[voir aussi la première partie, consacrée à la présentation de Patrick]

Patrick Chanezon a invité 4 personnes pour parler du Cloud. Nous reprenons après la pause avec Didier Girard, Directeur Technique de SFEIR. Passionné par le Cloud, Didier et ses équipes mettent en application depuis quelques années les technologies de Google. Aevc 10% du chiffre d’affaire réalisé en 2010 grâce au Cloud, SFEIR n’a pas de complexes à venir chercher les grosses sociétés de SSII. A sa manière, il incarne David contre Goliath, sauf que David a un compte Google, et qu’il va gagner à la fin.

Création de valeur et de compétitivité avec le Cloud

Voyons un peu toutes les configurations, les différents scénarios dans lequel nous avons utilisé le Cloud. Didier Girard commence par demander à la salle : qui bosse en SSII ? Plus de 60% de la salle lève la main, ce qui est assez impressionnant. A la question suivante : qui souhaiterait utiliser du cloud ? Et bien pas beaucoup de monde.

On vend le Cloud en parlant de coûts, or ce n’est pas le meilleur scénario. Le Cloud n’a rien à voir avec l’économie. C’est une vision de Directeur Financier. Certes certaines solutions sont plus compétitives. Est-ce que vous allez encore investir dans un serveur de courrier électronique au sein de votre entreprise ? Non, aujourd’hui les sociétés utilisent Google Apps et payent à l’usage.

Le premier intérêt du Cloud c’est la Réactivité. Avec le Cloud vous changez d’échelle-temps. Par exemple, pour avoir une machine pour partir en production, l’unité de mesure était la semaine avec l’approche classique. Avec le Cloud, en terme de réactivité, vous pouvez avoir une machine en quelques heures. Et vous pouvez aussi éteindre et libérer ces machines. La vraie économie est là : vous ne payez que pour l’usage, et vous vous installez vous-même votre environnement.

En pratique : fin août 2010, SFEIR remporte un appel d’offre. Grâce au Cloud, il n’a fallut que quelques jours pour installer un environnement de développement complet. Gestionnaire de source code, système de build et un environnement de déploiement. Assembla/CloudBees/Google AppEngine. Cette réactivité, l’absence d’immobilisation financière, ce sont de nouveaux critères de productivité et de réactivité.

Innovation

Le Cloud c’est l’Innovation. Grâce au Cloud, on peut tester et mettre en production une idée en quelques jours. Didier pensait à une idée basée sur ForPlay, une API qui permet de développer des jeux dans un navigateur. Il aime bien passer commande à ses développeurs, et voir ce qu’ils peuvent réaliser en quelques jours. C’est un indicateur sur la qualité de la documentation de l’API et de son accessibilité. Au bout de 2 jours, Aqu4rium sur AppSpot. Sympa non ?

Deuxième idée, le Chrome WebStore. Son objectif est d’essayer d’avoir une application dans le top 10 du Chrome Webstore. Finalement cela donnera un player de musique HTML5.

Ambition

Le cloud c’est aussi une histoire d’ambition. Le Cloud permet de tester de nouvelles idées. Didier parle de Tag, de géotag. Il cite un projet développé par Renaud Favier Blimer, un de ses développeurs : Ske7ch

Le Cloud c’est aussi une histoire d’agressivité. Est-ce que moi, petit développeur, je peux déloger un acteur ? C’est l’histoire de ABonEntendeur, un avertisseur de radar. MarketPlace et Google AppEngine. Sur le mois de juin, l’application a été lancée plus de 2 millions de fois. Parti de rien, ce projet a pris une place très importante. Et Didier explique que les coûts d’hébergement sont minimes. Ce projet n’a peut-être couté que quelques milliers d’euros.

Le Cloud c’est une histoire de démocratisation. Plus besoin de posséder une machine. Vous pouvez tester gratuitement et rapidement un service. L’accès à la ressource IT est aussi un bon moyen pour se former.

Le Cloud c’est une histoire de mérite. La taille de la SSII n’est plus un critère. Aujourd’hui une petite SSII peut couper l’herbe sous les pieds des grosses SSII. Ce qu’il faut comprendre, c’est que les petites entreprises réagissent plus vites et plus humblement que les grosses entreprises. Alors qu’une grosse société Française, opérateur téléphonique mobile, lance son offre de Cloud « à la Française », les développeurs utilisent déjà d’autres services depuis 3 ans. Merci les gars, on vous racontera. Mais le Minitel 2, vous ne nous ferrez pas le coup une deuxième fois…

C’est aussi une histoire de sérénité. Didier raconte l’histoire du site de la conférence des Eveques de France. Chaque année pour Noël et Pâques, il y a 100 fois plus de trafic. Le reste de l’année est plus calme. Comment tenir cette charge ? En basculant le site sur Google App Engine. Grâce à cette solution, le service fonctionne mieux. Il n’y a pas de stress de dernière minute.

Didier Girard termine sa présentation en expliquant que le Cloud est inévitable et c’est tant mieux. Il va y avoir une grosse mutation dans l’esprit des utilisateurs. Il faudra aussi penser un nouveau modèle organisationnel. Le Cloud c’est donc aussi des changements pour les entreprises, pour les développeurs et pour les utilisateurs.

A méditer.

23 réflexions sur « Didier Girard, SFEIR, Création de valeur et compétitivité avec le Cloud »

  1. « Certes certaines solutions sont plus compétitives » -> pour tout besoin ayant une variablité prévisible (mm très grande) Amazon pour ne cité que lui est 2 ou 3 fois plus cher

    « Non, aujourd’hui les sociétés utilisent Google Apps et payent à l’usage.  » -> bah bien sûr… c’est qui « les » ?

