la preuve que les canaux de communications demandent plus ou moins d&#8217;efforts. </p>
<p>Un document écrit est aussi très destructif, car la possibilité de donner son retour n&#8217;existe pas ou peu, par rapport à une communication face à face. Bien entendu, ces documents sont souvent écrits à la suite de réunions, où nous nous sommes vus&#8230; Mais souvent le développeur n&#8217;aura pas eu l&#8217;opportunité de discuter avec le client, et de poser quelques questions simples. Il est donc primordial pour réussir un projet de prendre en compte ce facteur de communication.</p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Manifeste_agile">Le manifeste Agile</a> propose 4 valeurs clés, dont l&#8217;une est exactement ce que Neal Ford vient d&#8217;expliquer.<br />
Les quatre valeurs fondamentales Agiles sont :<br />
 &#8211; Davantage l’interaction avec les personnes que les processus et les outils.<br />
 &#8211; Davantage un produit opérationnel qu’une documentation pléthorique.<br />
 &#8211; Davantage la collaboration avec le client que la négociation de contrat.<br />
 &#8211; Davantage la réactivité face au changement que le suivi d&#8217;un plan.</p>
<p>Voir l&#8217;article original en Anglais : <a href="http://agilemanifesto.org/">http://agilemanifesto.org/</a></p>
<p>Neal Ford présente ensuite un projet supporté par ThoughWorks au Malawi. Ce projet permet à des infirmières de transmettre via SMS des bilans de santé, alors que les moyens de communications sont très mauvais, et que la vie est très dure. Ce projet <a href="http://www.rapidsms.org/">RapidSMS</a>, est un projet open-source réalisé pour l&#8217;UNICEF en Python. </p>
<p>La communication dans ce projet est vitale, et elle permet de sauver des vies. </p>
<p><strong>Le Feedback</strong><br />
Martin Fowler attaque maintenant la deuxième partie de sa présentation. Pourquoi certains projets réussissent bien ? Il souhaite nous parler de l&#8217;importance du retour d&#8217;information, le feedback en Anglais. </p>
<p>Martin nous montre une photo d&#8217;un gâteau. Réalisé avec une approche prédictive, tout le monde sait qu&#8217;il faut respecter la recette en cuisine pour réussir. Ma grand-mère me disait de mettre 75g de farine, et de ne pas poser de questions. La cuisine est une alchimie intéressante. Si vous avez une recette pour 4 et que vous voulez faire un gâteau pour 8, il ne faut pas doubler les quantités. En effet, lorsque vous doublez les quantités, vous avez toutes les chances de planter votre gâteau. Curieusement, la cuisine est bien plus compliquée que ce que nous pensons. Et bien le développement logiciel, c&#8217;est pareil. Il ne sert à rien d&#8217;ajouter 2 développeurs en pensant que vous irez 2 fois plus vite. Parfois même, vous irez 2 fois moins vite, car il faudra former ces nouveaux arrivants&#8230; </p>
<p>Martin nous montre une photo de gâteau donc, et une photo de pomme de douche. Quelles différences y-a-t-il entre une pomme de douche &laquo;&nbsp;chaud-froid&nbsp;&raquo; et un gâteau ? Et bien une histoire de retour, de feedback.</p>
<p><a href="http://www.touilleur-express.fr/wp-content/agile_approach_cook_vs_shower.png"><img src="http://www.touilleur-express.fr/wp-content/agile_approach_cook_vs_shower.png" alt="" title="agile_approach_cook_vs_shower" width="540" height="428" class="alignnone size-full wp-image-3997" /></a></p>
<p>La cuisine est un processus défini alors que régler une douche est un processus adaptatif/empirique.</p>
<p>La cuisine suit un plan précis, une recette. Et le feedback ne sera fait qu&#8217;à la fin. Peut-être que votre gâteau sera raté, peut-être qu&#8217;il sera excellent, vous ne le saurez qu&#8217;à la fin. Au contraire, si vous prenez une douche dans un Hôtel, et que vous devez régler la température, vous allez utiliser un feedback permanent pour adapter la température. C&#8217;est l&#8217;approche Agile. </p>
<p>Cette illustration nous permet de comprendre qu&#8217;il existe 2 types de processus, et que cela fait partie de notre vie quotidienne. Dans le cas d&#8217;un processus empirique (la douche) nous examinons le résultat final pour adapter le signal d&#8217;entrée. Dans le cas d&#8217;un processus défini, si je suis la recette à la lettre j&#8217;aurai toujours le même gâteau, je serai capable de reproduire à l&#8217;identique la même chose.</p>
<p><strong>Or chaque développement de chaque projet est différent</strong> et donc l&#8217;approche prédictive ne semble pas une bonne chose. Par contre pour mélanger des ingrédients chimiques dans une usine, vous serez d&#8217;accord qu&#8217;un processus défini est primordial, pour des raisons de sécurité. Pour le développement d&#8217;un logiciel, Martin Fowler nous demande de bien réfléchir avant de choisir une méthode de développement. </p>
<p>Si vous prenez l&#8217;approche empirique (la douche) pour construire votre logiciel, il est donc très important de mettre en place un système de feedback. C&#8217;est pour cette raison que les équipes Agiles s&#8217;installent des murs de post-it, des Kanban, des indicateurs visuels et toutes sortes de trucs sympas : pour avoir du feedback disponible à tout moment.</p>
<p>Martin Fowler montre la photo d&#8217;un immeuble de 20 étages en Chine. On voit qu&#8217;au 15ème, les fenêtres sont couvertes de post-it. C&#8217;est l&#8217;étage de ThoughWorks, facilement identifiable de la rue&#8230; Rires dans la salle. </p>
<p>L&#8217;intérêt d&#8217;un Kanban est que ce tableau est lisible par tout le monde. Ecrit clairement, il donne une vision de l&#8217;avancement du projet. Tout le monde peut y participer, et donc doit pouvoir y accéder facilement.<br />
<img src="http://www.touilleur-express.fr/wp-content/kanban.jpg" alt="" title="kanban" width="240" height="180" class="alignnone size-full wp-image-4012" /></p>
<p><strong>Feedback sur la construction du logiciel</strong><br />
Martin Fowler insiste ensuite sur l&#8217;importance de donner un indicateur sur l&#8217;avancement de la construction du logiciel. Nous devons savoir où nous en sommes en terme de développement du logiciel.</p>
<p>L&#8217;intérêt d&#8217;afficher sur le mur le planning de son projet est primordial. Martin Fowler explique qu&#8217;il lui arrivait auparavant d&#8217;aller dans des équipes de développement, et de constater que les développeurs n&#8217;avaient pas accès au planning global du projet. Mettez en place un tableau avec les prochaines semaines de développement, cela permettra de donner plus de visibilité et donc de sens, au travail de chacun.</p>
<p>A propos des outils électroniques, les équipes de développement préfèrent utiliser un vrai tableau plutôt qu&#8217;un logiciel. Je confirme : ne vous jetez pas sur un outil, privilégiez une solution simple à base de post-it et de fiches bristols. Cela fonctionne très bien.</p>
<p>Dans ce qui est de donner du feedback, Martin rappelle que le seul moyen de voir un progrès dans le développement d&#8217;un logiciel, c&#8217;est d&#8217;avoir un logiciel qui marche. Cela veut aussi dire, un logiciel déployé et testé. </p>
<p>Le processus de construction de votre logiciel est très important. Certains projets aiment bien utiliser des Lava Lampes rouges ou vertes pour signaler que la construction du logiciel fonctionne, ou non. A titre personnel, j&#8217;ai mis en place cette pratique à la BNP il y a un an et nous avions une Lava Lampe rouge que nous allumions pour signaler un &laquo;&nbsp;Build failed&nbsp;&raquo;. C&#8217;était sympa.</p>
<p>Neal Ford parle ensuite de CCBoard, un tableau de bord de construction de projets. Ce logiciel open-source permet d&#8217;afficher le status de toutes vos builds.</p>
<p>Faire de l&#8217;intégration continue c&#8217;est compiler, tester, packager, déployer, retester et valider un logiciel. Cela demande un effort, qui permet cependant de réduire à zéro l&#8217;effort de &laquo;&nbsp;release&nbsp;&raquo; d&#8217;un logiciel. Si vous êtes capable de construire à tout moment votre logiciel, et de le packager, vous comprendrez que faire &laquo;&nbsp;une release&nbsp;&raquo; devient facile. </p>
<p>A propos des pratiques de développement logiciel, Martin Fowler parle du Pair Programming. Il a été observé que lorsque 2 développeurs travaillent en même sur un écran, les deux n&#8217;utilisent pas la même partie de leur cerveau. Celui qui tape le code sur le clavier est dans la réalisation, alors que celui qui est assis à côté est dans la réflexion, la beauté du code et la vision globale. Celui qui code est le pilote, et celui qui est à côté est le navigateur. Cela permet de réaliser du code de meilleur qualité.  </p>
<p>Martin utilise l&#8217;image d&#8217;un jardin de la Renaissance, tiré d&#8217;un château de la Loire. Puis ensuite l&#8217;image d&#8217;un jardin tropical, tiré d&#8217;un parc en Angleterre. D&#8217;un côté l&#8217;ordre, la clarté. De l&#8217;autre le chaos, le foutoir apparent. Et pourtant ces 2 jardins sont beaux. Ils correspondent à deux approches : l&#8217;une procédurale, l&#8217;autre artistique. Tout ceci pour illustrer qu&#8217;il faut des deux pour faire un monde. Et il nous encourage à mélanger ces 2 approches lorsque nous codons, en faisant du Pair Programming par exemple.</p>
<p><strong>Dernière partie</strong><br />
&laquo;&nbsp;La perfection n&#8217;est pas ce que nous visons, mais ce que nous faisons à tout moment&nbsp;&raquo;. Cette phrase de Kent Beck résume l&#8217;approche eXtrem-Programming, où l&#8217;on fait de tout, mais très bien et en permanence. </p>
<p>L&#8217;introspection est alors important. Chaque semaine, l&#8217;équipe doit réfléchir et s&#8217;assurer de s&#8217;améliorer en permanence. Si une équipe ne change pas ses pratiques régulièrement, et qu&#8217;au bout de 12 mois vous la retrouvez dans le même état, c&#8217;est qu&#8217;elle a cessé de progresser. Et c&#8217;est un indicateur qu&#8217;il manque peut-être des pratiques de rétrospectives.</p>
<p>Neal Ford ensuite à propos de la communication et du retour, nous raconte un peu ses expériences passées. Dans les équipes de développement qu&#8217;il a croisé, il a remarqué que les équipes aiment bien laisser trainer des petits jeux, des casse-têtes ou des Rubbik&#8217;s Cub. Cela permet en fait de décompresser et de mobiliser d&#8217;autres parties du cerveau. Il y a 5 ans, je me souviens que nous avions un petit panier de basket, et que nous faisions des tournois, histoire de lever le nez du code de temps en temps&#8230;</p>
<p>Neal Ford dit clairement que mettre des développeurs face à un mur pour coder, n&#8217;est pas une bonne idée. Il faut stimuler leur créativité. Il y a des entreprises qui mettent en place des règles et qui vous interdisent d&#8217;afficher des photos personnelles, des posters de cinéma, ou de vous balader en tee-shirt &laquo;&nbsp;My bozz rebooted&nbsp;&raquo; dans les couloirs&#8230; Pensez à ces photos des locaux de Google, où à l&#8217;excès inverse, les gens peuvent avoir un peu tout et n&#8217;importe quoi dans leur espace de travail&#8230; La notion de &laquo;&nbsp;Cubicle&nbsp;&raquo; est cependant très américaine, et c&#8217;est un aménagement de bureaux peu utilisé en France.</p>
<p>Ce qu&#8217;il faut retenir, c&#8217;est qu&#8217;il important de traiter les développeurs comme des créatifs. Ils doivent pouvoir aménager leur espace de travail librement. Mettez des tableaux blancs, laissez-les s&#8217;installer et s&#8217;approprier leur bureau. Si vous n&#8217;avez que des prestataires qui viennent de SSII, croyez-moi c&#8217;est possible. Nous avions une lava-lampe, j&#8217;avais acheté une petite plante verte, nous avions nos posters Scrum, le tout en évidence à côté de la cafétéria, et personne ne nous a jamais dit d&#8217;arrêter. </p>
<p>A propos de la construction des logiciels, Neal Ford raconte une histoire sympa. Dans une des équipes où il a travaillé, le logiciel d&#8217;intégration continue joue une petite musique de 3 secondes lorsque la compilation fonctionne. C&#8217;est très pratique, car cela permet de vous signaler que vos derniers commits fonctionnent, sans vous déranger. Vous entendez vos 3 secondes de musique, et vous pouvez continuer. Chaque développeur avait sélectionné une chanson ou un bruit, et donc pouvait savoir que son commit était passé. Sympa non ?</p>
<p>Ensuite, lorsque le build cassait, une autre chanson se mettait en marche. Dans son équipe c&#8217;était &laquo;&nbsp;<em>Oups I did it again !</em>&nbsp;&raquo; de Brittney Spears. Et d&#8217;entendre cette chanson mettait une bonne ambiance. Toute l&#8217;équipe se mobilisait pour aller réparer le logiciel immédiatement. </p>
<p>Neal Ford montre ensuite une photo d&#8217;une équipe de développement. On voit une énorme peluche de Kangourou assise sur le fauteuil à côté du développeur. Celui qui a le &laquo;&nbsp;Stuff Kangoroo&nbsp;&raquo; est responsable du build pour la journée. Lorsque la chanson de Brittney se met en marche, son travail est alors de chercher le développeur et de s&#8217;assurer que le logiciel est réparé rapidement. C&#8217;est un peu un rôle barbant, donc ce rôle tourne. Et celui qui a cassé le build récupère alors le &laquo;&nbsp;Stuff Kangoroo&nbsp;&raquo;. Et ainsi de suite&#8230;</p>
<p>Notre travail peut être amusant, et sérieux. Derrière cette peluche &laquo;&nbsp;pas sérieuse&nbsp;&raquo; il y a une pratique très précise de génie logicielle, celle de fixer tout de suite la construction du logiciel. Et ça marche ! Alors n&#8217;hésitez pas à aller chez Toyr&#8217;us et d&#8217;acheter un énorme Ours en peluche, et de le donner à l&#8217;équipe de développement. J&#8217;ai repéré une peluche de &laquo;&nbsp;Sully&nbsp;&raquo; du dessin animé &laquo;&nbsp;Monstres et compagnie&nbsp;&raquo; et je compte bien l&#8217;embarquer pour notre projet actuel. </p>
<p>Neal Ford montre enfin une page de Wiki généré automatiquement par l&#8217;outil de construction, sur laquelle les développeurs peuvent aussi écrire. Ce carnet de bord quotidien raconte la journée passée. A quelle heure Nicolas a commité son code&#8230; a quelle heure la compilation s&#8217;est terminée, puis les tests. Ensuite on voit que Pierre a annoté la page et qu&#8217;il a marqué un détail sur l&#8217;installation&#8230; Bref un carnet de bord, comme en marine, mais généré en partie automatiquement. </p>
<p><strong>Conclusion</strong><br />
En conclusion, Neal Ford reprend la question du départ : &laquo;&nbsp;<em>Pourquoi le développement Agile fonctionne-t-il si bien ?</em>&laquo;&nbsp;. Et bien grâce au Feedback, grâce à la communication, et aussi parce que nous percevons le métier de développeur différemment. Nous pensons que la réflexion est aussi importante que la réalisation. Et nous pensons aussi que le développement est fun ! </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/13/usi-2010-neal-ford-et-martin-fowler-sur-limportance-de-la-communication-et-du-feedback/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>USI 2010 : Neal Ford et Martin Fowler, partie 1</title>
		<link>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/12/usi-2010-neal-ford-et-martin-fowler-partie-1/</link>
		<comments>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/12/usi-2010-neal-ford-et-martin-fowler-partie-1/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 14:12:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Martignole</dc:creator>
				<category><![CDATA[Perso]]></category>
		<category><![CDATA[scrum]]></category>
		<category><![CDATA[usi2010]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.touilleur-express.fr/?p=3994</guid>
		<description><![CDATA[
Crédit photo : USI 2010 flickr.com &#8211; Tous droits réservés
Martin Fowler et Neal Ford ouvrent cette deuxième journée de la conférence USI 2010. Deux des plus célèbres des Geeks pour commencer la journée&#8230; Avouez que cela vaut le coup non ? Leur présentation nous propose de comprendre non pas comment, mais pourquoi des logiciels fonctionnent&#8230; Suivez le guide.
