je_passe_indepAlors toi aussi tu veux passer indèp…

Tu en as marre au bout de 5 ans de travailler pour la même société. Tu travailles en SSII, et le poids des années commence à se faire sentir. Lors de ta dernière négociation salariale, qui s’est terminée par une augmentation de 3%, tu t’es dis : trop c’est trop, il faut que je passe indépendant…

Indépendant, freelance, mec cool qui va à toutes les conférences avec son macbook pro… ça fait plus rêver à priori que de revenir lundi dans une Tour à la Défense. Cela doit être sympa, et surtout, tu vas mieux gagner ta vie. C’est ce que tu as entendu dire à 1h du mat lors d’une soirée user-group. Non l’argent n’est pas la première motivation, bien sûr. Tu veux avant tout plus de temps libre pour travailler sur des projets personnels (Diablo3, World of Warcraft ou GTA). Toussa, toussa…

Quelques recherches et des discussions justement avec un indèp au restaurant d’entreprise plus tard, tu as trouvé les articles et les documents nécessaires pour te lancer. Super, c’est parti. Tu quittes ton entreprise actuelle avec une rupture conventionnelle. Cela te donne droit à l’assurance chômage, et surtout, à l’aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprises (ACCRE). Cela tombe bien, tu vas créer justement une EURL. Exonération de charges sociales, c’est un cadeau à hauteur de 120% du montant du SMIC pour une année, soit environ 19000 EUR pour une année. Ca commence bien non ?

Bon, maintenant il faut des clients. Ton ancienne SSII t’a gentiment mais très justement expliqué que tu ne peux pas avoir le beurre, l’argent du beurre et la crémière. Elle est face à dilemme : si elle te garde sur ta mission, qu’elle te prend en portage, et que tu continues à travailler pour le même client, cela va créer un précèdent pour tes autres ex-collègues de ta SSII. Tout le monde va se dire : je passe indépendant et je continue à bosser pour GrosseBanque, en passant par mon ex SSII. Donc tu as de fortes chances de ne pas rester chez ton client, et de devoir te lancer dans le grand bain. Mais ça, c’est ce que tu voulais.

Et c’est là que ça commence à devenir intéressant.

Tu fais ton CV, tu vas sur freelance-info ou sur un site pour les indépendants. Wow… ce gars facture 700 EUR la journée, et il n’a que 5 ans d’expérience… je vais faire pareil. Après avoir posté ton CV, mis à jour ton profil LinkedIn et Viadeo, tu commences à attendre. Pas trop de soucis du côté porte-monnaie, car en quittant ton ExSSII, tu as touché tes congés payés. De quoi tenir quelques temps. Un passage à Pôle Emploi pour s’inscrire en tant que demandeur d’emploi « au cas où tu ne trouves pas de clients » n’a rien donné. Avec ta situation, sans parler de ton profil d’ingénieur informaticien, la dame de pôle emploi t’a demandé de revenir d’ici 1 ou 2 mois. Soit, c’est pas grave, tu as encore droit pendant un an à l’assurance maladie des salariés… pas trop de soucis de ce côté là.

Donc tu attends des clients, et tu commences à démarcher aussi des anciens collègues. De fil en aiguille, tu apprends aussi qu’il y a des sites spécialisés, sur lesquels tu peux trouver une mission à 700 EUR avec 5 ans d’expérience. Cool !

Le coup de téléphone du commercial

Après avoir posté ton profil, le lendemain tu reçois un premier coup de téléphone.

C’est Houston-Courteur, un cabinet de placement Américain, en fait immatriculé au RCS de Bobigny.

Steeve, le commercial, a été fortement séduit par ton profil d’expert en « J2EE depuis 5 ans » et il a justement une mission à te proposer pour une durée de deux ans, « entre 400 et 600 EUR jour » pour un client pressé.