    « Par exemple, pour avoir une machine pour partir en production, l’unité de mesure était la semaine avec l’approche classique. Avec le Cloud, en terme de réactivité, vous pouvez avoir une machine en quelques heures.  » -> change d’hébergeur, bien avant le cloud, même OVH mettait des machines à dispo en quelques heures

    « Grâce au Cloud, il n’a fallut que quelques jours pour installer un environnement de développement complet. Gestionnaire de source code, système de build et un environnement de déploiement. Assembla/CloudBees/Google AppEngine. Cette réactivité, l’absence d’immobilisation financière, ce sont de nouveaux critères de productivité et de réactivité.  » -> je fais pareil avec un new VM d’un template, et depuis 10 ans…

    « Le Cloud c’est une histoire de démocratisation. Plus besoin de posséder une machine. Vous pouvez tester gratuitement et rapidement un service. L’accès à la ressource IT est aussi un bon moyen pour se former.  » -> sans machine… hum…

    « Le Cloud c’est une histoire de mérite. La taille de la SSII n’est plus un critère. Aujourd’hui une petite SSII peut couper l’herbe sous les pieds des grosses SSII.  » -> elles n’adressent pas les mm marchés, je vois mal le rapport. Nous, SSII de 200 personnes ne faisons pas le même boulot que les SSII de 4000

    « Didier Girard termine sa présentation en expliquant que le Cloud est inévitable et c’est tant mieux. » -> inévitable…. pour 0.00001% du marché.

    Bref, vivement que ce buzz word disparaissent !

  2. Sinon, merci pour le résumé.
    Ce qui freine l’essor du Cloud Computing, et cela doit être propre à la France, est la peur associée à l’externalisation de tout ce qui peut se faire en interne. D’une part parce que « ce n’est pas nous qui hébergeons », et d’autre part je pense que certaines personnes ont peur de perdre leur poste si elles émettaient l’idée à leur hiérarchie d’utiliser le cloud computing (je pense aux intégrateurs notamment avec les solutions comme CloudBees).

    En ce qui me concerne, le cloud est le futur pas à franchir, on disait la même chose des méthodes agiles quand elles sont arrivées en France, regardez qui ne se tournent pas vers elles.

    En tant que Geek (et pour moi ce n’est pas péjoratif), je suis pour le Cloud car il me permet de travailler chez moi comme à l’heure où j’écris ces mots.

    Merci pour tes tickets Nicolas, longue vie au Cloud et merci aux petits et géants de nous offrir ces possibilités.

  3. @Waddle
    1) pour tout besoin ayant une variablité prévisible (mm très grande) Amazon pour ne cité que lui est 2 ou 3 fois plus cher
    En effet, pour de l »hébergement classique, pas intéressant. Pour de l’hébergement avec flexibilité, intéressant. Je pense plus que Didier voulait parler ici des offres type Cloud Foundry, Google App Engine que du hosting purement technique.

    2) -> bah bien sûr… c’est qui « les » ?

    Pour ne citer que quelques exemples :
    – RentToKil a basculé 35 000 comptes
    – SQLI (source)
    – Malakoff Mederic (source 2)
    – Valeo
    – Euromaster (source ici)
    – AirFrance-KLM pour sa branche néérlandaise
    – SFEIR bien sûr
    – PriceMinister

    3) « Par exemple, pour avoir une machine pour partir en production, l’unité de mesure était la semaine avec l’approche classique. Avec le Cloud, en terme de réactivité, vous pouvez avoir une machine en quelques heures. » -> change d’hébergeur, bien avant le cloud, même OVH mettait des machines à dispo en quelques heures

    Pour être plus précis, il s’agit ici du temps de mise à disposition d’une machine de la part d’une DSI interne à une équipe projet. Cela dit, d’accord avec toi en général pr les hébergeurs classiques.

    4) -> je fais pareil avec un new VM d’un template, et depuis 10 ans…
    Je pense que tu prends du temps pour moderniser/mettre à jour ta VM. Au final, au lieu d’investir ce temps, tu peux en gagner en prenant une souscription et en utilisant une machine prête à l’emploi. Qui peut ensuite être une VM ou pas.

    5) sans machine… hum…
    L’intérêt d’acheter un serveur physique, de le garder, de l’amortir comptablement pendant 2 ans est en perte de vitesse. Ce qui devient intéressant, c’est de louer une ressource le temps de son utilité. Tu peux acheter une voiture ou la louer. Et bien la location est plus intéressant pour une entreprise.

    6) elles (les SSII) n’adressent pas les mm marchés, je vois mal le rapport. Nous, SSII de 200 personnes ne faisons pas le même boulot que les SSII de 4000
    Oui d’accord

    7) « Didier Girard termine sa présentation en expliquant que le Cloud est inévitable et c’est tant mieux. » -> inévitable…. pour 0.00001% du marché.
    Je pense plutôt que d’ici 3 ans, nous aurons des projets basés sur le Cloud représentatifs, avec assez de retour sur expérience. Je ne crois pas à un remplacement du marché, image un peu colportée par les journalistes professionnels. Plutôt à un nouveau marché, peut-être plus intéressant pour les PME. J’imagine un nouvel ecosystème de petites entreprises, capables de construire des services hébergés.

    Pas toi ?

    Nicolas

  4. @Nicolas

    « En effet, pour de l »hébergement classique, pas intéressant. Pour de l’hébergement avec flexibilité, intéressant. » -> Oui mais ca représente 0,0000001% du marché, surtout dans une DSI !

    « Non, aujourd’hui les sociétés utilisent Google Apps et payent à l’usage.  » -> donc il aurait du dire « certaines » ou « de plus en plus ». Dire « les » implique au minimum une majorité et on sait bien ce qu’il en est.

    « Je pense que tu prends du temps pour moderniser/mettre à jour ta VM. Au final, au lieu d’investir ce temps, tu peux en gagner en prenant une souscription et en utilisant une machine prête à l’emploi. » -> a ceci pret que le temps de création et de MAJ d’une VM (avec LXC ou autre joyeuseté moins open source) est négligeable passé un certain nombre d’instanciations. Si le but est de demander des machines à la volée souvent pour de la flexibilité, on peut estimer que le nombre d’instanciation sera suffisamment grand non ?

    « Ce qui devient intéressant, c’est de louer une ressource le temps de son utilité. » -> donc ce qu’on fait depuis 20 ans avec les serveurs…

    « Tu peux acheter une voiture ou la louer. Et bien la location est plus intéressant pour une entreprise. » -> ca dépend de tes immos, de ton CA, etc.

    « J’imagine un nouvel ecosystème de petites entreprises, capables de construire des services hébergés.

    Pas toi ? » -> Mais si, ce que je dis, c’est que ca existe dejà !! Depuis quand google apps existe ? amazon ? la virtualisation ? GAE ? Caramail (lol) ? WebOS ? etc.