Avant tout, je présente rapidement les deux speakers. Martin Fowler est d&#8217;origine anglaise, c&#8217;est un geek de 47 ans qui a participé au Manifeste Agile, a co-écrit des livres d&#8217;excellentes qualités sur le ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm5.static.flickr.com/4077/4763622875_46327bb6f3.jpg" alt="Martin Fowler USI 2010"/><br />
<em>Crédit photo : <a href="http://www.flickr.com/photos/47388292@N04/4763622875/">USI 2010 flickr.com</a> &#8211; Tous droits réservés</em><br />
<strong>Martin Fowler et Neal Ford ouvrent cette deuxième journée de la conférence USI 2010. Deux des plus célèbres des Geeks pour commencer la journée&#8230; Avouez que cela vaut le coup non ? Leur présentation nous propose de comprendre non pas comment, mais pourquoi des logiciels fonctionnent&#8230; Suivez le guide.</strong></p>
<p>Avant tout, je présente rapidement les deux speakers. <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Martin_Fowler">Martin Fowler</a> est d&#8217;origine anglaise, c&#8217;est un geek de 47 ans qui a participé au Manifeste Agile, a co-écrit des livres d&#8217;excellentes qualités sur le refactoring avec Kent Beck, et c&#8217;est surtout un conférencier de renom. Neal Ford est américain, Geek de 48 ans, passionné par la technologie, auteur de plusieurs livres comme l&#8217;excellent &laquo;&nbsp;<a href="http://oreilly.com/catalog/9780596519780/">The Productive Programmer</a>&laquo;&nbsp;, il travaille aussi chez ThoughtWorks avec Martin Fowler.</p>
<p>Neal Ford débute la présentation en nous apostrophant, afin de nous demander si nous savons <strong>pourquoi</strong> certains logiciels marchent, pas <strong>comment</strong> ils marchent. Martin Fowler explique qu&#8217;une phrase anglaise célèbre dit : &laquo;&nbsp;<em>Plan your work, work your plan</em>&laquo;&nbsp;. Cette approche prédictive est intéressante. Un plan est une prédiction de ce que l&#8217;on souhaite, plutôt une prévision. Et pour aller plus loin, le succès d&#8217;un projet dans ce cas, serait de dire que vous avez respecté votre plan à la lettre. Le succès des projets est défini sur la base d&#8217;une prévision. Cette approche prédictive est intéressante dans certains domaines, mais elle doit être discutée lorsque l&#8217;on parle de développement logiciel. Elle ne fonctionne que si vous êtes en mesure de préparer un ensemble clair et indiscutable de demandes, et que cet ensemble n&#8217;évolue pas dans le temps.<br />
Reconnaissez tout d&#8217;abord que c&#8217;est difficile. Il est assez difficile de tout prévoir, et de tout planifier. Et ce, d&#8217;autant plus que le projet est long.</p>
<p>Martin demande aux chefs de projets qu&#8217;il rencontre, si les exigences sont stables. Et c&#8217;est plutôt rare. Un sondage dans la salle remplie de près de 500 personnes montre aussi qu&#8217;en général, les demandes évoluent ou sont précisées alors que le développement a débuté. Presque personne n&#8217;a de demande stables. La communauté de l&#8217;approche traditionnelle le sait très bien. Alors ils cherchent à stabiliser et à figer les <em>requierements</em>. Ils mettent un point d&#8217;honneur à vous rendre la vie difficile si vous souhaitez changer quelque chose. </p>
<p>Dans le monde Agile, nous savons que le changement est une composante du développement logiciel. Cela nous permet de nous en servir comme d&#8217;un avantage, plutôt que de le subir. Nous avons développé des techniques pour absorber le changement, tout en délivrant le logiciel. La première de ces techniques, est de séparer la phase de recueil des exigences, de la phase d&#8217;implémentation. Pour parler de Scrum, nous avons une étape de capture des <em>requierements</em>, c&#8217;est l&#8217;alimentation du Product Backlog. Et nous avons par ailleurs un cycle de développement, qui travaille sur un périmètre stable. Vous voyez que nous avons bien besoin de figer à un moment donné les demandes, mais nous le faisons sur une petite période de 2 à 3 semaines. </p>
<p><strong>How do we do this ?</strong><br />
Nous passons d&#8217;une approche prédictive à une approche adaptative. Le secret de l&#8217;Agilité c&#8217;est que l&#8217;on ne peut prévoir tout, mais que par contre on sait s&#8217;adapter. D&#8217;où ce mot &laquo;&nbsp;Agile&nbsp;&raquo; finalement. Faire de l&#8217;Agile ce n&#8217;est pas jeter des plannings. Au contraire, nous serons en mesure de donner un planning chaque semaine. Nous serons en mesure de prédire avec précision les 2 semaines qui arrivent. </p>
<p>Ensuite, pour réussir il ne faut pas uniquement appliquer des méthodes Agiles et penser que cela va réussir. Il faut absolument prendre de bonnes pratiques de programmation. Tests unitaires, intégration continue, refactoring, vous les connaissez tous je pense. Martin propose de relire un papier publié il y a 10 ans, remis au goût du jour en 2004, que chaque Architecte Agile devrait connaître : &laquo;&nbsp;<a href="http://martinfowler.com/articles/designDead.html">Is Design Dead ?</a>&laquo;&nbsp;. Faire de l&#8217;Agilité ce n&#8217;est pas jeter le Design à la poubelle. Au contraire.</p>
<p>Martin Fowler raconte qu&#8217;il va parfois dans certaines entreprises qui sont passées d&#8217;une approche classique à une approche Agile. Et les projets ne réussissent pas mieux. L&#8217;Agilité permet même de se planter plus vite en fait. Il rappelle l&#8217;importance des techniques de programmation et de développement telles que celles de l&#8217;eXtreme Programming. Faire de l&#8217;Agile sans changer sa méthode de travail ne permet pas de réussir mieux. A méditer lorsqu&#8217;un consultant de 19 ans de <em>McKissé</em> vous vend de l&#8217;Agilité&#8230; alors qu&#8217;il n&#8217;a jamais programmé.</p>
<p>Donc pour résumer cette première partie : passez de l&#8217;approche prédictive à l&#8217;approche adaptative.</p>
<p><strong>La seconde distinction</strong><br />
Une photo de Taylor nous rappelle qu&#8217;au XXe siècle la vision du Taylorisme visait à séparer l&#8217;exécution d&#8217;une tâche de sa définition. Ecoutez bien ce qui va suivre, moi j&#8217;ai adoré. Il y a 100 ans, nous pensions que pour être plus effectif, il fallait que des gens pensent à ce qu&#8217;il faut faire, et que d&#8217;autres réalisent cette tâche. C&#8217;est le métier d&#8217;Ingénieur ou d&#8217;Architecte, ce métier où tu penses à ce qu&#8217;il faut faire. Mais dans le développement informatique, nous avons juste oublié la partie &laquo;&nbsp;réalisation&nbsp;&raquo;, la partie &laquo;&nbsp;artisanale&nbsp;&raquo;. Et c&#8217;est pour cette raison que de très bons scientifiques, en mesure de penser, sont de très mauvais exécutants. Personne ne leur a appris à programmer. </p>
<blockquote><p> Vous savez pourquoi il faut le faire, mais vous ne savez pas comment faire&#8230; <br />N.Martignole</p></blockquote>
<p>L&#8217;approche traditionnelle du développement logicielle essaye de séparer ceux qui conçoivent de ceux qui réalisent. Cette vision fonctionne si les gens qui réalisent sont prévisibles. S&#8217;ils suivent à la lettre le processus standardisé, comme un ouvrier finalement, oui cette approche devrait marcher. Alistair Cockburne explique que les gens ne sont pas prédictibles :</p>
<p><em>In the title, [of his article] I refer to people as &laquo;&nbsp;components&nbsp;&raquo;. That is how people are treated in the process / methodology design literature. The mistake in this approach is that &laquo;&nbsp;people&nbsp;&raquo; are highly variable and non-linear, with unique success and failure modes. Those factors are first-order, not negligible factors. Failure of process and methodology designers to account for them contributes to the sorts of unplanned project trajectories we so often see.<br />
[<a href="http://alistair.cockburn.us/Characterizing+people+as+non-linear,+first-order+components+in+software+development">Alistair Cockburn non-linear</a>]</em></p>
<p>Dans l&#8217;approche traditionnelle, nous pensons que les processus vont nous aider. Cela va plus loin, car certaines approches (Model Driven Architecture) proposent de retirer la possibilité de développer, pour plutôt générer du code. La génération automatique de code permettrait d&#8217;économiser du temps. Cette approche essaye de combattre le caractère imprévisible de l&#8217;être humain. Générer un logiciel par modélisation c&#8217;est mettre un terme au chaos de la programmation classique. </p>
<p>Je pense à titre personnel que l&#8217;approche MDA permet de déplacer la complexité, mais qu&#8217;elle ne peut pas être une solution pérenne pour développer des projets de bout en bout. Lorsque nous aurons compris que la programmation d&#8217;un logiciel complet ne peut pas être automatique, nous aurons fait un grand pas.</p>
<p>Les développeurs sont donc les personnages les plus importants dans le développement logiciel. Or ils ne sont pas prévisibles, il est donc stupide de voir les gens comme des ressources. L&#8217;utilisation du jour/homme fait beaucoup de tord à notre industrie. Je connais personnellement des personnes qui font en 1 journée ce que d&#8217;autres font en 20 jours. Et je me mets dans les 20 jours. Et inversement, je peux faire des choses en 1 journée qui demanderaient 20 jours à un autre développeur. Nous ne sommes pas égaux devant les problèmes de programmation. Nous ne pouvons donc pas prévoir la fin d&#8217;un projet en divisant le nombre de jours par la &laquo;&nbsp;<em>quantité de ressources disponibles</em>&laquo;&nbsp;. Mettez-vous cela dans le crâne une fois pour toute. </p>
<p>Alors comment cela fonctionne-t-il ? Martin Fowler explique que nous devons prendre un groupe de développeurs, mettre en place quelques règles, puis ensuite s&#8217;adapter et faire des rétrospectives afin de progresser. Il est contre-productif d&#8217;utiliser des processus et de la standardisation, cela tend à niveler par le bas les niveaux des équipes. </p>
<p><em>People comes first, and they chosse their own process they follow, not the opposite.</em></p>
<p>En résumé, Martin Fowler a parlé de l&#8217;attitude par rapport au planning, et de l&#8217;attitude par rapport aux gens. </p>
<p><strong>Fin de la première partie</strong><br />
<em>Retrouvez la suite de cette KeyNote dans un deuxième article demain</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/12/usi-2010-neal-ford-et-martin-fowler-partie-1/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>USI 2010 Let I.T. Be par Yves Morieux</title>
		<link>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/08/usi-2010-let-i-t-be-par-yves-morieux/</link>
		<comments>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/08/usi-2010-let-i-t-be-par-yves-morieux/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 08 Jul 2010 20:11:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Martignole</dc:creator>
				<category><![CDATA[Perso]]></category>
		<category><![CDATA[geek]]></category>
		<category><![CDATA[usi2010]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.touilleur-express.fr/?p=3963</guid>
		<description><![CDATA[
Yves Morieux est Senior Vice-President au bureau de Paris du Boston Consulting Group, cabinet de conseil en management et en stratégie d&#8217;entreprise. Sa Keynote de l&#8217;USI 2010 nous a embarqué au cœur de l&#8217;entreprise et de la complexité de notre métier, pour nous faire comprendre comment doit travailler l&#8217;IT. J&#8217;ai apprécié la qualité de cette présentation, et j&#8217;espère vous faire partager celle-ci maintenant.