Bref le jeudi suivant à 18h30, car les RDV chez ces clients sont toujours à 18h30, tu te retrouves dans le RER, direction la Défense. Cravate ajustée, le CV sous cellophane dans la sacoche, l’oeil qui brille, tu es prêt pour passer un entretien.

En arrivant, tu fais la connaissance de Steeve au pied d’une Tour de la Défense. A peine le temps de discuter, vous vous retrouvez au 34ème étage de GrosseBanqueDeux. Il te tutoie, c’est ton pote, et il parle très vite. « Client prestigieux », « refonte du SI », « expertise », « SOA », « technos modernes comme JSF… ». Un vendeur de BMW mais qui s’appelle Steeve au final.

Le Client te fait attendre 10mn avant de te recevoir dans un petit bureau sans fenêtre. Une table, 2 chaises fatiguées, un poster de la CGT de 2008 pour la réforme sur les retraites, et c’est tout. Steeve reste dehors, le cellulaire collé à l’oreille, déjà occupé à trouver un nouveau développeur pour une autre refonte d’un autre SI quelque part.

L’entretien ressemble à tout ces entretiens que tu as passé en étant en SSII. D’ailleurs, soit-dit en passant, le fait de passer un entretien est plus ou moins illégal en soit. En principe le Client achète à Houston-Courteur une prestation de service pour avoir une compétence « Java EE 5 ans d’expérience » pour 550 EUR HT par jour. Ensuite, tu ne devrais pas avoir à passer d’entretien. Houston-Courteur n’ayant pas la compétence en interne (ils n’ont aucuns développeurs, ce n’est pas une SSII), fait appel à des indépendants comme toi.

Le client passe une heure à te présenter son projet. Il sent la mort, l’ennui et l’urine ce projet. C’est en fait un système de facturation du backoffice initialement codé en PL/SQL, porté ensuite sur Websphere avec Java 1.4, et ils cherchent une personne pour faire « … des évolutions dans le cadre du périmètre du projet initial… » et « … du support 3ème niveau aux utilisateurs« .

Au fait tu parles Anglais non ? Car une partie (99%) de l’équipe de dèv est à Madagscar à Boughlalimatitiranivalo.

Je traduis : bugs et corrections à l’arrache, et gestion des psychopathes du Backoffice incapables d’utiliser Excel ou la machine à café.

Ca roxe un peu moins non ?

Reprendre l’ascenseur et vraiment… redescendre sur Terre

L’entretien se termine. Tu n’as aucunes idées de ton poste de travail, du nombre de collègues, si tu auras de la lumière pour travailler ou si ton profil a retenu l’attention du Client. Et aussi, pourquoi ce Chef de projet se grattait nerveusement l’oreille avec un crayon « PFG » pendant l’entretien…

Steeve sert la main du Client. Il le tutoie. Et devant toi, il demande au Client:
« – … alors ?  »
« – Ecoute Steeve, et bien s’il est ok, on commence lundi »
« – ok super, je te retourne l’A.O signé, tu mettras le profil que je t’ai donné sur la fiche »
« – ça roule »
« – mes amités à Jacques au fait »
« – il est plus chez nous »
« – … ah merde, et il est chez qui ?  »
« – mort d’un cancer l’an dernier »
« – ah merde, ok. Je mettrai mes contacts à jour alors ».

Dans l’ascenseur, à croire que Steeve veut te faire le coup de la panne, il est tout excité et il n’attend qu’une chose : que tu signes. Côté facturation, il te dit « entre 400 et 600. Mais bon, avec ton profil, je t’ai placé à 520 pour être certain que les achats te prennent ».

Classique.