    Je m’insurge pas sur le fond, mais sur le buzz word qui comme toujours va dénaturer la chose, et contribue à sa mauvaise utilisation comme Web 2.0, SOA et maintenant l’agilité. Au tour du cloud, en attendant le multi-tenancy.

    Faut arrêter de buzzer tout le temps, parce que derrière ces termes il y a toujours des bonnes idées qui sont légitimes mais qui se retrouve galvaudées et employées de force là où elles ne devraient pas !

  5. Hello,

    j’aime beaucoup cet article.
    et les commentaires.

    il y a une ligne de force qui va, à mon avis, aussi beaucoup favoriser le Cloud : c’est le besoin de transformer le modèle de commercialisation des outils logiciels.

    On voit le nouveau modèle émerger avec le Saas.

    *** l’enjeu : monétiser et fiabiliser le retour sur investissement de la production de logiciels
    Globalement, comme dans l’industrie de la musique et du film, l’ouverture des réseaux et des outils de consommation des produits culturels ont enlevé à cette industrie un « support qui garanti le paiement » : le produit culturel sur un support matériel.

    plus de support matériel bien tangible, plus de garantie de paiement de la consommation du bien.

    avant, c’était simple, il fallait acheter le disque (vinyl), la cassette, la cassette vidéo… ou sa place de cinéma…
    donc paiement relativement assurée.

    avec le CD, la cassette vidéo… la copie a entamé cette garantie.
    le modèle s’est maintenu sans trop de souci.

    mais là, avec les réseaux, les supports en fichier Mp3, Mpeg, et les outils de lectures, et tout le tintouin, … fini la garantie de paiement de la consommation du bien culturel.

    c’est pareil avec les logiciels.

    l’open source a ouvert la voie en injectant en plus la contribution.
    et ca roule.
    à condition de faire quelques effort pour se doter des outils.

    mais pour les modèles qui ne peuvent pas se suffire de cela, et notamment qui veulent une consommation « fluide, facile et insouciante », il faut pouvoir monétiser les efforts faits pour produire ce type de consommation.

    bref, l’industrie et la consommation des outils logiciels a besoin de trouver un moyen de fiabiliser le paiement de la consommation des outils.

    *** les moyens techniques de fourniture des logiciels en Saas sont là depuis plusieurs années.

    cf ces articles, que j’ai écrit en 2004 et 2005 :
    Quelques pistes pour une suite bureautique en Peer to Peer

    Une fonction du type Outlook servie par un serveur de messagerie (webmail)… avancerait-on vers un Outlook en peer to peer ?

    Moteur de recherche et… Open Office en service Web ?

    Dans « Quelques pistes pour une suite bureautique en Peer to Peer », on voit bien que les choses étaient possibles, déjà en 2004-2005.

    Architecture, techniques et outils de programmation… tout est là depuis longtemps.

    Et avec le NetPC, ces choses là avaient déjà été envisagée dès les années 1990…
    (à base d’architecture et de composant DCom, par exemple…)

    *** mais ca ne s’est pas fait.

    J’avais entrevue à l’époque le bordel que cela aurait crée, en sapant les modèles économique de la vente des outils logiciels « classique », par l’achat d’un produit.

    J’avais cru que cela suffirait à faire bouger les choses… et que ces logiciels seraient construits (en open source ?) et ainsi, plein de gens les mettraient à disposition des autres, via leur machines perso même éventuellement.
    bref,… plus forcément besoin d’acheter le Office de telle ou telle grande entreprise, maitre du monde capitaliste et du logiciel mal foutu mais vendu très cher (pour ce qu’il fournit).

    mais non… ca ne s’est pas produit.

    je suis un peu déçu, mais surtout, ca m’a fait reflechir aux causes et lignes de forces qui ont fait que les choses ne se sont pas faites ainsi.

    et finalement, la raison me parait simple (maintenant) : ils (l’industrie du logiciel) n’allaient pas se scier la branche à rentabilité sur laquelle ils étaient assis.
    c’est normal : qui ferait cela ?

    la musique et les films se sont pris une tempête, l’industrie du logiciel n’avait surement pas envie de tendre les batons pour se faire battre aussi.

    *** Avec le Saas : ca redevient possible, et interessant économiquement.

    Les éditeurs de logiciels sont bien embettés : avec la copie, ils se font voler leur biens… et avec les montées en puissance des Open Office, Libre Office,… la fourniture en mode SaaS, d’une manière ou d’une autre, se rapproche à grand pas.

    Donc, ils faut bouger…
    pour continuer à assurer la rentabilité de la production de ces logiciels.

    oui, mais comment ?

    avec le SaaS, et des hébergeurs : ces outils sont alors fournis comme des services.

    avec ca, on retrouve un moyen de fiabiliser le paiement.
    on retrouve le moyen via un péage, incontournable.

    les gens sont obligés de passer par les hébergeurs.
    ou, en tout cas, on plus intéret à passer par les hébergeurs… plutot que d’installer eux même (avec tous les soucis, etc…)

    et les hébergeurs, c’est plus facile à controler : on peut vérifier combien il consomment de logiciels… et garantir le paiement.
    Ils ont pignons sur rue, sont des grosses entreprises : pas vraiment possible de tricher… et en tout plus contrôlable que des millions de particuliers ou petites entreprises disséminées dans le monde.

    en gros : le SaaS, c’est l’équivalent de la vidéo on demand, pour le produit « film ».
    l’industrie de la musique a aussi bougé dans ce sens là : produit offert à bas prix, via les fournisseur de musique en ligne… plus les concerts, entre autre, … le tout pour continuer à garantir le paiement avec le péage (entrer dans la salle de concert).

    donc… ca marche.

    certes, ca demande des efforts, pour fournir la consommation de l’outil selon d’autres modes et moyens… mais au final, il vaut mieux cela que tout perdre.

    surtout quand on sait qu’une des plus grande compagnie de logiciel (celle du couple OS plus Office, ou OS plus processeur aussi) tiens sa clientelle non pas par l’OS (qui est pas des plus génial… on le sait), mais par sa suite office. Elle a tout interet à maintenir son emprise sur Office.