3 énigmes
La question de la complexité est passionnante. Elle est là, au coeur de notre métier. Nous allons en parler, mais avant, allons voir 3 tendances énigmatiques intéressantes ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm5.static.flickr.com/4095/4754066445_e84c824e75.jpg" alt="Crédit photo : usi 2010"/></p>
<p><strong>Yves Morieux est Senior Vice-President au bureau de Paris du Boston Consulting Group, cabinet de conseil en management et en stratégie d&#8217;entreprise. Sa Keynote de l&#8217;USI 2010 nous a embarqué au cœur de l&#8217;entreprise et de la complexité de notre métier, pour nous faire comprendre comment doit travailler l&#8217;IT. J&#8217;ai apprécié la qualité de cette présentation, et j&#8217;espère vous faire partager celle-ci maintenant.</strong></p>
<p><strong>3 énigmes</strong><br />
La question de la complexité est passionnante. Elle est là, au coeur de notre métier. Nous allons en parler, mais avant, allons voir 3 tendances énigmatiques intéressantes à étudier :<br />
- la cause commune<br />
- le facteur de productivité<br />
- la satisfaction au travail</p>
<p>Le CEO aujourd&#8217;hui est en face d&#8217;un tableau à deux colonnes, où chaque idée est opposée à une contre-idée. Envie de renforcer ses finances ? Oui mais il faut investir. Envie d&#8217;innover ? Oui mais il faut limiter le risque&#8230; Envie de normaliser ? Oui mais il faut laisser de la flexibilité&#8230; </p>
<p>Il a donc un nombre important de facteurs à regarder lorsqu&#8217;il observe ses projets informatiques. Une étude conduite auprès de 700 PDG montre que le premier facteur de stress pour les CEO (PDG) n&#8217;est pas la santé financière, mais la mauvaise exécution des projets. Suit ensuite l&#8217;exécution constante par le management, puis la vitesse et la flexibilité, puis enfin de la performance globale économique de l&#8217;entreprise.</p>
<p>Le cauchemar du CEO serait l&#8217;exécution ? La réalisation de ses idées ? Est-ce qu&#8217;il devient difficile de trouver des talents ?</p>
<p>En 1973 nous arrivions à gagner environ 5% de productivité par an. Entre 1983 et 1995, en moyenne nous ne gagnons plus qu&#8217;entre 1 et 1.3% de productivité (voir les chiffres de productivité du GGDC <a href="http://www.ggdc.net/databases/levels.htm">Groningen Growth and Development Centre</a>).<br />
Mine de rien, c&#8217;est inquiétant. Ne plus créer de productivité c&#8217;est perdre de l&#8217;argent. Travailler coûte de plus en plus cher. C&#8217;est donc un problème majeur.</p>
<p>L&#8217;informatique aurait dû améliorer la productivité ces 20 dernières années, mais il semble que ce ne soit pas le cas. Rappelons l&#8217;an passé Pierre Piezziardi qui expliquait que certaines entreprises se sont informatisées sans changer, ce qui a eu pour effet de complexifier un système, sans vraiment améliorer la vie des salariés. Celles qui réussissent sont celles qui ont réussi la migration vers l&#8217;informatique, sans souffrir.</p>
<p>Une autre énigme est aussi un sondage assez inquiétant sur l&#8217;engagement des salariés. Globalement, vous sentez-vous content de travailler pour moi ou non ? Selon les populations, entre 11 et 23% des salariés ne sentent pas engagés. Un graphe présenté par Yves Morieux montre qu&#8217;aux USAs les gens en ce moment ne sont pas satisfaits de leur travail. En 2009, moins de 40% était satisfait&#8230; Mais où part cette satisfaction ? </p>
<p>Yves parle ensuite du désengagement actif. Il s&#8217;agit des salariés qui sabordent l&#8217;entreprise ou le projet de manière active. Pas de ceux qui ne font rien. Nous parlons bien de ceux qui donnent des coups dans la coque du bateau pendant que les autres au dessus rament&#8230; Et là le chiffre fait peur (<em>NDLR: je retrouverai les sources que je n&#8217;ai pas notées</em>) car 17% des managers de la population étudiée est démotivé et 26% des employés est désengagé activement&#8230; Imaginez l&#8217;effet dans une centrale nucléaire ou dans un avion&#8230;</p>
<p>Donc l&#8217;exécution stresse les patrons. La productivité ne s&#8217;améliore plus et tend à stagner. Les salariés se désengagent. </p>
<p><img src="http://farm5.static.flickr.com/4073/4754707068_0280cc83a7.jpg"/><br />
<strong>C&#8217;est grave docteur ? </strong></p>
<p>Alors les entreprises appellent des Docteurs House au secours, pour diagnostiquer et trouver là où cela fait mal. En ce moment, la mode est d&#8217;ouvrir une Division Lean, chargée de visiter chacun des départements et de mettre en place des &laquo;&nbsp;Balance Score-Cards&nbsp;&raquo; et de mettre encore plus de processus en place. Yves Morieux parle de &#8216;<strong>Spaghetti Factory</strong>&#8216;. On s&#8217;en doute, l&#8217;effet est radical sur les managers. D&#8217;un coup de baguette magique, les managers passent alors 40% de son temps à faire du reporting, 30% à assister à des réunions et 30% à réellement manager leurs équipes. La complexité omnisciente est là. Le Squelette de l&#8217;entreprise est malade. Il y a de plus en plus d&#8217;obstacles&#8230; Il dit clairement que l&#8217;application de la méthode Lean par des cabinets externes peut être parfois traumatisante pour les entreprises, sans créer de valeur. Quant à la discussion de savoir si le Lean industriel est approprié à toutes les entreprises&#8230; C&#8217;est un autre débat.</p>
<p>Je passe 70% de mon temps de manager à en perdre&#8230; Donc je me désengage. Si je peux plomber un peu la vie de mes voisins, si je peux défendre chèrement mon territoire, si je peux montrer que j&#8217;existe en criant fort, alors je serai encore manager&#8230;</p>
<p>La Standardisation est une idée qui peut aussi détruire la motivation, et qui peut rendre la vie d&#8217;un manager difficile. Prenez le cas de cette entreprise américaine, avec 25 divisions. Cette organisation matricielle (il nous montre des slides où petit à petit, les couches et les tranches se mélangent) ne crée plus de valeur. La dynamique émotionnelle ? Elle a disparu depuis longtemps.</p>
<p><strong>Leadership, Coopération et Engagement</strong><br />
Le Leadership est la capacité à faire faire à ses équipes ce qu&#8217;elles ne feraient pas spontanément. Basé sur la confiance, elle permet de soulever des montagnes. Pour cela il faut avoir une vision, et la faire partager à ses équipes. C&#8217;est le rôle du CEO, mais aussi du manager de proximité. S&#8217;il n&#8217;a aucune idée de la finalité et de la raison de son projet, il lui sera difficile de motiver ses troupes. Il suffit de donner des dates, des objectifs insurmontables (gagner la coupe du monde 2010) et de motiver ses troupes.</p>
<p>La coopération est à distinguer de la coordination et de la collaboration. La coordination ? Si elle est mauvaise j&#8217;ai mal au dos dit Yves Morieux. La collaboration ? C&#8217;est cette capacité pour des équipes qui s&#8217;entendent bien à travailler ensemble. La coopération est la capacité à réaliser un projet commun alors que nos objectifs ne sont pas les mêmes. C&#8217;est le lot des équipes dans les services informatiques. </p>
<p>L&#8217;engagement est finalement la valeur ajoutée dans l&#8217;exécution. C&#8217;est aussi la capacité à s&#8217;adapter au système et à ne pas suivre bêtement les règles. Pour expliquer cela, Yves Morieux explique qu&#8217;aucun avion ne pourrait décoller si les contrôleurs appliquaient à la lettre les règles du contrôle aérien. C&#8217;est grâce à notre engagement et notre capacité d&#8217;adaptation que nous pouvons travailler ensemble.<br />
La coopération fait mal à la tête car elle marche avec des compromis. Ce soir vous voulez regarder la demie finale de la coupe du monde alors que votre épouse veut regarder <em>l&#8217;Amour est dans le pré</em>. Si vous décidez de regarder tout le match, ce n&#8217;est pas de la coopération et il faudra en subir les conséquences. Vous allez donc ajuster votre variable, ce que l&#8217;on appelle le coût d&#8217;ajustement, pour que votre épouse soit contente, sans louper un but de l&#8217;Espagne. </p>
<p>Or il s&#8217;avère que l&#8217;on peut tracer une courbe de corrélation entre la Coopération sur l&#8217;axe horizontal, et les Ressources disponibles sur l&#8217;axe vertical. Plus vous avez de ressources, moins vous devez coopérer.<br />
<img src="http://www.touilleur-express.fr/wp-content/250resources.png" alt="" title="250resources" width="300" height="249" class="alignnone size-full wp-image-3965" /></p>
<p>Pour revenir à notre problème de télévision, vous aurez deviné qu&#8217;il suffit d&#8217;acheter une deuxième télé, et tout le monde sera content. </p>
<p>Ce qui est intéressant pour revenir au salarié, c&#8217;est ce qui se passe lorsqu&#8217;il y a un manque de Coopération. Le problème de la coopération c&#8217;est qu&#8217;elle ne se mesure pas. Pour illustrer cela, Yves Morieux nous remontre la vidéo des Françaises lors du Championnat du monde de 2003. Il s&#8217;agit du 400&#215;100m féminin. A l&#8217;époque les américaines étaient les meilleures au niveau des temps individuels. Et pourtant ce jour là&#8230; la Coopération a plutôt bien march</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/08/usi-2010-let-i-t-be-par-yves-morieux/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>6</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>USI2010 : Web 2.0 la révolution n&#8217;aura pas lieu par Olivier Hascoat</title>
		<link>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/06/usi2010-web-2-0-la-revolution-naura-pas-lieu-par-olivier-hascoat/</link>
		<comments>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/06/usi2010-web-2-0-la-revolution-naura-pas-lieu-par-olivier-hascoat/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 06 Jul 2010 19:11:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Martignole</dc:creator>
				<category><![CDATA[Perso]]></category>
		<category><![CDATA[usi2010]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.touilleur-express.fr/?p=3947</guid>
		<description><![CDATA[
Crédit photo : Jonathan W, licence Commons Creative 2.0
Olivier Hascoat taille un portrait très juste en 20 minutes des bides d&#8217;Internet afin de proposer des solutions aux Boss. Sur le thème &#171;&#160;Durable&#160;&#187;, cette présentation nous fait réfléchir sur la place des entreprises qui lancent des projets Internet.
