S’il y a quelque chose d’important pour coder… c’est un bon clavier. Depuis de nombreuses années, j’utilise exclusivement des claviers QWERTY. Ceci peut vous surprendre, mais je vais vous expliquer pourquoi. Tout d’abord, les raccourcis claviers dans votre éditeur de code sont tous pensés pour des Qwerty. Prenez IDEA IntelliJ ou Eclipse, et testez une journée sur un clavier Qwerty. Vos muscles et vos mains vous diront merci à la fin de la journée. Alors certes, il y a les accents lorsque vous devez écrire en Français. J’écris tous mes articles de blog en Qwerty, avec un layout de clavier particulier, US-International PC. Ceci permet de saisir des caractères accentués, tout en conservant une disposition en qwerty.

Un clavier qwerty est vraiment plus reposant pour coder. Les caractères point-virgule, virgule, les accolades, les crochets, la simple quote et la double-quote sont tous situés sur les touches, sous votre main droite. Idem pour le caractère pipe, slash et backslash. Regardez sur cette photo, et imaginez le gain de temps, sans parler de fatigue musculaire… Bon, pour un Architecte qui ne code plus, cela n’a pas forcément beaucoup d’intérêts, je vous l’accorde. Mais pour des jeunes développeurs comme nous… ça roxe.

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Je travaille avec un MacBook Pro, mais je préfère brancher un clavier externe lorsque je suis un peu sédentaire. Tout d’abord, un MacBookPro, ça chauffe. Surtout lorsque vous codez en Scala. Ensuite, le clavier du portable est plus fatiguant qu’un clavier externe. Et enfin, un clavier externe permet de taper beaucoup, beaucoup plus vite, qu’un clavier de MacBook Pro. Cet été, paf, mon vieux clavier Microsoft qui datait de Reuters a rendu l’âme. Un peu triste, cela a fait la joie cependant de mes amis de Zaptravel, car la chose était devenue assez bruyante. Bref, il était temps de se commander un nouvel outil de travail.

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Et là, cher lecteur, j’ai un peu pété un câble. L’histoire m’a coûté plus de 200 EUR, c’est super-mega-hypster, mais j’adore.

J’ai entendu parler du clavier CODE, créé par Jeff Atwood, auteur du blog « Coding Horror« . Après avoir regardé sur différents sites de Geek, j’ai fait craquer la carte bleu (de mon entreprise) et j’ai attendu… plus de 4 semaines. A l’heure où vous lirez cet article, vous verrez qu’ils sont en ruptures de stocks, victime du succès. Bref mi-septembre, dring, un colis, oh un droit de douane de 40 EUR (!!!) et enfin, 230 EUR plus tard, le précieux est chez moi.

Ouverture de la boîte « à la Apple », avec un design plutôt sympa. Une petite doc vous explique comment configurer les switchs, un cable USB, une pince pour pouvoir retirer ou remettre des touches, et c’est tout. Vous pouvez configurer votre clavier en Qwerty, Dvorak ou Colemak, et vous pouvez pousser le vice jusqu’à retirer les touches, afin de les remettre selon votre choix… Bon, il sera impossible de se faire un clavier Bépo sauf à commander les touches sérigraphiées manquantes… ce qui est possible.

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Le clavier est tout d’abord rétro-éclairé. Super pratique pour coder lorsque l’intensité lumineuse ou la lumière du jour n’est pas suffisante. Pour ma part, j’ai pris l’habitude de code sans regarder mes mains depuis 1995, qwerty comme azerty. L’intensité lumineuse se règle avec une touche de fonction.

Pour un Mac, ce clavier est parfait car il est très bien reconnu. J’ai réglé 2 switchs afin d’activer le mode « Mac », puis pour désactiver l’équivalent de la touche Windows. Je ne connais pas beaucoup de claviers externes capables de gérer les touches Volume/Lecture/Arrêt correctement. Le clavier WASD s’en sort super bien, il est facile de couper le son ou de lancer iTunes, sans devoir toucher au clavier du portable.

