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What’s next, compte-rendu de la première journée

27 mai 2011 1 742 affichages 24 commentaires

Zenika organise pour la première fois une conférence autour de la plateforme Java, à Paris, sur 2 jours. Une bonne partie de la communauté est présente ce matin. De nombreux JUG (une vingtaine) par exemple sont représentés. Confortablement installé dans des fauteuils de cinéma, au « Grand Rex » situé dans le centre de Paris, la journée promet d’être intéressante.

Carl Azoury, l’un des 4 fondateurs de Zenika, accueille l’ensemble des participants et du public par une petite Keynote. 5 mois de travail et d’organisation, un challenge pour les speakers qui doivent présenter un sujet jamais vu dans d’autres conférences, le fait que tout se déroule dans une seule et unique salle, bref un gros travail de préparation. Avec un budget de 150 000 EUR, dont 35 000 EUR d’entrées et 45 000 de sponsoring, l’organisation d’un tel événement est donc un bel investissement. Qui ne connaitra pas Zenika après cela ?

Les speakers

Grâce au travail effectué ces dernières années, Zenika a réussi à inviter des speakers prestigieux. En arrivant je crois Shay Bannon, que j’avais interviewé pour le Touilleur Express. Jonas Boner ou Adrian Colyer, les speakers sont accessibles. Du côté francophone, on croise Guillaume Laforge et Vincent Massol du Podcast « les CastCodeurs ». Ils seront aussi présents à la conférence de l’USI 2011 avec Emmanuel Bernard et Antonio Goncalves.

Twitter est au coeur de la conférence. C’est un moyen simple et pratique de suivre les événements. Regardez par exemple le hashtag #wsnparis. D’ailleurs, il arrive souvent que nous nous connaissions par pseudo Twitter, plutôt que par nos noms. Oui c’est bien Geek, j’adore.

Keynote SpringSource par Adrian Colyer

La journée commence par une longue Keynote d’1h40 par Adrian Colyer, CTO de SpringSource. En 3 parties, Adrian parle beaucoup de Cloud. C’est le cœur de la nouvelle stratégie de SpringSource. La présentation commence par expliquer les changements à venir dans l’architecture des applications. Lorsque vous ajoutez une composante sociale à votre application, elle a alors besoin de scalabilité. Prenez une application où les clients parlent de leurs restaurants favoris. Avec l’API Spring Social tout d’abord, l’écriture est facilitée. Lors du déploiement, et on voit la touche VMWare, SpringSource s’intéresse à tout ce qui est PaaS et déploiement. Le service CloundFoundry, lancé il y a quelques semaines, a rencontré un tel succès qu’ils ont dû revoir à la hausse leurs besoins d’hébergement.

Pendant sa keynote, Adrian présentera l’architecture de CloundFoundry. Une démo (virtuelle faite avec des slides) du moteur vmc de CloudFoundry, une présentation d’un projet avec Node.JS, Redis, MongoDB et Spring, beaucoup de marketing technique dans la présentation.

SpringSource après avoir attaqué la complexité de l’architecture des composants, souhaite s’intéresser au déploiement. Le prochain challenge ne sera pas dans la définition d’une API, mais dans la mise en place d’une infrastructure. En écoutant la présentation d’Adrian, j’ai du mal à imaginer un quelconque effort de standardisation. Quel serait l’intérêt de pouvoir sortir d’une plateforme pour aller vers une autre ? Aucun pour SpringSource. En fait je pense que l’open-source logiciel est une poudre aux yeux, pour ce qui est du Cloud. Je vous donne gratuitement et ouvertement des librairies. Car ce n’est pas ce qui m’intéresse. Ce que je veux par contre, c’est que votre solution tourne sur ma plateforme, qui elle, n’est pas ouverte. Il y a certes le projet CloudFoudry.org mais ne rêvons pas : le Cloud sera privé et payant. Une machine et un peu d’électricité, élastique ou pas, cela coûte de l’argent.