Olivier est l&#8217;ancien DG de MySpace, qu&#8217;il a quitté en septembre 2009. Consultant indépendant, son parcours dans différentes entreprises se transforme en un témoignage très juste de ces dernières années. Les entreprises s&#8217;abreuvent de stratégie de croyance par l&#8217;innovation. Très intéressant car cela entraîne ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm2.static.flickr.com/1388/4596922914_0b4c37b6af_m.jpg" alt=""/><br />
<em>Crédit photo : <a href="http://www.flickr.com/photos/s3a/">Jonathan W</a>, licence Commons Creative 2.0</em></p>
<p><strong>Olivier Hascoat taille un portrait très juste en 20 minutes des bides d&#8217;Internet afin de proposer des solutions aux Boss. Sur le thème &laquo;&nbsp;Durable&nbsp;&raquo;, cette présentation nous fait réfléchir sur la place des entreprises qui lancent des projets Internet.</strong></p>
<p>Olivier est l&#8217;ancien DG de MySpace, qu&#8217;il a quitté en septembre 2009. Consultant indépendant, son parcours dans différentes entreprises se transforme en un témoignage très juste de ces dernières années. Les entreprises s&#8217;abreuvent de stratégie de croyance par l&#8217;innovation. Très intéressant car cela entraîne la toute puissance de la vision du Chef, abreuvé par des articles et par ses diners en ville, qu&#8217;il faut bien faire réaliser ensuite. Et la cellule de Dèv a parfois toutes les peines à réaliser la dernière idée &laquo;&nbsp;géniale&nbsp;&raquo; du patron. Cela marche dans l&#8217;autre sens. Combien de projets hyper-techniques sans réelles débouchées ? </p>
<p>Les grands groupes ont racheté les services Internets, peut-être persuadés trop vite de faire une bonne affaire. Malgré la crise de la bulle Internet, la débauche a continué dans une moindre mesure. </p>
<p>Olivier Hascoat présente 4 points importants :<br />
1) un constat d&#8217;échec pour certains projets dans un silence assourdissant<br />
2) une exécution médiocre pour certains projets alors que l&#8217;idée est bien<br />
3) des CEO avec un état-major trop éloigné du terrain<br />
4) le web 2.0 et le retour de l&#8217;artisan développeur</p>
<p>Un slide résume assez bien la situation de quelques perles d&#8217;Internet. Qui se rappelle de Napster ? Vizzavi ? Flip ? ZeBank ? Go.com ? GetMusic ? Boo.com le site qui a brulé 100 millions de dollars pour vendre des vêtements ou encore de MovieLink ?</p>
<p>Ces projets étaient poussés <strong>parfois</strong> par l&#8217;état major des grandes entreprises des médias, qui n&#8217;avaient pas forcément la culture ou les équipes adéquates pour la réalisation de ces projets. Finalement ceux qui ont réussi ne viennent pas des grands groupes médias. Facebook ? une initiative d&#8217;un étudiant. Google ? 2 étudiants de Stanford&#8230; Les entreprises qui ont réussi sur Internet ne sont pas des projets issus des grandes entreprises de la communication.</p>
<p>Ce qui coince aussi sur ces projets, c&#8217;est la réalisation. Il y a eu beaucoup de sites lancés rapidement&#8230; qui ne marchaient même pas. Olivier se demande si les patrons de ces projets ont même essayé de s&#8217;en servir vraiment, tellement certaines erreurs étaient flagrantes. Saviez-vous qu&#8217;au contraire Steve Jobs teste beaucoup de ses produits et qu&#8217;il peut tout arrêter si cela ne lui plaît pas ? </p>
<p>Souvent les détails sont mal maîtrisés. Les fonctions de bases ne sont pas bien codées, c&#8217;est une catastrophe. Nous voyons sur les slides l&#8217;exemple d&#8217;un site sur mobile assez catastrophique&#8230; ce qui fait bien rire la salle. </p>
<p>Olivier raconte aussi le cas de projets très mal ficelés. Il raconte l&#8217;histoire d&#8217;un site de location de vidéos en ligne, qui avait juste oublié de regarder le catalogue proposé les majors. Le service a été lancé&#8230; avec 300 films nanards refilés par la major qui ne voulait pas &laquo;&nbsp;se risquer&nbsp;&raquo;. Inutile de dire que le site s&#8217;est planté quelques semaines plus tard. </p>
<p>Olivier parle ensuite de <a href="http://www.mintzberg.org">la pyramide d&#8217;Henry Mintzberg</a> (<em>note pour François : celui-ci ferait un très bon speaker pour 2011</em>)<br />
Le CEO doit porter la vision, une équipe doit porter le savoir et l&#8217;analyse, et une équipe le savoir-faire/la réalisation. Combien d&#8217;entreprises de l&#8217;ère Web 2.0 ne savent pas faire ? Combien d&#8217;entreprises n&#8217;ont pas de CEO visionnaire ? Il suffit de regarder un chiffre cinglant : 40% des 100 plus grosses entreprises sont dirigées par des anciens CFO (directeur financier). </p>
<p>Certaines entreprises ont passé trop de temps dans l&#8217;analyse. Cela se transforme en études, en business plans, en réunion de pré-lancement, en étude de marchés, en tout un tas de choses qui ne font pas avancer le problème. </p>
<p>D&#8217;autres entreprises ont tellement de visions, qu&#8217;elles communiquent à outrance. C&#8217;est un communiqué de presse où les mots &laquo;&nbsp;révolutionnaires&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;innovants&nbsp;&raquo; sont répétés à en vomir. C&#8217;est aussi une entreprise qui va célébrer avec une grosse soirée le &laquo;&nbsp;lancement de son site Internet&nbsp;&raquo; en faisant venir des Peoples, alors que le site n&#8217;a pas encore fait ses preuves. Pourquoi les entreprises ne gardent pas cet argent pour fêter les deux ans de leur projet ? </p>
<p>Si c&#8217;est le savoir-faire qui pêche, on verra un Boss incapable de se servir du site dont il aurait eu l&#8217;idée&#8230; des sites réalisés par des stagiaires et des juniors, incapables d&#8217;avoir le recul suffisant pour se rendre compte d&#8217;erreurs de débutants. C&#8217;est les services Internet lancés par des enfants gâtés qui ne veulent pas payer un développeur. Alors on prend des stagiaires et des petites mains&#8230;<br />
Et vous vous étonnez de vous planter ? Mais c&#8217;est normal mon ami. Si l&#8217;informatique était facile, ma mère serait informaticienne (<em>ça c&#8217;est de moi&#8230; désolé Olivier</em>)</p>
<p>Les solutions sont ensuite exposées, mais un peu rapidement. Tout d&#8217;abord faite rédiger une lettre de mission, un réel manifeste qui doit guider votre entreprise. Par exemple : &laquo;&nbsp;<em>Un site d&#8217;offres d&#8217;emplois pour les passionnés, où les annonceurs rédigent des mini-articles de blogs. Un site où les candidats expliquent simplement ce qu&#8217;ils veulent, pour que chacun puisse travailler ensemble</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Olivier conseille aussi aux CEO de prendre le temps de tester très souvent ce que réalisent les équipes. Si tu es CEO, et que tu n&#8217;as pas à tout moment une URL pour tester, tu vas dans le mur. Si tu ne sais pas ce qu&#8217;est une URL, change de métier. Retourne faire du PowerPoint chez McKissé.</p>
<p>Focalisez vous sur les services clés de votre plateforme. Ne perdez pas de temps à coder des parties annexes. Identifiez ce qui fait que votre idée est différente. Soyez capable de présenter votre projet comme le fait Steve Jobs. Et pour la réalisation, pensez à prendre de bons artisans, à avoir un management durable, sur le long terme.</p>
<p><strong>Conclusion</strong><br />
Une bonne présentation à tremper dans son café vers 10h00 du matin. J&#8217;ai beaucoup aimé les idées présentées avec un oeil très marketing/HEC&#8217;cien. Idées qui se seraient complétées avec un oeil de Geek sans problèmes.</p>
<p>Allez je continue&#8230; le billet suivant sera la KeyNote d&#8217;Yves Morieux du Boston Consulting Group&#8230; un truc bien décapant.</p>
<p><strong>Ressources:</strong><br />
- <a href="http://www.transfert.net/Une-bourde-de-Vivendi-fait-la">la bourde de Vizzavi lors du lancement du site</a> : des milliers d&#8217;euros pour racheter le nom de domaine<br />
- <a href="http://www.journaldunet.com/dossiers/egg/">l&#8217;histoire de Ze Bank</a> 130 000 clients, 255 millions cramés<br />
- <a href="http://www.presse-citron.net/le-cimetiere-des-startups-les-crises-se-suivent-mais-se-ressemblent-elles">Le cimetière des Startups</a> sur Presse-Citron.<br />
- Rigolons sur CNet.com avec <a href="http://crave.cnet.co.uk/gadgets/0,39029552,49296926-1,00.htm">les plus beaux plantages de l&#8217;Internet</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/06/usi2010-web-2-0-la-revolution-naura-pas-lieu-par-olivier-hascoat/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>USI 2010 : comment Internet impacte la stratégie des entreprises</title>
		<link>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/05/usi-2010-comment-internet-impacte-la-strategie-des-entreprises/</link>
		<comments>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/05/usi-2010-comment-internet-impacte-la-strategie-des-entreprises/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 05 Jul 2010 19:11:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Martignole</dc:creator>
				<category><![CDATA[Perso]]></category>
		<category><![CDATA[usi2010]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.touilleur-express.fr/?p=3937</guid>
		<description><![CDATA[
La première journée de l&#8217;USI débute par une présentation de 20 minutes, après une Keynote d&#8217;ouverture passionnante de Chris Anderson. Serge Soudoplatoff, professeur à l&#8217;HETIC et à l&#8217;ESCP, propose une prise de conscience intéressante sur l&#8217;impact d&#8217;Internet dans l&#8217;entreprise. 
L&#8217;histoire d&#8217;Internet tout d&#8217;abord est intéressante. C&#8217;est une innovation qui a émergé d&#8217;un projet inter-université, et pas d&#8217;une demande du D.O.D comme on l&#8217;explique parfois. Initié pour relier des universités qui travaillaient avec le DARPA, ce projet donnera naissance à ARPANET (voir l&#8217;article complet de Wikipedia) en 1969. Ce qui est ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://freebeer.org/blog/wp-content/plugins/nik_0039_edit.jpg"/><br />
La première journée de l&#8217;USI débute par une présentation de 20 minutes, après <a href="http://www.touilleur-express.fr/2010/07/03/usi-2010-keynote-douverture-de-chris-anderson/">une Keynote d&#8217;ouverture passionnante</a> de Chris Anderson. Serge Soudoplatoff, professeur <a href="http://www.hetic.net/">à l&#8217;HETIC</a> et <a href="http://www.escpeurope.eu/">à l&#8217;ESCP</a>, propose une prise de conscience intéressante sur l&#8217;impact d&#8217;Internet dans l&#8217;entreprise. </p>
<p>L&#8217;histoire d&#8217;Internet tout d&#8217;abord est intéressante. C&#8217;est une innovation qui a émergé d&#8217;un projet inter-université, et pas d&#8217;une demande du D.O.D comme on l&#8217;explique parfois. Initié pour relier des universités qui travaillaient avec le DARPA, ce projet donnera naissance à ARPANET (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/ARPANET">voir l&#8217;article complet de Wikipedia</a>) en 1969. Ce qui est intéressant dans cette histoire, c&#8217;est que les gens en ont changé l&#8217;utilisation initiale. Un jour les chercheurs décident de changer légèrement l&#8217;utilisation pour pouvoir s&#8217;envoyer des messages, les prémices de l&#8217;email. Le réseau Internet est né comme cela. Serge explique que l&#8217;innovation est apparue par percolation. Pour 100 idées, 40 passent le test de l&#8217;utilisation, puis 3, puis finalement une seule. L&#8217;envoi par paquet dès 1968 permet ainsi de résoudre le problème de fiabilité des connexions. Le Français Louis Pouzin invente le protocole X50 lors de la mise en place du réseau Cyclade destiné à connecté les centres de recherches Français. La liaison était à 4kb/sec à l&#8217;époque, l&#8217;ancêtre de Transpac.</p>
<p>Telnet, ftp, tcp ont été spécifié entre 1970 et 1972 (<a href="http://www.enseignement.polytechnique.fr/profs/informatique/Francois.Morain/TC/X2004/Poly/www-poly013.html">voir ici ce cours de Polytechnique</a>) mais finalement le WWW, l&#8217;Internet tel que nous le connaissons a été lancé en 1989 par Tim Bernes-Lee au CERN. </p>
<p>Pour revenir à la présentation, prenons le temps de regarder Internet comme un projet, et de le comparer à un projet informatique dans une entreprise. Nous voyons tout d&#8217;abord que c&#8217;est un projet sans hiérarchie, sans chef de projet, sans MOA et sans notion de R.O.I. C&#8217;est un projet où tout ce qui marche fait ses preuves en existant, sans forcément un plan produit derrière. Internet ce sont des bouts de codes qui marchent. Celui qui pense à une idée c&#8217;est celui qui la réalise, c&#8217;est d&#8217;abord un réseau de passionnés. Imaginons un instant le développement d&#8217;un projet informatique sur ce mode&#8230; il aurait peu de chances de passer à travers les griffes de la direction financière ou du marketing, au premier abord.</p>
<p>En 1969 il y a 4 ordinateurs connectés. En 1990 la sortie du HTML remet le mode client-serveur au premier plan, alors que la tendance jusque là était simplement d&#8217;échanger des informations entre sites. Y aviez-vous déjà pensé ?<br />
1993 c&#8217;est 2 millions d&#8217;ordinateurs (l&#8217;année de mon Bac). Aujourd&#8217;hui on estime à 700 millions le nombre d&#8217;ordinateurs connectés. Google détient 2 millions de machines, Facebook environ 60 000. Il existerait 250 000 de sites Webs. <strong>En 18 ans, Internet a connecté 1.8 milliards d&#8217;individus sur la Terre</strong>. Lorsque l&#8217;on pense à l&#8217;invention de l&#8217;imprimerie, du téléphone, ou de la télévision, on comprend alors l&#8217;importance d&#8217;Internet et donc de ses effets sur notre civilisation.</p>