Le coup de « je t’ai placé à XXX sinon la mère de l’acheteur principal n’aurait pas pu commander l’aspirateur sur JPG en cadeau avec les post-its pour l’école du fiston… »

Ah super vous vous dites… Sauf que Houston-Courteur doit aussi payer « des charges ». Le courtier en indépendant prendra un généreux 20% sur cette facturation HT, ce qui te laisse 416 EUR HT par jour facturé. Bon, entre toi et moi : c’est déjà pas mal. Si tu travailles 200 jours, tu feras un chiffre d’affaire de 83200 EUR, ce qui te laissera un « net » d’environ 57 855 EUR. Je ne calcule pas de tête, mais voilà l’ordre de grandeur. Cela correspond à un salaire brut d’environ 78k par an. Pour faire de la merde pour GrosseBanque, je précise.

Bref tu te retrouves le lundi suivant, un peu près dans la même situation, mais plus pire quand même.

D’abord le poste de travail, et surtout, le sens de ce que tu fais. Tu te retrouves dans un boulot qui ne sert à rien. Il y a certes un peu de maintenance et de travail… mais vraiment rien d’enrichissant. Si finalement tu n’avais pas dit oui immédiatement, tu aurais certainement trouvé mieux… ou pas.

Il est temps de conclure

En devenant indépendant, le premier truc à comprendre, c’est que tu risques de faire le même travail que lorsque tu étais en SSII. Voire pire, tu ne seras pas accepté sur certaines missions, car le Client ne veut plus d’indépendant qui passe via des intermédiaires. Ce que je te conseille, c’est de trouver d’abord une mission, de tester le marché, avant de te lancer vraiment.

Ensuite la liberté… s’arrête où les intérêts du Client commencent. En principe, tu n’as aucuns liens de subordination avec le Client. C’est illégal. Tu es donc libre de prendre tes vacances, de ne pas venir un jour, de mettre les pieds sur la table, etc. Tu n’as pas à participer aux réunions d’entreprise, aux événements à la con organisé par le management pour motiver leurs salariés. Tu ne participeras pas logiquement à l’arbre de Pâques et aux cloches de Noël. Enfin en donnant un petit billet à un interne, tu pourras cependant acheter des places UGC à 3 EUR. La classe ultime.

Dans la réalité, selon ma propre expérience, tu dois forcément travailler et t’adapter à ton Client. Tout se négocie, mais la moindre des politesses est de consulter son Client. Tu pourras donc aller à Devoxx, pour peu que tu aies organisé ton emploi du temps avec lui.

Chaque fin de mois, tu feras une feuille de présence, un compte-rendu d’activité. Même cela en fait, c’est plus ou moins légal. Mais bon… tu marques le nombre de jour présent, ton client signe. Ensuite tu fais ta facture et tu retournes le tout à Steeve. 30 jours plus tard, un gros virement tombe sur ton compte. Au bout de quelques mois, même en te versant l’équivalent de ton ancien salaire net, tu te retrouves avec 20 000 euros sur ton compte pro. Tout cela pour faire une mission qui n’a pas de sens, pour un travail pour lequel tu ne sais ni les tenants, ni les aboutissants.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il est possible de faire presque le même travail qu’en étant en SSII, tout en gagnant mieux sa vie.On peut faire mieux… mais on peut faire exactement la même chose.

A méditer avant de se lancer.

8 réflexions sur « Passer indep »

  1. Complétement d’accord avec toi.

    Pour trouver des missions funs, il faut se sortir les doigts : réseauter (un peu) mais surtout se former sans cesse sur toutes super-géniales technos du moment. Pourquoi ? Pour ne pas rater l’entretien de LA mission qui tue.

    Note que c’est vrai aussi si tu es salarié, le seul moyen de s’amuser au boulot, c’est d’être « bon », d’être celui qui amène le fun, grâce a ces connaissances larges et ses propositions pertinentes.

    Donc oui être freelance ne suffit pas et n’est pas un passage obligé, mais ça aide. Ça aide à se dégager du temps pour se former. Ça aide à accumuler un peu de tréso pour pouvoir dire OUI au projet de startup super prometteur qui cherche son CTO « gratuit » 😉

  2. Je suis d’accord sur le fond de l’article.

    Mais en fonction des cas, faire le même boulot tout en gagnant plus, ça peut déjà être pas mal, le fait de pouvoir assister à des conférences aussi.