C’est une stratégie normale je pense. On pourrait penser que je trouve cela dommage, mais je ne vois pas la place de l’open-source et d’une solution gratuite. Si je devais imaginer quelque chose pour héberger mon application dans le Cloud, je regarderai vers ce que propose les réseaux Peer-to-peer.

Par rapport à une ancienne présentation d’Adrian Colyer, j’ai remarqué la disparition du mot OSGi. Inintéressant finalement pour le développeur, quoiqu’intéressant techniquement. Bye-bye Spring DM Server, Adrian parle plutôt de plateforme avec Java, Groovy et Ruby. On parle aussi de Node.JS (effet de mode ?) mais pas un mot sur OSGi. Quelque part, en tant que développeur, cela ne m’intéresse pas. OSGi semble avoir été inventé pour ajouter de la complexité pour des problèmes que l’on peut résoudre autrement. Si votre application est sans état, et que vous collez un load-balancer HTTP devant, vous n’avez pas besoin d’avoir une vision par module. Enfin, et c’est souvent un tord des ayatollah d’OSGi allez parler avec la prod. Je crois plus en la flexibilité des plateformes avec CloudFoundry, qu’en la flexibilité de l’application avec OSGi. Bref SpringSource a tourné la page. Ils sont maintenant à fond vers le Cloud. Un moyen plus pragmatique de gagner de l’argent, comme toute entreprise. Et du côté des standards, je n’y crois pas.

La vision de SpringSource

Il y a une nouvelle façon d’aborder le développement des applications. Certes, vous êtes habitués à l’utilisation de Spring IoC, vous nagez dans votre application de gestion, et ce que vous avez vu ce matin vous a peut-être semblé loin. Pas tant que ça pourtant. Allez travailler avec une startup. Son système d’authentification se base sur Facebook et Twitter, pas sur JaaS ou autre. Et c’est là qu’il y a la possibilité de proposer de nouvelles API pour le monde Java. L’api Spring Social vise justement à reprendre la philosophie de Spring, en l’appliquant au développement de votre application de gestion 2.0.

Je sais, dis comme cela, on y croit pas trop.

Finalement, le plus important d’après Adrian, est de passer la technologie du développeur vers l’utilisateur. Chaque projet, chaque développement, peut avoir sa part de social.

Je sais, dis comme cela, on y croit pas trop non plus.

Alors il y a de nouvelles entités, des objets qui s’ajoutent dans votre domaine afin d’apporter une part sociale. Adrian montre l’exemple d’une entité User, d’un Restaurant, et de la modélisation de la gestion de la réputation d’un Restaurant, par les users. Bref, retenez que Spring propose une stack et des moyens pour qui souhaite faire ce type de développement dans son architecture.

Le déploiement et la place du Cloud va ensuite occuper une bonne heure de la présentation. SpringSource c’est VMWare : un fournisseur de solutions dans le cloud, une solution de type PaaS. Venez avec vos problèmes, vous les hébergez chez nous, mais ça reste vos problèmes. Le coeur du nouveau discours, plutôt bien construit je trouve, c’est le Cloud. Le public, le private et… wait for it…et le « micro-cloud »

Le « micro-cloud » c’est le String du Cloud…
Bref un terme trouvé sans doute à la sortie d’une boîte de nuit d’Amsterdam après 3 pintes de Guinesse par un obscur type du marketing. Allez savoir…

Java est moins présent dans le discours de SpringSource. CloudFoundry c’est aussi Ruby ou JS avec Node.JS. Forte volonté d’ouverture, envie d’aller chercher les technologies qui ont besoin du cloud. Il doit y avoir plus de projets écrits en Ruby On Rails, avec des besoins de scalabilité, que de projets en Java. Moi je dis, c’est pas bête.