<p>Serge parle maintenant de la communauté. Internet dès le départ a donné la possibilité de se connecter, de créer une culture d&#8217;entreprise. Regardez l&#8217;essort des blogs, des wikis, des forums ou de Twitter. En 1994 lorsqu&#8217;Intel sort <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Pentium_FDIV_bug">un Pentium 66Mhz bogué</a>, cela aurait pu passer inaperçu. Un message déposé dans <a href="http://80.247.230.136/nntp.htm">un newsgroups public</a> va déclencher en quelques semaines une vague de protestation. Maintenant, tout le monde sait, je dois faire quelque chose se dit Intel. Et suivra une vague de rappel énorme. Tout ceci parce qu&#8217;un jour un comptable constate une erreur dans une feuille Excel de calcul&#8230;<br />
Aujourd&#8217;hui avec Twitter, il ne faudrait que quelques heures pour faire tourner l&#8217;information. Les constructeurs savent que les gens peuvent savoir.  Serge dit : &laquo;&nbsp;Everybody knows that everybody knows&nbsp;&raquo;.<br />
Appliqué à l&#8217;entreprise c&#8217;est vrai. Pour peu qu&#8217;un manager indélicat fasse une boulette, il est presque certain que tout le monde dans l&#8217;entreprise sera au courant très vite. L&#8217;aire du cloisonnement de l&#8217;information par la Hiérarchie a du plomb dans l&#8217;aile. </p>
<p>Le deuxième point dont il souhaite nous parler est l&#8217;essors de l&#8217;économie de l&#8217;immatériel. Regardez par exemple un site comme &laquo;&nbsp;<a href="https://www.sellaband.com/">Sell a Band</a>&nbsp;&raquo; ou aussi &laquo;&nbsp;<a href="http://www.mymajorcompany.com/">My Major Company</a>&laquo;&nbsp;. Vous pouvez devenir producteur de musique en quelques clics. Internet permet de réaliser des projets et de changer l&#8217;économie établie jusqu&#8217;à maintenant, pour le plus grand bien des artistes finalement. Il parle aussi de ces sites où vous pouvez acheter des épées et des armures pour World of Warcraft. En Asie, des gens font ce que l&#8217;on appelle du &laquo;&nbsp;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Farming_(jeu_vid%C3%A9o)">farming</a>&laquo;&nbsp;. Ils passent leurs journées à effectuer des actions dans des jeux en ligne afin d&#8217;accumuler des biens virtuels (épées, munitions, potions) pour les revendre ensuite sur eBay dans le monde réel, et donc pour générer de l&#8217;argent avec ce temps passé. Et c&#8217;est rentable ! </p>
<p>Un bien matériel comme un CD de musique ne se divise pas. Un bien immatériel comme un MP3 se multiplie, et nous permet de consommer la musique dans notre salon, notre voiture et les transports. Fabrice Epelboin <a href="http://fr.readwriteweb.com/2010/01/04/usages/comment-contourner-hadopi-solutions-anti-hadopi/">à propos d&#8217;Hadopi</a> a écrit une phrase que je trouve assez pertinente. Un iPod 16Go d&#8217;Apple permet de stocker 4000 chansons Mp3 environ. Si la chanson coûte 1 EUR, il faudrait donc payer 4000 EUR pour remplir son iPod. Quel adolescent peut nous faire croire qu&#8217;il dispose de ce budget ? S&#8217;il n&#8217;était pas possible de sauver sur son ordinateur ces musiques, la perte d&#8217;un iPod complet représenterait une perte de 4000 EUR&#8230; A méditer.<br />
Ce qui est donc important c&#8217;est de reconnaître l&#8217;importance de l&#8217;immatériel. Les entreprises doivent maintenant apprendre à identifier ce capital immatériel (qui ne fait pas partie des immobilisations) car il existe certainement. </p>
<p>Le 3eme point dont il souhaite nous parler est la place du consommateur par rapport à l&#8217;entreprise. Aujourd&#8217;hui l&#8217;Internaute peut se faire construire SA paire de chaussure, ou <a href="http://www.zazzle.fr/">se faire imprimer SON teeshirt</a>, son tableau, sa photo, ses stickers, ses décorations pour sa planche de surf&#8230; Nous pouvons grâce à Internet réaliser une hyper-personnalisation qui serait ruineuse dans l&#8217;économie réelle, avec un magasin.<br />
Serge montre l&#8217;exemple de Dell qui a ouvert un espace sur son site afin que les Internautes donnent leur avis. Et cela marche, puisque les remarques sont prises en compte. A une autre échelle, lorsque j&#8217;ai codé le site <a href="http://www.express-board.fr/">express-board.fr</a>, je l&#8217;ai fait avec la communauté. <a href="http://www.google.com/moderator/#16/e=5723">Ma page Google Moderator a reçu 27 idées de la part de 48 personnes</a>.<br />
Au lieu de faire une étude de marché, lancez un espace sur votre site pour que la communauté s&#8217;exprime et vous propose des idées. Cela ne coûte pas cher et permet de trouver des pépites. Et surtout cela permet de développer le site qui plaît aux gens. Lisez mes échanges avec la communauté sur la page &laquo;&nbsp;<a href="http://www.express-board.fr/page/beta.html">spécial Beta</a>&nbsp;&raquo; pour comprendre.</p>
<p>Il montre ensuite l&#8217;exemple du site FreeBeer. Organisé par des étudiants Danois, ce site vise à montrer que l&#8217;on peut faire de la bière &laquo;&nbsp;open-source&nbsp;&raquo; en laissant la recette librement accessible sur Internet, en proposant une bière payante.</p>
<p>Dans les années 90, les ingénieurs développaient des &laquo;&nbsp;machins&nbsp;&raquo; très compliqués. On a donc inventé le Marketing pour vendre ces machins aux gens, en les persuadant qu&#8217;ils en avaient besoin. Par exemple le BlueRay ou les écrans 3D, alors que le film Avatar n&#8217;est pas en 3D pour l&#8217;instant (et oui&#8230;). Les temps changent, et l&#8217;entreprise va devoir apprendre que les Internautes veulent être au centre de la démarche client. Pas en bout de chaîne. </p>
<p>Il parle ensuite de l&#8217;expertise d&#8217;usage des clients. Cela permet de développer des forums d&#8217;assistances où finalement les meilleurs conseillers ne sont pas une équipe de bras cassés dans un centre offshore, mais des utilisateurs finaux. Ils allouent de leur temps pour répondre. Regardez le succès des sites d&#8217;assistance des opérateurs ADSL en France par exemple. </p>
<p>Pour conclure, force est de constater que les frontières entre l&#8217;entreprise et ses clients sont de plus en plus floues, de plus en plus poreuses. Le client peut donner un avis sur votre service sur Internet. Vos concurrents peuvent lancer le même service, plus rapidement, moins cher. Les gens peuvent se regrouper très rapidement pour s&#8217;opposer à votre communication. Regardons ce qui arrive dans le Golf du Mexique en ce moment, je crois qu&#8217;un certain pétrolier va avoir des soucis à se faire.<br />
Plus proche de nous, la communauté a empêché le passage de la première loi Internet Hadopi. Les lois suivantes seront regardés deux fois plus&#8230; Vouloir contrôler Internet est un rêve d&#8217;Enarque, qui ne sait même pas se servir d&#8217;un iPhone ou d&#8217;un BlackBerry. </p>
<p><strong>Conclusion</strong><br />
Très bonne présentation qui aurait méritée un slot de 40 minutes je pense. Peut-être une Keynote l&#8217;an prochain ? Je vous avoue qu&#8217;il a été très dur pour moi de prendre des notes et de suivre la présentation. Je m&#8217;excuse par avance auprès de Serge Soudoplatoff si j&#8217;ai déformé ou mal interpreté ses propos. Mais je pense que le fond est là. </p>
<p>Je vous recommande <a href="http://blog.almatropie.org/">la lecture du blog de Serge Soudoplatoff</a> pour la qualité de ses articles.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/05/usi-2010-comment-internet-impacte-la-strategie-des-entreprises/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>USI 2010 : Keynote d&#8217;ouverture de Chris Anderson</title>
		<link>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/03/usi-2010-keynote-douverture-de-chris-anderson/</link>
		<comments>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/03/usi-2010-keynote-douverture-de-chris-anderson/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 03 Jul 2010 17:09:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Martignole</dc:creator>
				<category><![CDATA[Perso]]></category>
		<category><![CDATA[usi2010]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.touilleur-express.fr/?p=3930</guid>
		<description><![CDATA[C&#8217;est parti, l&#8217;USI 2010 la conférence des Geeks et des Boss commence ce jeudi matin par une Keynote d&#8217;une heure de Chris Anderson. Rédacteur en chef du magazine Wired, c&#8217;est l&#8217;inventeur de l&#8217;expression &#171;&#160;The Long Tail&#160;&#187; traduit en Français par &#171;&#160;la Longue Traîne&#171;&#160;. Avec 32 927 followers sur Twitter, cela vous donne une idée de l&#8217;importance du bonhomme dans la communauté Web.

Crédit photo : USI 2010 OCTO Technology
Il souhaite nous proposer quelques idées et aussi nous parler d&#8217;idées de ces dernières années qui ne se sont pas réalisées. Petit retour ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est parti, l&#8217;USI 2010 la conférence des Geeks et des Boss commence ce jeudi matin par une Keynote d&#8217;une heure de Chris Anderson. Rédacteur en chef du magazine Wired, c&#8217;est l&#8217;inventeur de l&#8217;expression &laquo;&nbsp;The Long Tail&nbsp;&raquo; traduit en Français par &laquo;&nbsp;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Longue_tra%C3%AEne">la Longue Traîne</a>&laquo;&nbsp;. Avec <a href="http://twitter.com/chr1sa">32 927 followers sur Twitter</a>, cela vous donne une idée de l&#8217;importance du bonhomme dans la communauté Web.</p>
<p><img alt="" src="http://farm5.static.flickr.com/4096/4754707732_3e36aaa977.jpg" title="http://farm5.static.flickr.com/4096/4754707732_3e36aaa977.jpg" class="alignnone" width="500" height="333" /><br />
<em>Crédit photo : USI 2010 OCTO Technology</em></p>
<p>Il souhaite nous proposer quelques idées et aussi nous parler d&#8217;idées de ces dernières années qui ne se sont pas réalisées. Petit retour pour commencer aux années 1960. Une slide montre une équipe d&#8217;ingénieurs enthousiastes, habillés comme dans un épisode de Star-Trek. Il s&#8217;agit de l&#8217;inauguration d&#8217;une centrale nucléaire dans les années 60. La promesse d&#8217;une énergie inépuisable&#8230; sans penser aux problèmes des déchets radioactifs. Le World Trade Center avait été imaginé sans interrupteur électrique. Les architectes pensaient que la lumière serait toujours allumé la nuit, car à l&#8217;époque on pensait que l&#8217;électricité serait un jour gratuite&#8230; </p>
<p>En fait il y a bien certaines choses qui sont tellement peu cher, qu&#8217;il devient inutile de les mesurer. Chris présente 3 de ces technologies :<br />
- Processing<br />
- Storage<br />
- Bandwidth</p>
<p>La puissance de calcul (Processing) explose et ne coûte pas plus cher. Regardez l&#8217;écart entre votre premier ordinateur et celui que vous avez aujourd&#8217;hui. S&#8217;il y a un secteur où à prix constant, la valeur représentée par la puissance a augmenté, c&#8217;est bien la puissance de calcul. Demain cette puissance permettra à chacun d&#8217;avoir accès à des grilles de calcul pour rien&#8230; Le lendemain, Juan Enriquez nous montrera un super calculateur de 1991 et la photo de 2 processeurs d&#8217;Intel de 2010. Les 2 processeurs ont plus de puissance que ce super-calculateur, qui avait dépassé le téraflop&#8230; En 19 ans nous avons la puissance d&#8217;un super-calculateur dans notre salon, dans notre PS3 par exemple. </p>
<p>Deuxième thème : le stockage (Storage). Au moment où il prononce ce mot, blackout total, les plombs sautent. Je vous assure, ce n&#8217;est pas une blague. Le temps de relancer en quelques minutes les machines, et la conférence repart. Il parle d&#8217;une notion dont j&#8217;ai peu entendu jusqu&#8217;à maintenant. Le souci n&#8217;est pas le stockage. On observe que l&#8217;espace de stockage sur Internet est plus important que l&#8217;espace de son ordinateur. Il raconte (<a href="http://www.touilleur-express.fr/2010/07/03/100mb/">et je m&#8217;en suis inspiré dans cet article</a>) que son entreprise avait des quotas d&#8217;emails en 2004, ce qui était impossible pour lui. Et rapidement ils ont basculé vers GMail qui était en béta à l&#8217;époque. Il montre ce slide de 2007 où Yahoo! Mail annonce que le quota de stockage est illimité, chose que je ne savais pas. Mais GMail a conservé son avance, et c&#8217;était trop tard pour Yahoo!.</p>
<p>3e Technologie qui est &laquo;&nbsp;to cheap to meter&nbsp;&raquo; d&#8217;après son expression : la bande passante. Le fait que la Bande Passante ait explosé ces dernières années, avec l&#8217;apparition de l&#8217;ADSL, permet aujourd&#8217;hui de consommer la bande passante toute la journée, sans faire payer le volume transféré. Chris raconte que lorsqu&#8217;il a voulu montrer Star Wars à son fils de 9 ans, celui-ci a préféré regarder la version Lego Star Wars plutôt que le hit des années 80 (il a 5 enfants). Le fait que la Bande Passante soit peu cher permet d&#8217;offrir des vidéos comme sur YouTube ou DailyMotion. Et il devient possible de faire n&#8217;importe quoi comme regarder des vidéos de Legos sur YouTube, car cela ne coûte rien. Moi j&#8217;aime bien. </p>
<p>Son message est le suivant : le très peu cher permet de proposer de nouveaux services et montre l&#8217;apparition de nouveaux phénomènes de consommation (sa fameuse Long Tail). </p>