    Mais le truc que tu ne pourras jamais faire en SSII c’est de décider de quitter cette mission chez GrosseBanque2 pour une autre mission payée 20% de moins chez HopActive la boite qui ne fait travailler que des gars passionnés autour du monde.

  3. Petite remarque sur l’ACCRE, parce qu’il me semblait avoir compris autrement. Je pensais qu’on était exonéré de charges sur 120% du SMIC.

    Donc exonéré de charges sur environ 19000€ sur 1 an, soit un cadeau d’environ 6600€ si je prends 35% de charges.

    J’ai bon ?

  4. Le problème c’est que tu ne gagnes pas plus en tant que Freelance, c’est là le piège.

    Personne ne sait lire une fiche de paie, mais en résumé, un salaire, ce n’est pas que le net qui tombe sur son compte en banque. Le salaire, c’est aussi le DROIT à être payé:
    – quand tu seras malade.
    – quand tu seras à la retraite.
    – quand tu seras au chômage.
    plus quelques autres trucs genre les allocations familiales, accident du travail…

    Ces droits sont payés par les cotisations salariales (ce qu’on enlève de ton brut) et les cotisations patronales (ce que ton entreprise paient en plus de ton salaire brut, et ce que les patrons aiment appeler ‘CHARGES salariales’, afin d’y donner une connotation négative. De cette façon, le MEDEF peut aller se plaindre qu’il y a trop de ‘charges patronales’, alors que ces cotisations sont ce qui paient les hôpitaux où on se fait soigner, par exemple).

    Quand tu vas devenir Freelance (ou plutôt travailleur indépendant), tu vas recevoir un revenu, pas un salaire. Tu paieras des cotisations sociales, qui en retour t’offre une assurance chômage/santé/retraite ridicule.
    Donc normalement, tu est censé garder une partie de ton argent pour prévoir tout ça, après tout, tu es gérant de ta société, tu es censé apprendre à gérer ce genre de choses.

    Le problème, c’est que quand tu as moins de 35 ans, tu n’es pas malade, tu n’es pas au chômage, tu n’es pas à la retraite. Donc tu ne réfléchis pas à tout ça et tu dépenses cet argent.

    Tu ne veux bosser que 6 mois dans l’année pour bosser sur un projet perso? Pas de problème, mais tu as intérêt à bien réflechir car l’argent que tu utilises quand tu n’es pas payé, c’est l’argent de ta retraite.

    On a malheureusement quasiment aucun recul sur ce statut de ‘Freelance informatique’ car il n’y a pas vraiment d’exemple de freelance info qui ont plus de 50 ans, mais il ne faut pas oublier que même à 50 ans, il faut bien travailler encore une quinzaine d’années, et on bosse dans un domaine où être ‘vieux’ et français est un désavantage par rapport a l’offshore qui fournit des développeurs moins chers, et surtout de mieux en mieux qualifiés pour certains pays (je pense à l’Inde qui investit dans ses universités et on voit l’évolution des compétences des indiens par rapport à il y à seulement 5 ans).

  5. Description très véridique de la réalité.

    Avant d’être dans ma mission actuelle, un cabinet m’a appelé pour passer un entretien chez Cetelem (filiale de BNP). Donc je suis allé, ils étaient 3 dans la salle, dont un « architecte » grisonnant d’une 40taine d’années.

    Entretien classique, sauf que dès que j’ai dit que sur mon ancien projet, on avait 5 Tomcat en prod, ils me regardaient avec un air ahuri !

    « Quoi ? Vous faites tourner des Tomcat en prod ? Vous n’utilisez pas Websphere ou un serveur ‘applicatif’ ? » Sacrilège!