Le Platform as a Service (PaaS) est au coeur de la stratégie 2011 de Spring Source. Adrian Colyer présente un exemple construit avec du Node.JS et Socket.IO, du Redis, du MongoDB, du Spring et du Nutella. Bon, je vous le dis, ne cherchez pas sur Google : Nutella je l’ai inventé. Mais c’est pour appuyer l’effet « tartine de technos kikoulol » de la présentation. Intéressant en tous les cas.

La keynote d’Adrian était intéressante. Pas évident de tenir 1h30, mais j’ai bien aimé.

Boris Bokowski, Introducing Orion

Boris Bokowski d’IBM présente ensuite Orion. Bon speaker, avec une démo. Je n’ai pas été convaincu sur le fond, mais la forme était intéressante.

Orion est une solution pour éditer du code dans son navigateur. Boris insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un IDE, car il n’est pas possible de compiler. Le use-case d’Orion est de pouvoir éditer les fichiers de son projet non pas dans Eclipse, mais directement dans le navigateur. Lisez cet article par exemple qui présente un exemple d’intégration en Javascript.

Techniquement : très fort. Conceptuellement : je ne suis pas encore convaincu. Cela correspond au mouvement d’amener une partie de notre métier de développeur dans le navigateur. Comme le dit très justement Boris, beaucoup de nos outils fonctionnent aujourd’hui dans un navigateur (CMS, Wiki, Integration Continue, Bugs tracker…). L’IDE est une voie intéressante.

Lors de sa démo, une partie file-system où l’utilisateur navigue sur son espace virtuel, m’a moyennement convaincu.
Bref une bonne présentation sur la forme, et sur le speaker, mais qui ne m’a pas forcément convaincu.
Cela reste vraiment dans le thème « What’s next »…

Howard Lewis Ship, Clojure

Nous continuons ensuite avec une présentation de Clojure par un excellent speaker, Howard Lewis Ship. Père du framework Web Tapestry, Howard s’intéresse depuis quelques temps à Clojure. Ce langage qui tourne sur la JVM, est fortement fonctionnel. Contrairement à Scala, il ne mélange pas le paradigme de l’orienté objet et de l’approche fonctionnelle. C’est un pur langage fonctionnel, proche de Lisp, qui tourne sur la JVM.

Cette présentation m’a intéressé, non pas par son contenu, mais par les réactions de la salle. Clairement, la majorité des gens est larguée. Beaucoup de personnes expérimentées, et avec la meilleure volonté du monde, seront perdues. Tout d’abord il y a quelques subtilités du langage, qui déroutent pas mal. Vous voyez l’allemand ? Où le verbe se situe à la fin ? Et bien là c’est pareil. Un exemple nous montre une fonction, qui s’applique sur les blocs précédents. Puis une autre, que je crois prendre pour une fonction, se trouve être en fait une macro. Va savoir Charles… si cela t’excite de mettre des trucs à l’envers…

Bref très peu pour moi. Howard est vraiment un bon speaker, qui a fait une bonne présentation sur ce sujet. Il y a un an, chez Zenika, je l’avais trouvé un peu juste. A Devoxx 2010 il était plus à l’aise. Et là en mai 2011, il envoie du bois. Mais du coup, personne ne comprend.

Bref, what’s next please ? (but thanks for this great eye-opener presentation)

Jevgeni Kabanov : do you really get memory ?

L’une des deux présentations que j’ai préféré, avec la présentation sur Websockets.

Jevgeni est le CTO de Zero Turnaround, la société qui édite JRebel. C’est un speaker très brillant, nous allons essayer de l’inviter au Paris JUG. Jevgeni présente le modèle mémoire et l’architecture matérielle de nos CPU en utilisant… des classes Java. Il présente tout d’abord une class Core, qui se retrouvent dans une classe CPU, pour nous parler ensuite de Memory. Une longue présentation sur la gestion du cache dans le Core (le fameux cache L1) et ensuite des problèmes de distribution, le tout était passionnant.
Je vous vois un peu boudeur, alors je vous donne une info : sa présentation est en ligne si vous souhaitez la voir.