<p>Il nous parle de l&#8217;étude de WallMart qui visait à comprendre pourquoi les gens achetaient souvent un mixeur blanc dans les rayons de leurs supermarchés, alors que sur Internet les couleurs changent tout le temps. L&#8217;hiver dernier, c&#8217;était le Mixeur Prune qui se vendait le plus. Trois semaines plus tard c&#8217;est le rouge&#8230; et en ce moment le noir. Tout d&#8217;abord le site Internet propose <strong>toutes les couleurs</strong> là où les vrais magasins ne peuvent proposer <strong>que les couleurs qui se vendent le plus</strong>. Or les utilisateurs finalement changent d&#8217;avis assez rapidement. Il suffit d&#8217;une émission de cuisine un matin, où le présentateur utilise un mixeur vert pomme, pour que les ventes explosent&#8230;<br />
Ce qu&#8217;il faut retenir c&#8217;est que les sites Internet peuvent proposer un choix bien plus large que les magasins traditionnels. Pour l&#8217;exemple des CD par exemple, ceci permet à tout le monde de trouver son rayon virtuel et de faire ses achats. </p>
<p>Il raconte aussi l&#8217;exemple du site <a href="http://www.veganchic.com/">Veganchic.com</a> qui vend des chaussures et des sacs &laquo;&nbsp;vegetables&nbsp;&raquo;. Il s&#8217;agit de chaussures faites sans aucune partie animale. Pas de cuir donc. On appelle cela des &laquo;&nbsp;Animals Free choose&nbsp;&raquo;. Ce type de magasin en vrai aurait toutes les difficultés du monde pour être rentable, alors que sur Internet c&#8217;est envisageable. </p>
<p>Il revient maintenant vers l&#8217;entreprise pour terminer. L&#8217;opposition entre ce qu&#8217;il appelle &laquo;&nbsp;Scare-city&nbsp;&raquo; où tout est compliqué et &laquo;&nbsp;Abondance city&nbsp;&raquo; où tout est facile devient flagrante.<br />
Votre boite email ne fait que 100Mb ? Vous vivez à Scare-City. Par contre votre employeur utilise Google Apps ? Bienvenue à &laquo;&nbsp;Abondance city&nbsp;&raquo;. </p>
<p>Un DSI veut un ROI et des mémois avant d&#8217;investir ? ScareCity. Vos Geeks lancent le développement et travaillent sur un prototype avec les gens du métier ? Abondance City. </p>
<p>Vous achetez un logiciel propriétaire ? ScareCity !<br />
Vous prenez une solution open-source&#8230; Abondance City.</p>
<p>Il rêve d&#8217;une entreprise où les employés seraient autonomes, responsables et responsabilisés. Où les gens seraient évalués sur leur contribution collective plutôt qu&#8217;un objectif individuel. Comment entreprendre en étant individuel ? Il termine par nous montrer une image de son ordinateur et de deux cables réseaux posés à côté. Le cable noir, c&#8217;est le réseau contrôlé et fermé de son entreprise. Il ne s&#8217;en sert que pour faire ses notes de frais. Le cable blanc c&#8217;est Internet, le même qu&#8217;à la maison. </p>
<p><strong>Conclusion et ce que j&#8217;ai appris</strong><br />
Doux rêve ou réalité de demain ?<br />
Les responsables dans nos entreprises comprennent-ils le changement ? J&#8217;ai envie de faire mon petit marketeur/sociologue et de lancer un nouveau buzzword : la Génération G (pour Google/Geek) arrive dans l&#8217;entreprise, et elle n&#8217;est pas prête à utiliser votre câble réseau noir.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/03/usi-2010-keynote-douverture-de-chris-anderson/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Témoignage d&#8217;un développeur dans une entreprise sclérosée</title>
		<link>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/03/100mb/</link>
		<comments>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/03/100mb/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 03 Jul 2010 15:16:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Martignole</dc:creator>
				<category><![CDATA[Perso]]></category>
		<category><![CDATA[dsi]]></category>
		<category><![CDATA[humeur]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.touilleur-express.fr/?p=3926</guid>
		<description><![CDATA[
Ce témoignage purement fictif est tiré d&#8217;une discussion à l&#8217;USI 2010.  Christophe travaille pour la société de service BeeBee. Il est en mission en ce moment à Nouest, dans le sud de la France, au siège d&#8217;un grand assureur. Il travaille dans cette mission depuis 3 semaines. En dehors de cela, c&#8217;est un vrai Geek. Ordinateur portable, iPad, iPhone, il a la panoplie complète du Geek passionné et connecté. En arrivant dans cette nouvelle mission, il va découvrir qu&#8217;il existe un fossé entre les outils de communication de son ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.flickr.com/photos/bestrated1/29567927/sizes/m/"><img src="http://farm1.static.flickr.com/21/29567927_adafc7a493.jpg" border="0"/></a><br />
<em>Ce témoignage purement fictif est tiré d&#8217;une discussion à l&#8217;USI 2010.  Christophe travaille pour la société de service <strong>BeeBee</strong>. Il est en mission en ce moment à Nouest, dans le sud de la France, au siège d&#8217;un grand assureur. Il travaille dans cette mission depuis 3 semaines. En dehors de cela, c&#8217;est un vrai Geek. Ordinateur portable, iPad, iPhone, il a la panoplie complète du Geek passionné et connecté. En arrivant dans cette nouvelle mission, il va découvrir qu&#8217;il existe un fossé entre les outils de communication de son entreprise et sa vie d&#8217;internaute&#8230; Voici ce qu&#8217;il m&#8217;a raconté.</em></p>
<p>Les premiers jours j&#8217;ai dû découvrir l&#8217;utilisation d&#8217;un client de messagerie. C&#8217;est un logiciel que je n&#8217;ai jamais utilisé. Lorsque je faisais mes études nous utilisions Google Apps. Pour moi l&#8217;email c&#8217;est une page Web, pas un logiciel comme Lotus Notes. Rien que ce nom de papier toilette aurait dû m&#8217;avertir sur ce qui m&#8217;attendait. Enfin bref, je m&#8217;y suis mis car c&#8217;est un outil indispensable pour travailler semble-t-il&#8230;</p>
<p>L&#8217;espace alloué aux emails est ridicule : 100Mb. Je ne suis là que depuis quelques jours, mais déjà je me rends compte que ma boite aux lettres sera pleine rapidement si je ne la vide pas. Le service informatique m&#8217;a donné un document Word de 9Mo dans ma boite email le premier jour. Le document explique comment effacer et trier ses vieux messages. En fait je n&#8217;ai donc que 91Mb. Je regarde le panneau &laquo;&nbsp;Information&nbsp;&raquo; du document Word et je découvre qu&#8217;il a été écrit par un consultant de McQuiCé. J&#8217;ai une pensée émue pour le DSI qui a certainement fait réaliser un audit pour résoudre ce problème d&#8217;espace disque&#8230; Au prix du jour/homme d&#8217;un consultant de McQuiCé, cela fait cher la page. Bref passons.</p>
<p>Je mets en place des filtres pour trier les courriers électroniques. A titre personnel, je n&#8217;utilise plus beaucoup l&#8217;email. Entre Facebook et Twitter, je communique différemment. Or là, il semble que l&#8217;email soit une chose très importante dans le fonctionnement de cet assureur. Nous recevons beaucoup de CG pour &laquo;&nbsp;<em>communication de groupes</em>&nbsp;&raquo; dont je n&#8217;ai que faire, étant prestataire de service. Mais il paraît que c&#8217;est compliqué de ne pas mettre les &laquo;&nbsp;prestas&nbsp;&raquo; dans l&#8217;alias groupe&#8230; alors nous subissons l&#8217;avalanche d&#8217;annonces inintéressantes. Par exemple ce matin j&#8217;ai un message du C.E qui vous vend ce midi des superbes bijoux en résine véritable plastique. 15 EUR le collier, 1 EUR est reversé à une association (et donc 13 EUR au vendeur et 1 EUR au fabricant chinois). Je n&#8217;en n&#8217;ai rien à faire. Mais bon&#8230;</p>
<p>Mon responsable commercial veut m&#8217;envoyer un modèle de spécification technique ce matin. Je dois avancer sur cette partie rapidement. Vous allez voir que cela va m&#8217;occuper une bonne partie de la journée. Il y a 2 obstacles entre mon responsable commercial et ma boite Lotus Notes : tout d&#8217;abord il faut que son document ne dépasse pas 5Mb, sinon la passerelle de l&#8217;entreprise rejettera son courrier. Ensuite, et là j&#8217;ai vraiment halluciné, il faut que l&#8217;adresse email de l&#8217;expéditeur soit reconnu par le système. Sinon le courrier est classé comme Spam, et je ne le recevrai jamais.</p>
<p>Il faut qu&#8217;il envoie un email, la passerelle retourne alors un message lui demandant de cliquer sur un lien s&#8217;il est bien humain, puis laisse ensuite passer son message&#8230; C&#8217;est dingue non ? Pour envoyer son email la première fois, il a fallut qu&#8217;il se fasse reconnaître.</p>
<p>Ensuite ne voyant toujours pas le document arriver, j&#8217;ai pris le téléphone pour appeler l&#8217;extérieur. Impossible de numéroter, la voix de synthèse me dit &laquo;&nbsp;opération non permise&nbsp;&raquo;. A priori mon poste téléphonique n&#8217;a pas le droit d&#8217;appeler l&#8217;extérieur&#8230; Bref je l&#8217;appelle avec mon iPhone. 10 minutes de manipulation plus tard, il m&#8217;expédie 2 documents pour passer sous la barre des 5 Mb de la passerelle email. Youpi il est 11h40 et je peux enfin commencer à travailler. </p>
<p>En fait non. Mauvaise version de Word. Notre version est trop ancienne pour ouvrir le document&#8230; (soupir)</p>
<p>Après avoir demandé un nouvel export, je peux enfin commencer à travailler. Je dois décrire l&#8217;architecture d&#8217;une application de gestion, basée sur entre autre sur Spring. Afin de compléter mon document je souhaite aller sur les forums de SpringSource pour compléter mes recherches. Je tappe donc &laquo;&nbsp;forums.springsource.com&nbsp;&raquo; dans la barre du navigateur Internet Explorer 6.0 développé en 1991, un bon navigateur bien pourri qui a 9 ans&#8230;<br />
Et là c&#8217;est le drame.<br />
Une page d&#8217;erreur affiche &laquo;&nbsp;Ce site n&#8217;est pas autorisé par le service de gestion de l&#8217;accès internet&nbsp;&raquo;. Je pousse un nouveau soupir&#8230; Si au moins ils avaient utilisé une police d&#8217;affichage comme sur les affiches russes de 1953, avec une image de gentil soldat entrain de défiler, un fond rouge, des gars avec des tenues Mao&#8230; Un truc sympa quoi&#8230; Mais là non, rien du tout. </p>
<p>Il y a une zone de texte où l&#8217;on peut mettre un code d&#8217;accès pour passer outre la sécurisation et charger le site. 5mn sur le Wiki et je trouve le code en question. J&#8217;accède donc finalement au forum pour pouvoir travailler. Un autre consultant me raconte que certains prestataires viennent avec leur ordinateur portable et se connectent via Wifi au réseau &laquo;&nbsp;Free Wifi&nbsp;&raquo;. Ne croyez pas que c&#8217;est pour aller sur Facebook ou autre. C&#8217;est vraiment pour travailler. En fait les gens en général ne vont pas sur les sites de X ou de sports, ils ont autre chose à faire. Et puis un site de X dans un open-space&#8230; ça semble stupide. </p>
<p>Ma journée avance bien. J&#8217;ai cependant perdu du temps car je n&#8217;ai que 2Mo de mémoire sur mon ordinateur, mais passons. , il ne me reste plus qu&#8217;à terminer ce soir car il me manque 2 logiciels Il me faut d&#8217;abord un logiciel de modélisation et ensuite Microsoft Visio pour faire un diagramme technique. Or le logiciel de modélisation n&#8217;a que 5 licences flottantes, et il arrive très souvent que les gens oublient de refermer celui-ci. Bref le logiciel n&#8217;est pas toujours disponible lorsque nous en avons besoin. Pour Visio ce n&#8217;est pas grave, je compte terminer ce soir de chez moi. </p>
<p>Il ne me reste plus qu&#8217;à mettre sur la clé USB mon document&#8230; car je ne peux pas envoyer de documents de plus de 5 Mb par email. Or croyez-moi, malgré les soucis de cette journée j&#8217;ai réussi à avancer et à faire un bon document plutôt complet. Bref je branche ma clé USB&#8230; qui n&#8217;est pas reconnue. En fait un logiciel bloque le port USB, et il est donc impossible d&#8217;introduire un logiciel dans le réseau&#8230; Me voilà bien embêté.</p>
<p>Je pars faire un break à la machine à café. En revenant, écran noir : &laquo;&nbsp;VOTRE DOCUMENT CONTIENT UN VIRUS. Il a été effacé. Votre numéro de poste a été envoyé au Service de Sécurité et de Surveillance de l&#8217;Utilisation du Réseau&nbsp;&raquo;. </p>
<p>Je viens de perdre mon travail.<br />
Connard d&#8217;antivirus. </p>
<p>Le jour suivant j&#8217;ai demandé à mon ingénieur d&#8217;affaires de changer de mission. </p>
<p><strong>Conclusion</strong><br />
En cherchant à se protéger, à standardiser et à réaliser des économies, nous prenons le risque d&#8217;avoir un système informatique totalitaire et obsolète. Il n&#8217;est pas exclu dans certaines entreprises que les employés cassent ces murs numériques. Il est donc important de s&#8217;assurer que les principes de précaution ne se transforment pas en principes très cons. </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/03/100mb/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>16</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>USI 2010 : journée 2</title>
		<link>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/03/usi-2010-journee-2/</link>
		<comments>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/03/usi-2010-journee-2/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 03 Jul 2010 14:13:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Martignole</dc:creator>
				<category><![CDATA[Java]]></category>
		<category><![CDATA[Perso]]></category>