    De là à voir bientot des grosses boites de logiciel acheter des hébergeurs, pour s’approprier ce moyen de distribution, le contrôler… et récupérer aussi la marge d’exploitation du logiciel, à ce niveau là … il n’y a qu’un pas.
    quand est ce qu’il sera franchi ?
    c’est à voir…
    on entendra que telle boite de logiciel a racheté tel hébergeur… ou telle SSII qui a comme spécialité de fournir du SaaS, etc…
    un rachat au prix fort… avec la question : mais pourquoi donc si cher ?

    Il y a déjà un signal, de ce type d’orientation : RedHat vient de sortir son offre Paas :
    OpenShift, avec une offre d’essai en Cloud
    Venant de l’open source, l’orientation est probablement plutot de faciliter l’usage ou l’adoption par les utilisateurs, ainsi que générer des revenus supplémentaires à terme.

    *** Une ligne de force pour favoriser le cloud
    En résumé : le besoin de transformer le modèle de fourniture et de consommation des outils logiciels… via le SaaS,… favorisent à plein le Cloud.

    donc… il faut faire du Cloud…

    Et ce sont ce genre de ligne de force, qui, à mon avis, poussent en profondeur le mouvement.

    *********************************************************************
    ********** Infrastructure en propre, ou location…?
    *********************************************************************
    Ces questions d’infrastructures en propre, avec possession du truc, … ou usage sans infrastructures et sans possession, … sont un peu partout dans la société : Cloud, Blog, logiciels OpenSource, etc… location d’appart à la montagne une semaine par an, location de voiture,…
    ca existait déjà : prendre le train n’a jamais été envisagé avec la possession du train. Et ca parait tout naturel d’utiliser ce service de transport tel qu’on le connait.

    Pour le Cloud, il me semble que trois lignes de force sous tendent son développement :
    – les hébergeurs, et les très grosses sociétés comme Amazon, qui en ont besoin, pour elles mêmes
    – l’industrialisation de l’usage des serveurs (en ligne de production, comme dans les usines industrielles)
    – le Saas, et le besoin de transformer le modèle de commercialisation des logiciels (les logiciels applicatifs, ou les OS).

    Personnellement, je ne suis pas beaucoup concerné par ces choses.
    Pour l’instant, j’observe ce qu’il se passe… et j’attends d’avoir une bonne raison d’en utiliser un.

    Antoine

  6. chouette bientot des projets en cloud

    encore plus compliqué pour faire des vieux formulaires de personne et autres trucs habituels
    j’ai hâte !

    bizarre cette mode de tout délocaliser même les applicatifs, ça va finir en mode super concentrationnaire et on dira encore plus adieu à nos données personnels, vous ne voyez pas ça ?
    criez moi dessus « sale parano » « sale rétrograde »
    tout ce que je vois et vis dans ce milieu, c’est toujours de la complexité ajouté, jamais de retour à la simplicité – et oui déplacer votre application à Trifouille les oies ne vous donnera pas forcément toutes les cartes en mains…

    on va subir des mis à jour de logiciels non demandés, etc…

    c’est une fausse bonne idée de geek – sur le papier pourquoi pas, mais je comprend pas qu’on puisse cautionner ce genre d’idées

    en même temps je suis partisan que les « jugs mens » sont tous à la solde du patronnat car livrant des heures gratuites déguisés derrière la passion – forcément les « jugs mens » apprécient ces geekeries, mais ne pensent pas globalement, à l’intérêt public je dirai

    Un logiciel à écrire, ce n’est pas que se faire plaisir les gars, même le cloud – C’est pour que l’info A aille vers B pour que l’utilisateur X puisse l’exploiter

    messieurs, vous creusez vous même la tombe de l’informatique main dans la main de nos chers SSII si décriés…

    Pour en revenir au cloud, je pense qu’il a un problème de reflexion collective, aussi bien technologique, déontologique, et personnel

    arrêtez de faire les passionnés exploités qui disent oui à toute mode et buzz !

    ps : j’assume ce poste
    ps 2 : insultez moi si ça vous fait plaisir
    ps 3 : néanmoins, un échange serait appréciable

  7. 1/ Je suis complètement d’accord avec ta vision du cloud grand public, cependant un ‘cloud’ privée : à savoir un parc de machines virtuelles gérées selon les besoin dans une entreprise ca a du sens (le CERN par exemple a son propre cloud libre pour ses grappes de calculs et ça ça ne me gêne pas).
    2/ Je suis un jug man mais je ne bosse pas en SSII et mon patron m’offre des formations en rapport plus ou moins direct avec mon poste. Pour moi le JUG c’est plus un lieu de rencontres et d’échanges avec des personnes qui ne sont pas de ma boite (voire des concurrents).
    3/ Le cloud est un terme marketing vaste trop fumeux à mon goût (PAAS, SAAS, etc.) qui pose des tas de soucis (aussi bien légaux que déontologiques). On y va comme on est allé vers les logiciels privateurs dans les années 70 et 80, et même si ton cloud est fait de logiciels libres il n’en reste pas moins privateur.

  8. Salut gorgorotom,

    Quelle est la relation entre le cloud et le fait de devoir faire des formulaire de personne ? il n’y a aucune relation entre les deux, tu n’as jamais fait de développement web c’est ça ? en fait tu es frustré de faire du cobol et du natstar. Beh faut évoluer mon gars. Les applis web ne sont pas toutes sur internet, il existe un truc qu’on appelle l’intranet, c’est comme internet mais ça reste dans l’entreprise, tu vas voir c’est magique.

    Lorsque tu parles de complexité, cela signifie donc pour toi que les plateformes distantes, toutes prêtes à accueillir et à builder nos projets déjà toutes bien configurées dans des environnements que nous ne pourrions pas forcément avoir dans nos DSI (et oui cela peut être coûteux pour les petites entreprises), sont trop complexes à prendre en main et ne sont donc pas une solution simple pour palier le manque de moyens matériels, humains et financiers de certaines entreprises ?

    OK, on peut comprendre la peur de délocaliser, balancer le code on ne sait pas où sur le net, mais quand même, l’objectif du cloud n’est pas de nuire au potentiel client, à l’argent que celui-ci peut débourser pour utiliser un service issu du cloud.

    Qu’entends-tu exactement par « messieurs, vous creusez vous même la tombe de l’informatique main dans la main de nos chers SSII si décriés… » ? je n’arrive pas à entrevoir le rapport avec ce que tu évoques au début de ton post (complexité-simplicité), ni à comprendre le sens de cette phrase.