Excellente présentation, avec un speaker « cool » qui nous parle de l’implication des architectures matérielles dans les problèmes logiciels. Il explique par exemple que le Swap disque, pour une application Java qui prend beaucoup de mémoire, c’est la catastrophe en terme de performance. Il conseille de désactiver le swap disque pour vos applications Java en production. J’imagine que ce n’est pas aussi simple, il aurait été intéressant d’avoir plus d’informations sur ce sujet.

L’une des meilleures présentations de la journée.

Jags Ramnarayan SQLFabric – Scalable SQL instead of NoSQL

J’ai un peu séché cette présentation. SQLFabric est une solution VM Ware. Je vous le donne dans le mille : une présentation technique marketing.

SQLFabric is a Memory oriented distributed SQL data management system designed to provide very high throughput with predictable latency for applications with high scalability and availability requirements. The product can be used as a high performance middle tier cache or a distributed data store. The product provides clustering for your applications by dynamically replicating, partitioning data across multiple servers. By colocating and parallelizing application logic in the data tier, it can substantially increase the application throughput and can transparently re-execute application logic when servers fail.

Brad Drysdale HTML5 Web Sockets

Directeur technique EMEA chez Kaazing, Brad présente Web Sockets. Cette nouvelle technologie vise à répondre aux besoins en terme de performance et de scalabilité, d’un bon nombre d’applications webs orientées temps réels, comme dans la Finance.

Le protocole HTTP coûte cher en terme de performances lorsque votre application doit servir un grand nombre de clients. Web Socket est une technologie qui répond aux besoins de montées en charge, et de développement d’applications webs. Je pense que cette technologie a aussi un avenir à court terme dans le développement des jeux vidéos webs. Prenez n’importe quel jeu, faîtes-le tourner dans un navigateur web. Si vous voulez passer à travers les firewalls, finalement le protocole HTTP c’est ce qu’il y a de mieux. Techniquement, un port ouvert en TCP au niveau 4 du modèle OSI, là où HTTP se situe au niveau 7, le niveau applicatif (voir OSI Model).

Une présentation assez technique sur le protocole HTTP, son augmentation vers Web Sockets, une présentation des dégradations de Web sockets lorsque le navigateur ne supporte pas ce modèle, bref très complet. Je pense que j’en parlerai dans un article complet sur le Touilleur Express.

Le mot de la fin de la journée 1

Atlassian pour terminer la journée a offert des bières, puis nous nous sommes retrouvés à plusieurs pour partager un diner. Les conférences c’est aussi ces moments sympas, où tu peux rencontrer de nouvelles têtes. Un moment sympa : un grand gars qui vient me voir et qui me remercie pour l’eXpress-Board : il a trouvé une nouvelle entreprise, un poste super intéressant.

Pour terminer, après avoir refait le monde autour d’une dernière bière, retour à la maison.

Bravo pour cette première belle journée. Organisation top, de bonnes présentations, bref de quoi revenir avec de nouvelles idées.


Je termine par cette photo prise tard, tard, tard par François afin de te montrer que je vais sur le terrain, à la rencontre des Geeks, pour parler de l’eXpress-Board.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, consommez avec modération. Mais là, le verre est vide.

24 commentaires »

  • What’s next, compte-rendu de la première journée — Graine de kawa. a dit:

    [...] Retrouvez tout l’article ici. [...]

  • Bertrand Dechoux a dit:

    Sympa, un compte rendu pour ceux qui n’ont pas pu y participer!
    Aujourd’hui, il y a une présentation sur Akka et du coup quelques mots aussi sur Typesafe surement. J’aurai aimé être la.

  • Bertrand Dechoux a dit:

    PPS : Je ne suis peut être pas assez réveillé mais je ne vois pas la présentation sur JRebel (le lien ne semble pas pointer vers la bonne page).

  • Fabien Charlet a dit:

    Sympa tous ces speakers américains qui viennent nous voir chez nous !