		<category><![CDATA[usi2010]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.touilleur-express.fr/?p=3919</guid>
		<description><![CDATA[
La deuxième journée de l&#8217;USI 2010 est consacrée à 2 thèmes : Ouvert et Valeur. La journée a débuté par une Keynote excellente de Neal Ford et de Martin Fowler. Je vous la réserve pour un article complet. Après un break, je suis allé écouter Olivier Mallassi du NoSQL User Group. Sa présentation nous propose de découvrir quelques choix d&#8217;architectures pour construire un système informatique stable, puissant et capable de récupérer en cas d&#8217;incidents. En cas de crash d&#8217;un système d&#8217;information, il est par exemple intéressant de prévoir des fonctionnements ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.touilleur-express.fr/wp-content/IMG_0649-300x225.jpg" alt="" title="IMG_0649" width="300" height="225" class="size-medium wp-image-3921" /><br />
La deuxième journée de l&#8217;USI 2010 est consacrée à 2 thèmes : Ouvert et Valeur. La journée a débuté par une Keynote excellente de <strong>Neal Ford</strong> et de <strong>Martin Fowler</strong>. Je vous la réserve pour un article complet. Après un break, je suis allé écouter <strong>Olivier Mallassi</strong> du NoSQL User Group. Sa présentation nous propose de découvrir quelques choix d&#8217;architectures pour construire un système informatique stable, puissant et capable de récupérer en cas d&#8217;incidents. En cas de crash d&#8217;un système d&#8217;information, il est par exemple intéressant de prévoir des fonctionnements dégradés ou des routes de secours. J&#8217;ai enchainé par la présentation de <strong>Guillaume Plouin</strong> sur le Cloud Computing. Quelles applications concrètes pour votre système informatique ? Tout le monde n&#8217;est pas Google. Mais les idées des grands peuvent s&#8217;appliquer dans la construction des architectures. Présentation très sympa.<br />
La claque de la matinée fut pour moi la présentation de <strong>Fabrice Epelboin</strong>, éditeur de la version française du blog <a href="http://fr.readwriteweb.com/">ReadWriteWeb</a>. Sans doute l&#8217;une des meilleurs présentations du format 20 mn de ces 2 jours. L&#8217;impression qu&#8217;un train vous passe dessus&#8230; Le sujet portait sur la liberté d&#8217;expression, la mise en place d&#8217;outils de contrôle, les risques que cela engendre. Les mots <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Cr%C3%A9ation_et_Internet">Hadopi</a>, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_d'orientation_et_de_programmation_pour_la_s%C3%A9curit%C3%A9_int%C3%A9rieure">Lopsi</a> et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Deep_packet_inspection">Deep Packet Inspection</a> sont évoqués, avec les dérives qui arriveront un jour. J&#8217;ai le sentiment que nos gouvernants ne se rendent pas comptes du danger de ces lois.</p>
<p><a href="http://www.touilleur-express.fr/wp-content/IMG_0648.jpg"><img src="http://www.touilleur-express.fr/wp-content/IMG_0648-300x225.jpg" alt="" title="IMG_0648" width="300" height="225" class="aligncenter size-medium wp-image-3922" /></a>Après une petite pause, nous repartons sur une Keynote de <strong>Jean-Philippe Courtois</strong>, DG International de Microsoft. Le message à retenir : Microsoft s&#8217;implique dans l&#8217;open-source, massivement dans le Cloud avec Office par exemple, mais aussi dans la communauté. La présentation a dérivé sur les brevets entre autre, je crois que c&#8217;est le moment où j&#8217;ai préféré sortir et aller prendre l&#8217;air. J&#8217;en ai profité pour interviewer Neal Ford et Martin Fowler, comme quoi ça valait le coup. </p>
<p>Pause déjeuner, l&#8217;occasion de rencontrer pleins de mondes. L&#8217;USI c&#8217;est par exemple un DG d&#8217;une Banque qui vient me voir et qui me demande quel est le plus vieux Geek que je connaisse. J&#8217;ai discuté avec <strong>Neal Ford et Martin Fowler</strong>, en compagnie de <strong>Didier Girard</strong>. Nous avons parlé de la position des &laquo;&nbsp;vieux geeks&nbsp;&raquo;. Neal du haut de ses 48 ans, explique que nous sommes une population qui n&#8217;existait pas en tant que telle il y a encore 20 ans. Il est confiant et la place de l&#8217;informaticien senior n&#8217;est pas un souci pour lui. <strong>Martin Fowler</strong> était un peu plus réservé, et nous avons parlé de la notion de Geek 2.0 (copyright <strong>D.Girard</strong>). </p>
<p>Une deuxième Keynote ensuite pour reprendre l&#8217;après-midi. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Derrick_de_Kerckhove"><strong>Derrick de Kerckhove</strong></a>, sociologue, parle de l&#8217;aire du Tag. J&#8217;ai noté quelques points intéressants. Tout d&#8217;abord un slide qui explique que nous utilisons la parole pour communiquer depuis 17 000 générations. Cela fait &laquo;&nbsp;seulement&nbsp;&raquo; 300 générations que nous utilisons l&#8217;écriture, que 36 générations que nous utilisons l&#8217;imprimerie, et à peine 3 générations que nous utilisons le télégraphe. Internet n&#8217;existait pas du temps de mes grand-parents, j&#8217;ai connu le Minitel, et je me demande bien ce que découvrira mon fils&#8230; Intéressant non ? On se rend donc compte que les outils de communications vivent une révolution depuis 150 ans à peine. Cela a des impacts sur la société. D&#8217;après <strong>Derrick de Kerckhove</strong>, notre société va vivre maintenant l&#8217;étape du Cloud Computing. Notre vision de l&#8217;homme est encore orientée &laquo;&nbsp;imprimerie&nbsp;&raquo;. Le Web finalement n&#8217;est qu&#8217;un livre électronique non ? Je te dis cela à toi qui lis un blog&#8230; comme un livre. Nous n&#8217;avons pas encore vraiment changé notre mode de communication pour l&#8217;instant.<br />
Il cite son maître, avec qui il a travaillé 10 ans au Canada, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marshall_McLuhan">Marshall McLuhan</a>. En 1962 déjà avait plus ou moins anticipé ce qui nous arrive aujourd&#8217;hui. Cette présentation orientée communication et sociologie était très intéressante. </p>
<p>C&#8217;est ensuite 4 présentations de 20mn, une Keynote d&#8217;une heure et le spectacle de Fabrice Luchini qui nous attend. A peine le temps de souffler. </p>
<p>Je reprends par la présentation pour Geek de <strong>Greg Young</strong>. Excellente, mais trop courte. Ce qu&#8217;il faut retenir : il est plus judicieux de modéliser 2 domaines différents lors de la construction d&#8217;une architecture informatique, afin de faire la distinction entre la lecture des données, et l&#8217;écriture des données. Greg nous présente un modèle qui enregistre les événements qui le change, plutôt qu&#8217;un modèle statique, mis à jour avec un update&#8230; Finalement, imaginez que vos Entities ne peuvent pas être modifié. Si le système conserve sous la forme d&#8217;événement les demandes de mise à jour (une sorte d&#8217;Hibernate Envers) alors tout d&#8217;un coup, votre système conserve une mémoire, un historique de son activité. Mine de rien, un repository SVN ou Git, c&#8217;est la même chose non ? Imaginez votre modèle non pas comme un modèle statique, mais plutôt comme un système versionné. Intéressant non ? </p>
<p>Je descends ensuite assister à l&#8217;excellente présentation de <strong>Guillaume Duquesnay</strong> : &laquo;&nbsp;Avalez la pilule rouge, recrachez la pilule bleue&nbsp;&raquo;. Il nous propose de prendre conscience des limites des outils de communications modernes comme l&#8217;email et la vidéo-conférence, afin de reconnaître des situations de ruptures et de changer de mode de communication. Prenez cet email de Jean-Pierre, qui écrit comme un chartier alors qu&#8217;en vrai, il est doux comme un agneau. Ou cette vidéo conférence, où vous êtes déconcentré par le passage d&#8217;une belle stagiaire dans le couloir&#8230; Dans les vidéo-conférences, Guillaume nous encourage à ouvrir une fenêtre de Chat pour marquer et partager les notes de la réunion. Pour les emails, ne mettez pas le nom de l&#8217;expéditeur tout de suite. Rédigez votre email, et si vous y passer 3 heures, c&#8217;est le signe qu&#8217;il faut laisser tomber et aller voir la personne. Très bonne présentation là aussi. </p>
<p>J&#8217;enchaine avec une présentation bien menée mais qui ne m&#8217;a pas accroché. Peut-être trop compliquée, et mal adaptée au format de 20 minutes ? Je vais vous la résumer rapidement. <strong>Antoine Gourevitch et Vanessa Lyon</strong> reviennent sur les strategies à mettre en place pour revoir le fonctionnement de la DSI. Ce que j&#8217;ai retenu : entre le métier d&#8217;une part, qui peut faire appel à des SaaS ou au Cloud Computing, et les fournisseurs externes de service d&#8217;autre part, la vie du DSI n&#8217;est pas facile. Risque-t-il de se transformer en &laquo;&nbsp;super acheteur&nbsp;&raquo; ? Choisir une plateforme de Cloud, un logiciel SaaS ou sélectionner une SSII&#8230; pas facile. Son travail est aussi de gérer les tensions entre le métier et la réalisation. Est-ce que l&#8217;on met ensemble les équipes ou pas ? Serait-il mieux de mettre ensemble les gens du métier, les développeur, les testeurs et l&#8217;exploitation ou pas ? Force est de constater que les entreprises préfèrent mettre en place des structures matricielles très compliquées&#8230; sans résoudre le problème. On essaye de mettre des architectures communes, des socles techniques communs, sans laisser la liberté de prendre une solution adaptée à chaque problème. </p>
<p>Je termine la journée par la présentation de <strong>Pierre Pezziardi</strong>, que j&#8217;avais déjà vu avec plaisir<a href="http://www.touilleur-express.fr/2010/06/02/agile-france-2010-jour-1-pierre-piezzardi/"> à la conférence Agile France en juin</a>. Cela m&#8217;a donné envie de lire le livre de Pierre. Je ne sais pas si les participants ont eu ce livre gratuitement, mais pas les speakers. Je l&#8217;aurai bien lu, si vous voulez que j&#8217;en parle sur le Touilleur Express. </p>
<p>Nous terminons notre journée par une conférence hallucinante.<strong> Juan Enriquez</strong> est le CEO de la société <a href="http://www.biotechonomy.com/juan.htm">Biotechonomy</a>. C&#8217;est un business man visionnaire qui dirige une société de biotechnologie. Il a entre autre travaillé avec Craig Venter sur le séquencement du génome humain. Je vous détaillerai dans un autre article cette Keynote, qui fut énorme&#8230; </p>
<p>Enfin pour terminer, Fabrice Luchini est venu nous détendre pendant une heure. Avec le talent et la gouaille que l&#8217;on connait, il nous a bien fait rire. </p>
<p>Juste le temps de clôturer, et de se dire à l&#8217;année prochaine, l&#8217;USI c&#8217;est terminé.</p>
<p><strong>Bilan</strong><br />
J&#8217;ai participé à beaucoup de présentations orientées Boss. L&#8217;USI est en fait l&#8217;unique occasion de prendre conscience de l&#8217;écosystème de la DSI, des tendances dans l&#8217;IT, et de la vision de notre monde globalement. Les Keynotes sont les clés du succès, avec la venue de speakers prestigieux. Certains jeunes Geeks sont surpris et étonnés de découvrir une autre échelle, qui remet en question notre vision parfois binaire de l&#8217;entreprise et du développement. Certains Boss sont étonnés de voir des conférences où le Cloud est très présent par exemple.<br />
Je retiens cette année une prise de conscience collective sur la nécessité de changer l&#8217;entreprise. Le monde extérieur change (<strong>Derrick de Kerckhove</strong>), nous pouvons réussir des projets informatiques en travaillant différemment (<strong>Neal Ford et Martin Fowler</strong>), sommes-nous trop humain pour réussir ? (<strong>Ludovic Cinquin</strong>), la communication est la clé (<strong>Chris Anderson</strong>), la complexité est là (<strong>Yves Morieux</strong>) et il y a 700 millions de serveur internet dans le monde (<strong>Serge Soudoplatoff)</strong>&#8230; </p>
<p>A l&#8217;année prochaine, ça c&#8217;est sûr, vous pouvez compter sur moi. </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/03/usi-2010-journee-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>USI 2010 : résumé de la première journée en attendant plus</title>
		<link>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/01/usi-2010-resume-de-la-premiere-journee-en-attendant-plus/</link>
		<comments>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/01/usi-2010-resume-de-la-premiere-journee-en-attendant-plus/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 01 Jul 2010 21:37:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Martignole</dc:creator>
				<category><![CDATA[Java]]></category>
		<category><![CDATA[Perso]]></category>
		<category><![CDATA[usi2010]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.touilleur-express.fr/?p=3916</guid>
		<description><![CDATA[Fin de la première journée de la conférence USI 2010 organisée par Octo Technology à Paris. En attendant de vous écrire plus de billets détaillés, je vous propose un résumé simple de la journée. L&#8217;USI c&#8217;est une conférence où l&#8217;on mélange les Boss et les Geeks. Avec 560 inscrits, chiffre donné par les organisateurs, et peut-être un peu moins, chiffre donné par les compteurs officiels du Touilleur Express, c&#8217;est déjà un succès sur le nombre. L&#8217;événement continue à grandir, et l&#8217;équipe d&#8217;organisation est irréprochable.