    Concernant la protection des données, le cloud est très bien pour de nombreuses choses à mon sens, néanmoins, les données, ahah, les données, bon et bien tant que tu restes sur des plateformes distantes c’est sûr c’est flippant, mais tu ne vas pas mettre des datas sensibles dans le cloud comme ça, je pense que ces plateformes sont idéales pour l’ensemble des phases pré-prod, ensuite c’est toi qui héberge lorsque l’appli doit être mise en prod, cela va de soit et tes datas beh tu te les gardes point barre.

    Enfin bref, je vais à certains jug, je doit être geek et j’suis un développeur, donc à mon avis je n’ai rien compris à la vie si on lit tes propos.

    ps: j’assume être un jug man
    ps2: j’assume être un geek
    ps3: Diminutif de PlayStation 3

    😛

  9. Et pourquoi le taff ça ne serait pas QUE de la passion ? Si j’ai envie de bosser des heures gratuites parce que j’aime ça, et que je me réalise de cette manière, et que je prend mon pied toute la journée, c’est quoi le problème ?

    Évidemment, ça met les « moins passionnés » dans une situation délicate, mais franchement, est-ce que ça doit m’arrêter ? C’est lorsque les gens sont passionnés qu’ils donnent le meilleur d’eux même.

    Je me fous de ce que penser « le patronat » (quel grand mot fourre tout bien pratique pour désigner les méchants…), tant mieux si ça leur fait plaisir et si ça me permet d’obtenir la liberté d’avancer dans ce que j’aime.

    Chacun sa passion. J’en ai une autre tiens : les belles phrases bien écrites en bon français, sans trop de faute 😉 . Comme quoi, on est tous bien différents…

    Pour finir, je dirai que j’ai forcément raison, puisque qu’aujourd’hui c’est mon annif. Et nah !

  10. Evidemment qu’un échange s’impose sur tes commentaires gorgorotom.

    Le Cloud est un nouvel outil, pas une finalité obligatoire pour l’ensemble des développements où infrastructures, il ne faut donc pas y voir une mode ou un risque mais bien un outillage supplémentaire.

    Dans les approches IaaS (tu prends une instance chez un provider et tu mets dedans ce que tu veux en terme d’OS et de services/applications), c’est le cas d’Amazon AWS. Donc tu gères toi même le cycle de vie et de mise à jour de ta machine.

    Les approches PaaS et SaaS, le focus est mis sur la platforme ou le service, tu n’as plus à t’occuper des couches OS ou moteur d’application. C’est ce qui se passe quand tu utilises un GMail par exemple.

    Une bonne présentation sur le sujet :

    http://www.slideshare.net/softwarepark/iaas-saas-pass-cloud-computing

    Sur le sujet de la confidentialité des données, quel est ton inquiétude ?

    Je prends un exemple simple, tes mails utilisent déjà des infrastructures externes quand ils transitent par SMTP et que tu les récupères par POP/IMAP ou HTTP.

    Certains voient le Cloud comme un retour au modèle centralisés des années 60/70, avec une centralisation des données hors du poste utilisateur et c’est en partie vrai, partant du constat que la maintenance d’infrastructure n’est pas neutre.

    Cela vient aussi d’un murissement de l’usage de l’outil informatique. Le focus est maintenant sur le service et plus à tout ce qui vient dessous. De même on souhaite avoir des infrastructures montées rapidement que ce soit pour répondre à un pic d’usage, ou à un besoin de ressources temporaire.

    Attention, le Cloud n’est pas le Saint Graal et n’est surement pas la réponse à tous les problèmes, mais c’est bien un nouvel outil qui est disponible, libre à chacun de s’en servir au mieux.

    Dire que les JUG Men sont à la solde du patronat, là je dois dire que je ne comprends pas.
    Les personnes qui gèrent les différents JUG ainsi que les speakers sont de purs bénévoles et leur but est la partage de connaissance et faire se rencontrer des passionnés.

    Les sujets sont très variés et les speakers n’ont rien à te vendre.
    C ‘est leur expérience et leur passion, qu’ils souhaitent partager avec d’autres. Dans le genre démarche altruiste je ne vois guère mieux.

    Si quelqu’un y gagne, ce sont les personnes qui assistent aux conférences et présentations car ils peuvent rapidement se faire une idée sur une techno, démonter ainsi les buzzs et profiter des discussions avec les speakers ensuite pour gagner un temps précieux dans leur boutique par la suite en mettant en oeuvre avec les bonnes pratiques ou au contraire au préférant ne pas retenir la solution exposée dans la pres.

    La aussi le choix existe toujours, assister ou pas à une présentation JUG, de choisir son sujet et son speaker, de rencontrer ou pas d’autres passionnés, de faire le point avec d’autres sur les ‘buzz’ et d’échanger ou pas et de construire sa réflexion en se basant sur les expériences de chacun.

    Oui un logiciel c’est souvent faire passer l’information d’un point A à un point B pour un utilisateur Y, d’ailleurs notre métier est avant tout tourné vers les utilisateurs. C’est justement pour cela qu’il faut rechercher constamment ce qui serait le plus pertinent pour l’utilisateur.

    Dans une vie passée, on avait coutume de dire ‘il ne suffit pas d’avoir raison pour avoir raison’. Et pour être sûr de cela, il faut savoir se confronter avec des idées et concepts nouveaux.

    Nouveauté n’est pas danger du moment qu’elle est bien comprise et appliquée.

    Bonne journée.

  11. Bon et bien moi je suis
    1. jug-man (et même fondateur de mon propre jug)
    2. geek (voir peut être nerd ?)
    3. je bosse pour une cloud-entreprise
    4. j’aime ça

    je trouve que l’offre cloud à laquelle je participe apporte une réelle plus-value aux développeurs par rapport au même taf que je faisais « on-premises ».

    Avant j’avais une clé USB et on se la passait entre collègues. Maintenant on a un dropbox et on se partage des répertoires à travers le monde. Je n’ai pas lu les conditions générales et mes données risquent d’être exploitées (ouhla!, ils vont me piquer mes slides du jugsummercamp), mais en attendant ça me rend un immense service sans que j’ai à y penser.