    La moindre des choses est de les féliciter pour leur déplacement.

    Concernant la désactivation du swap, sur Linux, un « swapoff -a » fait très bien le boulot. Et pour un serveur qui a suffisamment de mémoire, ça ne le rendra que plus performant.

  • joseph a dit:

    Pour la présentation, à priori celle de JavaOne était la même, elle est dispo là à priori:

    http://streaming.java.no/tcs/#page:recordingList&pageNumber:1&id:B5F04640-CB0C-4E53-92D5-E2558AD75DF3

    hate de voir ce qu’il en est.

    Pour WebSocket, à priori une version antérieure existe aussi là:
    http://skillsmatter.com/podcast/ajax-ria/extreme-websockets-taking-your-web-apps-into-new-uncharted-territory/js-1407

    Dans ma liste :)

    merci pour le compte rendu.

  • Gabriel a dit:

    « Tout d’abord il y a quelques subtilités du langage, qui déroutent pas mal. Vous voyez l’allemand ? Où le verbe se situe à la fin ? Et bien là c’est pareil. (…) si cela t’excite de mettre des trucs à l’envers… »

    Un allemand on te dira l’inverse.
    Se tourner vers d’autres syntaxe est une manière de tourner un problème autrement, ça rebute bien sûr mais la syntaxe avec les accolades , mais aussi le fait d’avoir des classes ou même un typage statique, c’est une manière de faire.
    Quand tu modifies ton paradigme, tu modifies ta façon de voir. Tout te surprend.

    Autre analogie : tu peux gravir une montagne par différents chemins car c’est en variant les voies que tu apprends la vérité de la montagne.

    Tu ne t’étonneras pas de savoir que j’adore être à l’étranger et ne rien comprendre, être complètement dérouté…

  • Julien Ponge a dit:

    Cher Nicolas,

    Je me dois de réagir quand je lis certaines vérités assénées à la va-vite comme tu le fais, surtout quand tu lâches un paragraphe apte à battre tous les records de trolls :

    Par rapport à une ancienne présentation d’Adrian Colyer, j’ai remarqué la disparition du mot OSGi. Inintéressant finalement pour le développeur, quoiqu’intéressant techniquement. Bye-bye Spring DM Server, Adrian parle plutôt de plateforme avec Java, Groovy et Ruby. On parle aussi de Node.JS (effet de mode ?) mais pas un mot sur OSGi. Quelque part, en tant que développeur, cela ne m’intéresse pas. OSGi semble avoir été inventé pour ajouter de la complexité pour des problèmes que l’on peut résoudre autrement. Si votre application est sans état, et que vous collez un load-balancer HTTP devant, vous n’avez pas besoin d’avoir une vision par module. Enfin, et c’est souvent un tord des ayatollah d’OSGi allez parler avec la prod.

    Non non et encore non, le problème n’est pas OSGi, et encore moins « une vision par modules ». Le problème se nomme Spring DM. SpringSource a eu le bonheur de démarrer en son temps en faisant un vrai combat contre la complexité mais depuis il faut leur reconnaître un certain talent pour vendre de la complexité masquée par un saupoudrage de savant marketing.

    Pousser un modèle de programmation faiblement couplé basé sur des composants dynamiques pour faire des applications de gestion, par essence largement statiques, était une grosse connerie. Il ne fallait pas être devin pour anticiper l’échec cuisant SpringDM et son reversement pour sauver la face à la noble Fondation Eclipse.

    En revanche OSGi n’a pas été inventé pour vendre de la complexité. C’est un socle simple et léger pour modulariser son code. Et si vraiment tu as besoin de découverte dynamique et de rechargement à chaud, tu peux oser t’aventurer sur les services OSGi. OSGi sert de systèmes de modules sans dynamique/services/hotloading dans un large panel d’applications sans ajouter la moindre complexité ni intrusion au-delà de quelques méta-données dans un MANIFEST.MF : Glassfish, JOnAS, et bien d’autres encore.