J&#8217;ai passé ma matinée à écouter des ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Fin de la première journée de la conférence USI 2010 organisée par Octo Technology à Paris. En attendant de vous écrire plus de billets détaillés, je vous propose un résumé simple de la journée. L&#8217;USI c&#8217;est une conférence où l&#8217;on mélange les Boss et les Geeks. Avec 560 inscrits, chiffre donné par les organisateurs, et peut-être un peu moins, chiffre donné par les compteurs officiels du Touilleur Express, c&#8217;est déjà un succès sur le nombre. L&#8217;événement continue à grandir, et l&#8217;équipe d&#8217;organisation est irréprochable.</p>
<p>J&#8217;ai passé ma matinée à écouter des conférences orientées Boss. Les Keynotes sont particulièrement intéressantes. Chris Anderson du magazine Wired, Yves Morieux du BCG sur la complexité et la gestion des développements informatiques, Michael Ballé sur le Lean dans l&#8217;industrie, puis sa translation dans notre industrie&#8230; Les Keynotes valent le détour. C&#8217;est l&#8217;occasion d&#8217;écouter de très bons speakers. Forcément Boss pour cette première journée. Mais demain matin j&#8217;écouterai Neal Ford et Martin Fowler, donc je sais que les Keynotes de Geeks arrivent.</p>
<p>Les présentations ensuite pendant la journée se déroulent soit sur un format de 20 minutes, soit sur un format d&#8217;une heure. Finalement ces 20 mn c&#8217;est parfait. Les Speakers font passer le message, et tu peux ensuite changer de salle rapidement pour suivre les sessions les plus intéressantes. Il y a 3 salles, donc tu es obligé de faire un choix entre 3 sessions. J&#8217;ai entendu qu&#8217;Octo compte mettre en ligne rapidement les vidéos des sessions, ce qui veut dire que toi lecteur, tu pourras revoir celles-ci très bientôt. Je vous confirmerai cela demain.</p>
<p>L&#8217;après-midi débute avec l&#8217;enregistrement live du célèbre Podcast Java &laquo;&nbsp;Les CastCodeurs&nbsp;&raquo;. Il a d&#8217;ailleurs dépassé les 4300 téléchargements par mois. Quand je pense que les blagues de Guillaume sont écoutées 4300 fois&#8230; Mais ça fait son charme, continue Guillaume. Nous avons parlé de Java 7, des standards, du rachat de Sun Microsystems par Oracle, la salle a participé, c&#8217;était sympa.</p>
<p>Je suis ensuite allé écouter la présentation en 20mn sur le Lean d&#8217;Hervé Lourdin et Clément Rougier, puis ce fut à mon tour de monter sur scène. Tout s&#8217;est bien passé, et je vous raconterai sur le blog ce que j&#8217;ai raconté durant ces 20 minutes. Oui j&#8217;ai parlé de vous, de la communauté, des 322 personnes qui ont répondu au sondage en avril. J&#8217;ai parlé un peu aussi de l&#8217;express-board, du paris java user group, de tout ce qui fait notre communauté.<br />
Ensuite j&#8217;ai beaucoup apprécié la présentation de Ludovic Cinquin sur nos biais cognitifs, sur nos travers qui font que lors de la réalisation de projets informatiques, nous allons nous planter. Du caviar, une très bonne presentation.</p>
<p>Pour terminer nous avons eu la présentation en Français de Leo Apotheker, ex-CEO de SAP. Tout en finesse, à part l&#8217;absence de slides, ce fut intéressant. Je reste un peu sur ma faim, pour avoir ré-entendu des trucs déjà entendus l&#8217;an dernier. J&#8217;ai constaté l&#8217;absence des stars ensuite au buffet, il devait y avoir un diner spécial DSI/Stars je pense.</p>
<p>La soirée s&#8217;est terminée par un buffet et une dégustation offerte par le site Internet 1855.com, avec la présence d&#8217;oenologue. Très bon moment, où nous pouvons discuter de notre métier, où nous pouvons refaire le monde, et qui fait aussi partie de cette événement. </p>
<p>J&#8217;ai fait une rencontre avec une personne de la communauté Alt.Net, l&#8217;équivalent du Paris Java User Group. Il y a cependant un décalage entre nos 2 univers, la communauté .NET est moins importante en taille (mais pas en valeur) que la communauté Java. Très bonne discussion, je vous en reparlerai prochainement. </p>
<p>Je vous laisse là (oui je sais, tu n&#8217;as pas tes 344 billets comme d&#8217;hab) mais j&#8217;ai une méchante angine, je peux plus parler. Et comme je ne peux plus parler, je ne peux donc pas vous raconter ce soir toute la journée.</p>
<p>A demain.</p>
<p>PS: suivez le tag #usi2010 sur Twitter, y&#8217;a pleins d&#8217;informations sympathiques.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.touilleur-express.fr/2010/07/01/usi-2010-resume-de-la-premiere-journee-en-attendant-plus/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>USI 2010 : la recette du cocktail</title>
		<link>http://www.touilleur-express.fr/2010/06/28/usi-2010-la-recette-du-cocktail/</link>
		<comments>http://www.touilleur-express.fr/2010/06/28/usi-2010-la-recette-du-cocktail/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 28 Jun 2010 20:01:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Martignole</dc:creator>
				<category><![CDATA[Perso]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.touilleur-express.fr/?p=3855</guid>
		<description><![CDATA[Plus que quelques jours avant l&#8217;USI 2010, qui aura lieu le 1er et le 2 juillet à Paris. 
Pour ceux qui ont loupé les épisodes précédents, je vous rappelle la recette de ce très bon cocktail :
- une mesure de Boss, équipé costard-cravate-blackberry
- une mesure de jeunes Geeks équipés tee-shirt/sac à dos/téléphone Android
- une mesure de vieux Geeks équipé chemise/iphone/macbookpro ou iPad
Prenez le tout, secouez fortement, laisser reposer quelques instants, et vous obtiendrez la recette d&#8217;une conférence originale. 
Comme l&#8217;an dernier je vous raconterai ce que je vais voir pendant ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.touilleur-express.fr/wp-content/tag_usi_100_651.jpg"><img src="http://www.touilleur-express.fr/wp-content/tag_usi_100_651.jpg" alt="" title="tag_usi_100_65" width="100" height="65" class="alignright size-full wp-image-2814" /></a>Plus que quelques jours avant l&#8217;USI 2010, qui aura lieu le 1er et le 2 juillet à Paris. </p>
<p>Pour ceux qui ont loupé les épisodes précédents, je vous rappelle la recette de ce très bon cocktail :<br />
- une mesure de Boss, équipé costard-cravate-blackberry<br />
- une mesure de jeunes Geeks équipés tee-shirt/sac à dos/téléphone Android<br />
- une mesure de vieux Geeks équipé chemise/iphone/macbookpro ou iPad</p>
<p>Prenez le tout, secouez fortement, laisser reposer quelques instants, et vous obtiendrez la recette d&#8217;une conférence originale. </p>
<p>Comme l&#8217;an dernier je vous raconterai ce que je vais voir pendant ces 2 jours. En ouverture nous aurons le plaisir d&#8217;accueillir Chris Anderson, le patron du magazine Wired. S&#8217;il y a un mag pour les Geeks, c&#8217;est Wired. Le top of the top étant de le lire sur un iPad bien entendu. </p>
<p>La matinée de jeudi sera consacrée au thème <font color="#990099">Innovant</font>. Présentation de David Gageot sur Git, comparaison des différentes solutions de Cloud Computing avec Didier Girard, présentation de Daniel Kaplan, la matinée va être très riche.</p>
<p>Le jeudi après-midi est placé sous le thème <font color="eeee00">Durable</font>. Michael Ballé ouvrira l&#8217;après-midi avec Keynote sur le Lean Managment. Ensuite je pense qu&#8217;il ne faut pas louper l&#8217;enregistrement des CastCodeurs avec Emmanuel Bernard, Vincent Massol et Guillaume Laforge. Antonio est absent cette semaine, mais il sera peut-être en mesure d&#8217;appeler les autres ?<br />
L&#8217;après-midi parle Lean et entreprise, ainsi que la position des Geeks dans l&#8217;entreprise. Je parlerai 20 minutes à 17h00, sur le sujet des communautés et des geeks. </p>
<p>La bonne nouvelle c&#8217;est que <a href="http://www.touilleur-express.fr/2009/07/02/usi-2009-neal-ford-de-thoughtworks/">Neal Ford</a> et Martin Fowler ouvriront la deuxième matinée, sur le thème <font color="#669900">Ouvert</font>. Pour rien au monde je ne louperai ce show. Merci aux organisateurs d&#8217;avoir transformé leur présentation en Keynote, cela permettra d&#8217;aller voir les CastCodeurs et de suivre aussi ces 2 Geeks. Mark Surman de Mozillia, Olivier Mallassi du NoSQL User Group (et d&#8217;Octo), une présentation en anglais du DG de PayPal France, que du lourd. J&#8217;ai noté aussi la présence de Fabrice Epelboin un autre bloggeur (hé on est deux !) et une présentation que j&#8217;ai vu en perfection game qui vaut le détour sur la performance, la présentation d&#8217;Eric Daspet de SQLI. </p>
<p>Le 4ème temps de l&#8217;USI sera placé sur le thème <font color="#990000">Valeur</font>. Tout d&#8217;abord la présence de Greg Young (DDD) ou de Guillaume Duquesnay <a href="http://www.touilleur-express.fr/2009/07/22/usi-2009-vaincre-la-force-du-plouf-par-guillaume-duquesnay/">(relisez mon blog de l&#8217;an dernier pour comprendre</a>) qui était présent au dernier Paris JUG avec l&#8217;ensemble d&#8217;Octo. L&#8217;avenir du langage, la place des développeurs, l&#8217;outsourcing où le DSI deviendrait un directeur des achats, l&#8217;énergie du DSI et le Lean Managment, il y aura de quoi ouvrir de nouvelles perspectives&#8230;</p>
<p>Pour terminer, ce sera Fabrice Luchini qui viendra nous faire part de sa vision d&#8217;humain, d&#8217;acteur et d&#8217;utilisateur de tous les machins que nous programmons. A ne pas manquer aussi.</p>
<p>L&#8217;USI apporte une vision de notre monde et de notre métier, avec un mélange intéressant entre Geeks et Boss. Si vous voulez encore venir, il resterait quelques places, mais dépêchez-vous. Sinon vous suivrez cela sur le Touilleur Express. Bon, un peu moins vivant, mais je ferai de mon mieux pour vous raconter mes 2 jours là-bas. </p>
<p>Stay tuned comme dirait je sais plus qui. </p>
<p>A jeudi, en teeshirt/cravate/ comme l&#8217;an dernier.</p>
<p>Le site de l&#8217;USI : <a href="http://www.universite-du-si.com/">http://www.universite-du-si.com/</a></p>
<p><object data="http://www.universite-du-si.com/player/player.swf" height="225" name="svdo_ambiance" type="application/x-shockwave-flash" width="300"><param name="quality" value="high" /><param name="wmode" value="opaque" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="flashvars" value="dock=true&amp;controlbar=over&amp;autostart=true&amp;volume=90&amp;provider=video&amp;bufferlength=5&amp;file=http://www.octo.com/uploads/videos/AnnonceUSI2010-Luchini.flv&amp;image=/speakers/photos/201" /></object> </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.touilleur-express.fr/2010/06/28/usi-2010-la-recette-du-cocktail/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>7</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