    Avant j’avias une boite mail sous Outlook qui était un outil naze, qui plantait tout le temps et que je ne pouvais pas consulter en dehors de mon poste de bureau. Maintenant j’ai un compte Google Apps et je peux avoir mes mails sur mon mobile et les consulter de n’importe quel PC connecté au Net. Ca

  12. Cher Monsieur gorgorotom qui s’adresse à « Messieurs » (il fallait bien que je le mette en évidence quelque part dans ma réponse… :-))
    je te conseille au sujet du cloud le dossier ultra complet de Linux Pratique Essentiel n°21 –> ICI

    Ensuite, en ce qui concerne la « Passion » de JugMEN, évidemment que si les employés sont passionnés et geeks, ça arrange bien les patrons de SSII et autres… Mais en pensant basiquement, c’est gagnant-gagnant comme système, et si on veut être employable en ce monde, il faut se bouger d’une manière ou d’une autre !

  13. « L’intérêt d’acheter un serveur physique, de le garder, de l’amortir comptablement pendant 2 ans est en perte de vitesse. »

    -> Pas si tu fais de la R&D. Si tu veux pouvoir imputer tes serveurs sur ton CIR ou sur un financement de projet collaboratif (Pôle de Compétitivité, PCRD…), il faut acheter, pas louer !

    (Si tu loues, ca rentre dans les frais forfaitaires et tu n’as rien à y gagner).

  14. gorgorotom,

    « bizarre cette mode de tout délocaliser même les applicatifs, ça va finir en mode super concentrationnaire et on dira encore plus adieu à nos données personnels »
    => quand je vois les applis et sites dont on parle dans l’article (jeu, avertisseur de radar, player HTML5), je ne me fais pas trop de souci.
    Je suis très soucieux de ma vie privée. J’utilise Firefox et je n’ai pas de compte GMail pour cette raison. Pour autant, toute utilisation du web et du « cloud » n’est pas une menace sur ma vie privée.

    « tout ce que je vois et vis dans ce milieu, c’est toujours de la complexité ajouté, jamais de retour à la simplicité – et oui déplacer votre application à Trifouille les oies ne vous donnera pas forcément toutes les cartes en mains… »
    => Concernant la simplicité, je crois que l’article explique assez bien ce qu’on gagne avec le « cloud ».
    Le fait de ne pas avoir toutes les cartes en main quand on développe « sur le cloud » est un problème de confiance en l’hébergeur du cloud, pas de simplicité.

    « on va subir des mis à jour de logiciels non demandés, etc… »
    => Dans l’ère informatique pré-web, les mises à jours étaient nécessairement manuelles. Le web a offert le potentiel de mettre à jour des applications sans intervention de l’utilisateur. Je pense que c’est une bonne chose d’avoir ce potentiel. S’il y a une faille de sécurité, je préfère qu’on me la corrige sans le dire plutôt que d’être à la merci d’une faille connue.
    Là encore, il s’agit d’un problème de confiance en la personne/entité qui développe l’application et sa politique de mise à jour, pas un problème des mises à jour elles-même

    « les « jugs mens » sont tous à la solde du patronnat car livrant des heures gratuites déguisés derrière la passion »
    => Sortira-t-on un jour, en France, de cette obsession de tout ramener au socio-économique ? De considérer que tous les patrons sont des pourris ?
    Quel patronnat d’ailleurs ? La patronat mondial ? Les contributeurs à jQuery livrent des heures gratuites au patronat mondial ?
    Il faudra aussi un jour en France d’arrêter de compter les heures. Surtout en informatique. La productivité, la valeur du travail d’un informaticien n’est pas proportionnelle au nombre d’heures effectuée.
    J’aimerais qu’un jour on préfère résoudre des problèmes plutôt que remplir des heures, utopiste que je suis.
    Il est intéressant de voir que ce genre de remarque est aussi ce qui tue la passion. Au fond, s’il y a toujours quelqu’un pour m’exploiter, pourquoi je ferai quelque chose par passion ?

    « Un logiciel à écrire, ce n’est pas que se faire plaisir les gars, même le cloud – C’est pour que l’info A aille vers B pour que l’utilisateur X puisse l’exploiter »
    => Ce point me touche un peu. Je dois avouer que je suis surpris qu’à divers évènements (comme les startup week-end), on ne voit émerger que des applications joujou (comparer le nombre de tweet avec certains hashtag, dire à son application ce qu’on mange pour qu’elle nous dise de faire attention…) et qu’on ne cherche pas à résoudre des problèmes (pour exemple de ce qu’on peut faire avec du logiciel: http://www.tedxbordeaux.com/intervenants/jean-etienne-durand/ )

    Comme tous les outils, le « cloud » offre un potentiel. Ce n’est pas la solution miracle à tous les problèmes, mais comme tout nouveau potentiel, une meilleure solution à certains problèmes existants.
    Ce n’est pas non plus la mise en danger de tout et quelque chose qu’il faut éviter à tout prix.

    Il faut toutefois reconnaître que le « cloud », presque par nature impose un nouvel acteur et comme dans toutes les situations, je pense que la première question à ce poser est « est-ce que j’ai confiance en cet acteur ? »
    Et si la réponse est non, alors il ne faut pas utiliser ses services. Point final.
    Et si la réponse est oui, alors on accepte toutes les conséquences à court, moyen et long terme que cela signifie.
    Mais il faut se poser la question.

  15. Hello

    merci pour toutes vos réponses constructives, malgré le coté véhément de mon post

    @Aline
    merci pour ta conscience à m’instruire mais je suis java-iste depuis 10ans, ex dev C++ – et oui je suis vieux, proche de la retraite et grognon, et tant mieux 🙂

    Je me suis mal exprimé concernant la complexité

    Complexité à mettre en place et de communication (avec l’hebergeur ou autre), pas à utiliser forcément, c’est sur. je vois mal dire à mes clients que je leur garantie l’intégrité de leur fichier qui sont à perpette les oies, ça ne fait pas sérieux, psychologiquement déjà. Et quels sont les solutions en cas d’indisponibilités? la clef usb ?

    Complexité d’accès. Tout le monde ne s’innonde pas avec le wifi, c’est pas mal dès fois d’avoir son logiciel en dur dans le train durant le tunnel…
    Oui complexité d’accès, internet est partout certes, mais voulez vous vraiment accéder à vos fichiers sensibles de n’importe où ? Je ne suis pas sur
    Faite du word chez soi alors qu’on est malade et que notre PC n’a pas word ? Génial, pendant l’appen dicite, faudra coder aussi ?
    Je vois un problème social sous jacent (oui le socio économique est mon obscession, je suis possédé !!)