    Enfin je veux bien que tu m’expliques comment faire des applications sans état. Ca doit etre magique de faire disparaitre l’état et de résoudre ainsi tous les problèmes de passage à l’échelle. Plus de BD, de sessions, … trop fort !

    Notes au passage que ceci n’a rien de personnel, et que tu m’es bien sympathique par ailleurs :-)

    A+

  • Première journée à la What’s Next a dit:

    [...] à jour] Pour un résumé beaucoup plus détaillé de cette première journée, foncez chez Nicolas. Je vais certainement manquer de temps pour résumer l'ensemble de cette journée… d'autant plus [...]

  • Waddle a dit:

    « En fait je pense que l’open-source logiciel est une poudre aux yeux, pour ce qui est du Cloud. Je vous donne gratuitement et ouvertement des librairies. Car ce n’est pas ce qui m’intéresse. Ce que je veux par contre, c’est que votre solution tourne sur ma plateforme, qui elle, n’est pas ouverte. Il y a certes le projet CloudFoudry.org mais ne rêvons pas : le Cloud sera privé et payant. Une machine et un peu d’électricité, élastique ou pas, cela coûte de l’argent. »

    Tu mélanges un peu tout, payant, gratuit, open source, privé, elastique, etc.

    Une plateforme de cloud peut être open source, elle n’a pas besoin d’être gratuite (si on m’avait donné un euro à chaque fois que je répète qu’open source ne veut pas dire gratuit…) ni d’être publique. Tout est combinable :
    - Open source ou pas
    - cloud privé ou public
    - gratuit ou payant

  • Paul a dit:

    Trois pintes de GuiNNeSS donc! :)

  • pj a dit:

    Nodejs un effet de mode ? Hop hop hop. C’est le nouveau stack qui arraaacchhhhe avec Mongo.

  • Gabriel a dit:

    tiens ! on est vendredi

  • Ehsavoie a dit:

    Salut Nicolas et Julien,
    Julien a raison je pense que SpringSource a voulu ‘vendre’ sa solution OSGI comme la silver bullet du développement.
    Je ne comprends pas bien ta remarque sur une application sans état et OSGI.
    Je ne suis pas un grand fan d’OSGI car je n’en ai pas besoin à mon niveau mais je comprends tout à fait le besoin auquel il semble s’adresser. Le but d’OSGI est de permettre de créer un système dynamique c’est à dire capable d’évoluer à chaud : tu (re)déploies tes services sans que le runtime ne s’arrête.
    Si dans ton application Play ! tu décides de changer à chaud la version d’Hibernate je en suis pas sûr qu’il ne te faille pas redémarrer ton application (aussi bref ce temps soit-il).
    Bien sûr tu pourras me dire que tu bascules sur un autre serveur le temps de faire cela mais si ton application est ‘embarquée’ sur une box par exemple ca ne sera pas possible.
    Emmanuel

  • Julien Ponge a dit:

    Pour être très clair OSGi sans dynamique c’est la possibilité d’affiner la visibilité des types (export-package, import-package) et de pouvoir faire un assemblage de classpath propre et efficace au runtime. C’est ce pour quoi OSGi est largement utilisé en tant que socle technique à modules. Rien de complexe là dedans, bien au contraire.

  • Henri Gomez a dit:

    SpringSource a bien essayé de proposer de l’OSGI il y a quelques années avec DM Server, ils avaient d’ailleurs fait un énorme travail du bundle-isation des librairies annexes. Problème c’était avec un namespace qui leur était propre.

    Sur OSGI en tant que tel, je ne comprends pas l’acharnement à rejeter ce système qui lorsqu’il est bien utilisé permet de construire des systèmes aptes au fonctionnement 24/24 7/7 tout en permettant les mises à jour de composants.

    Encore faut-il concevoir une application, comme les électroniciens ou les mécaniciens, de l’assemblage, des interfaces, du couplage étudié et accepté.