    Le reste de l’entretien était du même acabit, ils sont choqués qu’on puiise utiliser un ThreadPoolTaskExecutor de Spring dans notre appli pour des tâches asynchrones, parce qu’un jour ils ont lu dans un bouquin avec J2EE dessus que c’était mal de toucher aux thread pools (même quand c’est géré par Spring, un framework qui a fait ses preuves). C’est le boulot du containeur J2EE, vous savez ce gros bousin qui fait tout, même le café et croissant pour vous le matin.

    Pour terminer l’entretien dans les règles de l’art, un petit QCM technique. Je m’attendais à quelques questions corsées car bon, c’était pour un poste d’architecte quand même. J’ai rigolé en regardant l’intitulé des questions (comment changer le owner sous linux « 1.chown, 2.chgrp, 3.chmod », comment faire des listes en HTML « 1., 2., 3. »…)

    Fin de l’entretien, sans même regarder les réponses au QCM, ils me disaient : « bon, on pense que tu es un peu ‘jeune’ pour le poste d’architecte ».

    Cet entretien raté c’était la meilleure chose qui me soit arrivé dans ma carrière jusqu’à maintenant.

    Aujourd’hui je suis dans une mission avec de bons codeurs, à faire du Cassandra/Hadoop/AngularJS.

    Comme quoi, ça ne se joue à rien …

  6. @Aurélien

    « Le problème c’est que tu ne gagnes pas plus en tant que Freelance, c’est là le piège. »

    –> C’est un échange. Echange du filet sécurité du statut salarié avec toute la protection sociale contre plus de rémunération en freelance mais plus de risque.

    Il n’y a pas de magie, ce qu’on perd d’un côté, on le gagne de l’autre. En informatique, surtout sur les technos de pointes, l’équation est simple : « quel est le risque, pour un bon information ‘jeune’, de tomber au chômage ». Chacun choisit une stratégie de fonction du risque qu’il veut prendre.

    « Pas de problème, mais tu as intérêt à bien réfléchir car l’argent que tu utilises quand tu n’es pas payé, c’est l’argent de ta retraite. »

    –> Bah justement, ma retraite, je ne suis pas sûr de pouvoir la toucher un jour vois-tu. Avec tous ces mauvais qui nous gouvernent, le système par répartition aurait ptêt disparu quand je serai à la retraite…

    Donc pour moi, à moins de s’approcher de la 50taine, la question de la retraite n’est même plus un critère pertinent.

     » il faut bien travailler encore une quinzaine d’années, et on bosse dans un domaine où être ‘vieux’ et français est un désavantage par rapport a l’offshore qui fournit des développeurs moins chers, »

    –> Sauf qu’avoir 50 ans et présenter un CV d’une vie avec des missions en CDI, c’est pas pareil qu’avoir 50 ans avec 20 ans de freelance derrière.

    Dans le premier cas, le recruteur te voit par ton âge (vieux, près de la retraite, trop cher) alors que dans le 2ème cas, le réflexe c’est : « ce mec est un entrepreneur ». L’âge passe complètement en second plan.

    De toute façon je pense que sur une carrière de 20 ans en freelance, on a tout intérêt à un moment à passer par la case « start-up », ne serait que pour l’expérience, pour le challenge que ça procure. Après, quelque soit ton âge, les gens te regardent différemment

  7. Très bien résumé.

    Tu as juste oublié de dire que steeve te demande inlassablement et de façon assez lourde (à peu près tout les 15 jours) si tu as des contacts à lui donner, si tu veux être amis avec lui sur linked-in pour pouvoir contacter l’intégralité de tes contacts de ta part etc…

    Après tu as l’avantage contrairement au SSII de te barrer d’une mission vraiment trop chiante dès que le contrat est terminé sans être obligé de supplier ton chef de projet.

    @Aurélien : il existe des prévoyances, des complémentaires et tout pleins de trucs finalement pas si cher que ça pour être bien protégé. Donc en freelance tu gagne plus, la dessus il n’y a pas de doute.

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