    Ah les fameux intranet, perso j’allais plus vite avec un bon vieux indexer et un partage samba
    depuis que j’ai sharepoint au boulot, on ne peut pas dire que je sois devenu efficace – Ok vieux con me dit on

    Oui il y’a un problème de confiance, mais n’est ce pas le but du logiciel de sécurisé plutôt que l’ensemble de l’infrastructure ou des « services » ? Je n’aime pas déporté la sécurité sur un tiers, on ne sait pas de quoi l’avenir est fait. Franchement je pense qu’il y’a 2 écoles, ceux qui font confiance aveuglément et ceux non…Vous aurez beau me dire « oui on fait confiance mais on regarde machin » je ne vous croierai pas, c’est du dénie de réalité

    C’est le même syndrome qu’à Fukushima, on fait confiance jusque ça pète parce que tout le monde le fait et même après car c’est comme ça – C’est beau la confiance.

    j’espère que c’est plus clair ainsi
     »
    sortira-t-on un jour, en France, de cette obsession de tout ramener au socio-économique ? De considérer que tous les patrons sont des pourris ? »

    1 – Le socio économique n’influence pas ta vie, tu l’élimines ? soit, ne vient pas pleurer le jour où tu as pu de RTT – Réflexion peu fine de ta part

    2 – Les patrons ne sont pas tous des pourris, mais si tu bosses gratuitement en ramenant la dernière technologie à la mode ou utile, aussi gentil qui soit, il va t’accueillir les bras ouvert et il aura gagné qques deniers par ci par là…

    3 – Arrêter de bosser avec des heures..ok je marque quoi sur mon contrat ? contre le salaire X je dois fournir un logiciel dont j’ai pas ci et ça ? super, je vais dire adieu à toute organisation fiable
    Pour contrer cette argument, si nous étions vraiment des artisans donc bosser avec passion ‘sans compter ses heures’ les gens verraient nos logiciels comme de belles oeuvres utiles (un peu comme un hébéniste) – Depuis le début de ma carrière les utilisateurs voient plus les merdes que la beauté que l’on voit.
    Je voudrai bien bosser à l’objectif dans l’idéal mais il nous faudrait un vrai syndicat derrière…et avoir des contrats bétons – Pour le moment ton argument ne peut pas tenir la route je pense

    bref, j’attire votre attention avec tout ce blabla que j’ai juste l’impression que notre ingénierie sert plus le marketing et les modes que l’innovation réel.

    Et j’irai encore plus loin, l’informatique aurait du rester aux informaticiens avec leurs moeurs et on aurait du imposer notre vision plutot que de nous faire bouffer par des utilisateurs ignares et des sociétés aux infrastructures usine à gaz, voilà où on est, à foutre du Word en ligne, c’est limite gadget…

    la beauté de l’informatique, pour moi, était son coté désinteressé pour rendre service, on s’en éloigne, le cloud est un exemple à mes yeux.

    heu à propos de la passion, je préfère faire mumuse à la maison avec du C++ plutot que Maven3 (là vous n’allez pas dire que ce n’est pas pour le patronnat et son intégration continue? vous en avez un bamboo chez vous sans dec?)

    Outre mon coté bourrin et sarcastique qu’on peut me reprocher, je trouve qu’il y’a pleins de pbs intellectuels derrière le cloud, pbs qui ne nous feront pas prendre le bon chemin de l’intégrité et celà est plus grave que de se prendre la tête sur les avantages…nous informaticiens, nous avons un pouvoir alors pk ne pas l’utiliser ? avons nous peur de vraiment innover ?

    a plus et merci de vos réponses!

  16. @gorgorotom
    1 – Le socio économique n’influence pas ta vie, tu l’élimines ? soit, ne vient pas pleurer le jour où tu as pu de RTT – Réflexion peu fine de ta part
    En tant qu’indépendant en 2009 par exemple j’ai facturé 217 jours… J’ai le même temps libre qu’en étant salarié

    2 – Les patrons ne sont pas tous des pourris, mais si tu bosses gratuitement en ramenant la dernière technologie à la mode ou utile, aussi gentil qui soit, il va t’accueillir les bras ouvert et il aura gagné qques deniers par ci par là…
    C’est peut-être vrai pour une SSII. En majorité le premier gagnant lorsque tu fais de la veille : c’est toi.
    Tu pourras ensuite aller travailler chez le concurrent, avoir un salaire plus intéressant ou une meilleure qualité de vie. Peut-être un boulot moins stressant ou plus intéressant.

    Arrêter de bosser avec des heures..ok je marque quoi sur mon contrat ? contre le salaire X je dois fournir un logiciel dont j’ai pas ci et ça ? super, je vais dire adieu à toute organisation fiable

    Si tu deviens freelance un jour tu seras payé sur le résultat plutôt que le temps passé.

  17. « Faite du word chez soi alors qu’on est malade et que notre PC n’a pas word ? Génial, pendant l’appen dicite, faudra coder aussi ? »
    => L’intrusion du travail dans la vie privée est en effet une question à surveiller de près. Je me suis même récemment surpris à voir l’intrusion de l’école à la maison lors de la journée « e-éducation à Bordeaux »: http://my.opera.com/DavidBruant/blog/e-education-bordeaux (deuxième paragraphe de la section « TNI, TNI, TNI et un peu d’ENT »).

    « 1 – Le socio économique n’influence pas ta vie, tu l’élimines ? soit, ne vient pas pleurer le jour où tu as pu de RTT – Réflexion peu fine de ta part »
    => Je n’ai pas de RTT et je m’en cogne. Je bosse pour résoudre des problèmes.
    Je suis actuellement en thèse, (ca va peut-être changer d’ailleurs). Que ce soit aujourd’hui ou si j’ouvre un espace de coworking à Bordeaux comme j’en ai le projet, je ne compte pas mes heures. Je ne compte pas mes heures dans la préparation de ce projet que je fais sur mon temps libre (l’ami avec qui je travaille ne compte pas non plus et ne sait même pas ce que sont les RTT).