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Sur la qualité de fabrication, tout d’abord ce clavier est fabriqué en Chine. Il est lourd, et donc il ne bougera pas sur votre bureau. Il dispose de petites pattes pour le sur-élever, mais je n’en n’ai pas eu besoin, car le clavier est naturellement incliné. La première sensation est agréable. La vitesse de frappe est en effet bluffante. Le système Cherry MX Clear keyboard, assez rare à trouver, permet de taper rapidement sans que cela ne soit trop bruyant. Attention cependant, le clavier n’est pas silencieux. Son utilisation est même bruyante pour vos voisins. Je testerai avec mes potes de Zaptravel, je vous dirai ce qu’ils en pensent. Mais bon… c’est un peu bruyant. Pas autant qu’un clavier mécanique « vintage » car les contacteurs Cherry sont tops.

A la sortie de la boîte, et après quelques heures, j’ai été déçu au début, car la touche TAB et Shift-Gauche restaient enfoncées et bloquées. Genre… tu viens de payer un prix exorbitant, et ce truc ne marche pas. Mais quelques heures d’utilisations plus tard, à croire qu’il fallait roder ces touches, tout est redevenu normal, et les 2 touches ne se bloquaient plus. Mais bon… j’avoue avoir eu un petit moment de doute. Je ne me voyais pas retourner le clavier aux USA…

Par rapport à un clavier externe Apple, c’est vraiment mieux. Le confort d’utilisation n’a rien à voir avec le machin « design » mais inutilisable lorsque l’on code. Bon, les Architectes qui ne codent pas et qui aiment bien les beaux claviers, prenez Apple.

Côté connectique, pas de Bluetooth, mais un câble USB, d’un mètre, qui vous permet de placer votre portable sous la table. Mais comment fais-tu pour l’écran ? Et bien j’ai aussi un écran externe DVI, et je n’utilise pas l’écran du MacBook Pro, lorsque je suis au bureau.

En conclusion, ce clavier est trop cher pour nous, petits européens. Il est très bien fini, facile à configurer, et il vous apportera un confort de programmation non négligeable. Cependant, il sera un poil trop bruyant si vous travaillez dans un espace calme. Si par contre, vous êtes dans un méga open-space, vous pouvez vous en prendre un, car il reste moins bruyant qu’un clavier classique. Il pèse exactement 1,02kg, selon la balance de la cuisine. C’est beaucoup trop lourd pour se balader avec dans votre sac à dos. Par contre c’est parfait pour les gamers ou les codeurs, qui n’aiment pas que le clavier bouge tout seul sur la table.

Voilà, si vous êtes fabriquant de clavier, envoyez-moi vos échantillons et je testerai.

 

5 réflexions sur « Test du clavier CODE WASD »

  1. Merci pour le test ! J’avais lu l’article à l’époque mais j’avais pas réalisé que le clavier était déjà produit et disponible, je pensais qu’il était seulement à l’étape de PoC. Je travaille exclusivement avec les claviers Apple pour le moment mais je commence à sentir la fatigue s’accumuler au niveau de mon poignet et pense sérieusement à changer pour un bon clavier mécanique avec des switch Cherry MX (j’hésite entre le blue et le clear maintenant que t’en parle). Sinon je ne sais pas si je prendrais celui-ci, j’ai entendu beaucoup de bien du Kinesis Advantage, certes beaucoup plus cher que CODE (je pense que je débourserais autour de 300 euros mais y a une chance que je puisse convaincre mon employeur de me le payer). Un collègue l’utilise d’ailleurs et m’a assuré qu’il ressentait les bienfaits de la disposition des touches et que malgré un temps d’adaptation un peu long, une fois que ça commence à rentrer on va vraiment vite avec.

    Après y a le bruit, mais bon…

  2. le rétro-éclairage c’est vraiment une super feature pour un clavier externe. après je comprends pas trop l’engouement pour ce clavier au delà du truc hipster geek. Tant qu’a être dans cette démarche d’optimisation pourquoi ne pas prendre un typematrix; c’est pense pour être ergonomique et c’est presque 3 fois moins cher !

  3. @Xavier : +1 pour le Typematrix ! C’est vraiment super. Notamment les touches backspace et enter au milieu et l’alignement vertical !

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