    J’ai récemment donné une formation JavaScript en entreprise et pendant les jours de préparation et les jours de la formation, je n’ai pas compté mes heures. J’ai donné une prestation, j’ai transmis du savoir. C’est pour ça que j’ai été payé. Est-ce que j’ai commencé à 9h, 9h30, 11h ? Est-ce que j’ai fini à 16h30 ? 19h ? Je n’en sais rien et je m’en fous. J’ai eu ce contrat parce que le type m’a recruté a vu la passion, a vu l’expertise qui est la conséquence de cette passion.
    Après un jour de préparation et 2 jours de formation, les 8 personnes (le type qui m’a recruté en faisait partie) que j’ai formées se sentaient plus à l’aise avec le JavaScript. J’ai été payé.
    Est-ce que le patronat m’a exploité ? Est-ce que j’ai fait des heures sup’ ? Est-ce qu’il me faut des RTT ? Je m’en cogne. Des gens avaient un problème, je les ai aidé, j’ai été payé, c’est ce qui compte. (et je suis preneur de comment le patronat m’a exploité).

    Aussi, c’est en acceptant les dits « avantages sociaux » (RTT, congés payés, pause de X ou de Y…) que les travailleurs s’enchaînent eux-même au système qu’ils décrient. En négociant avec le système, ils l’acceptent.

    « 2 – Les patrons ne sont pas tous des pourris, mais si tu bosses gratuitement en ramenant la dernière technologie à la mode ou utile, aussi gentil qui soit, il va t’accueillir les bras ouvert et il aura gagné qques deniers par ci par là… »
    => Quand les contributeurs de Firefox travaillent gratuitement, ils offrent un navigateur de qualité. Peut-être que cela apporte de la productivité et des sous au patronat ou je ne sais quoi, mais je pense aussi que ça a permis de relancer la compétitivité sur le marché des navigateurs, ça a encouragé à relancer le mouvement des standards ouverts. Des patrons gagnent de l’argent avec Firefox ? Tant mieux pour eux ! Je préfère que /des/ patrons gagnent de l’argent plutôt que de voir le web contrôlé par Microsoft !
    L’open source est loin, très loin, d’être seulement une question d’une poignée de passionnés qui « donne des heures gratuitement ».

    « 3 – Arrêter de bosser avec des heures..ok je marque quoi sur mon contrat ? contre le salaire X je dois fournir un logiciel dont j’ai pas ci et ça ? super, je vais dire adieu à toute organisation fiable »
    => Un contrat n’est qu’un bout de papier. La vraie question sous-jacente est celle de la confiance. C’est exactement le même problème qu’avec les diplômes. Ce n’est qu’un papier. La question, c’est la confiance en l’institution qui la délivre.
    Arrêtons d’être procéduriers. Peu importe ce qui est marqué sur le contrat, dans la pratique, le nombre d’heures n’est pas compté. Et quand c’est le cas, c’est que l’entreprise qui a un problème de confiance envers ses employés ce qui n’est ni un problème d’heure ou de contrat, bien que tout le monde se cache derrière ça.
    Il faut que les mentalités changent du côté des entreprises et des employés. Mais pas sur les heures ou les salaires ou les contrats. Sur la confiance, sur le dialogue. Quand ces problèmes seront résolus, on se rendra compte que les problèmes d’heures, de droit du travail, d’heures sup’ seront moins nombreux et plus faciles à résoudre.
    Corrigeons ce qui cause le bug, pas la ligne qui jette l’exception. (voilà que je fais des références à Java maintenant !)

    « là vous n’allez pas dire que ce n’est pas pour le patronnat et son intégration continue? »
    => Quand John Resig (inventeur de jQuery) a créé TestSwarm (http://swarm.jquery.org/), il n’avait pas de patron derrière. Il avait juste une suite de test, le repo jQuery, en avait marre de lancer les tests à la main sur tous les navigateurs, alors il a créé un outil qui, à chaque commit lance les tests de jQuery sur tous les navigateurs automatiquement et dit s’il y a une régression. Rien à voir avec le patronat, il voulait juste résoudre un problème. Il voulait utiliser l’informatique pour ce que ça fait de mieux : automatiser les trucs chiants pour que les humains puissent s’attarder sur les tâches créatives.
    Alors après, est-ce que le patronat gagne de l’argent avec l’intégration continue ? Peut-être, mais ce n’est ni l’origine ni l’essence de l’intégration continue.

    « je trouve qu’il y’a pleins de pbs intellectuels derrière le cloud, pbs qui ne nous feront pas prendre le bon chemin de l’intégrité et celà est plus grave que de se prendre la tête sur les avantages…nous informaticiens, nous avons un pouvoir alors pk ne pas l’utiliser ? avons nous peur de vraiment innover ? »
    => Quels problèmes intellectuels exactement ?
    Quels sont les dangers ?
    Comment les éviter ?
    Quel est le pouvoir exact des informaticiens ? Comment l’utiliser ?
    Quelles sont les innovations que tu proposes ?
    Tes propos sont intéressants, mais pas assez développés. Si tu as un blog, écris un article pour répondre à ces questions. Ou alors n’importe quelle autre plate-forme, peu importe.

  18. Je suis dev, pas insitutrice: les opinions exprimées dans l’article sont juste très similaires à ton avis sur la protection des données personnelles; c’est tout.
    Mais était-ce la peine de répondre…

  19. Le cloud est encore bien trop cher pour mon utilisation. A titre personnel, je me suis monté un serveur mail, svn/git, jenkins, sonar… Pour mes devs quotidiens ainsi que ceux de mes amis, en somme pour notre « team ». Tout ceci sur mon ‘serveur’ perso: un quad 1.5Ghz. La facture totale est un PC à 500€ à tout casser (aussi relié à ma télé, jouant ma musique…), un abonnement à Internet pour 30€ par mois (qui me permet aussi de voir mes films en streaming), et une facture d’electricité augmentée de 20€. Si j’avais fait la même sur un Cloud (CloudBees ou IAAS), j’aurai certe pû accueillir 10000 personnes de plus, mais à quel prix (même pour rester avec ce nombre d’utilisateurs)?

    Le cloud est à mettre en de bonnes mains et pour de bons projets, nécessitants
    montées en charge périodiques et sans infrastructures interne digne de ce nom. Il n’est pas nécessaire, mais il ne faut pas le négliger pour autant le jour où un projet colle à ce genre de besoin.

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