    C’est en cela que notre métier reste encore de l’artisanat, les autres industries ont depuis longtemps arrêtés le modèle sur-mesure.

    Tout le monde attend la modularisation Java, elle ne sera pas présente dans Java 7, il faudra donc attendre Java 8 (au mieux). Pendant ce temps, OSGI, quelques soient les défauts qu’il puisse avoir, est disponible et permet, dès maintenant de se familiarisé avec une modularisation poussée, tant au niveau des dépendances de construction que de runtime.

    Dernier point, toutes les applications ne peuvent être utilisées en mode state-less ou en environnement Web/HTTP, pour cela certains paradigmes récents, mais web-centric, n’apportent toujours aucune réponse.

  • Sam K a dit:

    En voilà un résume plus que trollesque. Bon on est vendredi dc ça passe, sinon je suis à 100% d’accord avec julien ponge. Et sur cloudfoundry
    pas mal d’énormités meme si dans la suite logique de ton pessimisme sur le cloud.

  • hugo a dit:

    @all en même temps c’est un résumé (?!) fait rapidement et publié à 5h du mat après quelques breuvages non autorisé aux mineurs ^^
    Forcément il y a des raccourcis

    @nico pour la seconde journée on autorisera quelques jours de délai ;)

    a+

  • Alexandre Victoor a dit:

    Pour ma part je ne trouve pas ça si trollesque que ça… Un petit peu trop de marketing à mon gout aussi.
    On a eu droit à du code js, clojure, erlang, groovy, ruby, un peu de java , mais php non… pas assez hype ? Pas utilisé en entreprise ? Ca ne « scale » pas bien peut-être ?
    Le php n’a été cité que lors d’une seule prez, celle d’Azure ! Franchement ça m’éclate.
    Microsoft sponsor principal avec VMWare, pour une conf à dominante java, c’est énorme! Certes on a pu avoir une prez sur Azure, mais je ne suis pas certain que beaucoup de participants se soient rués sur le plugin eclipse Azure de retour à la maison.

    Avec tout le marketing « cloud », perso j’ai adoré le deuxième jour la présentation de Theo Schlossnagle.
    Celle sur Flex était aussi tip top.
    En tout cas merci Nicolas pour ton résumé de la première journée

  • Les technos de demain selon What’s next Paris ! « Hakanai a dit:

    [...] le touilleur express [...]

  • Sébastien Douche a dit:

    « Il conseille de désactiver le swap disque pour vos applications Java »

    Tu es sur qu’il a sorti cette énormité ? Le swap est un indicateur du manque de ram ou d’une fuite mémoire. Sans lui, l’os tue le process fautif. Je ne vois pas en quoi supprimer le swap va améliorer quoi que ce soit.

  • Henri Gomez a dit:

    Le swap est l’héritage d’une époque ou la RAM était chère et où on basculait donc les pages de la mémoire vers le disque pour ‘simuler’ un espace mémoire plus large que réel.

    Tout ceci a un coût, qui se ressent au niveau des performances puisqu’on peut rapidement plomber les performances du système par les IO de swap. De nombreux sysadmins recommandent maintenant de ne plus mettre de swap sur des machines bien équipées en RAM.

    Personnellement je préfère avoir un système où je règle les applications pour utiliser au mieux la RAM disponible que de laisser l’OS gérer le surplus de besoin via le SWAP. Je mets donc un tout petit SWAP et ne suis plus l’approche historique d’un SWAP qui faisait 2 * la taille de la RAM.

    Quand a dire que l’OS tue le process fautif, avec ou sans swap, ce n’est pas exact,. En fait les fonctions d’allocation mémoire, comme malloc, retourneront une erreur. L’appel d’abort ne se fait que si MALLOC_CHECK_ est renseigné, mais seulement dans le cas où il y aurait des erreurs sur la pile.

    http://www.alexonlinux.com/swap-vs-no-swap
    http://www.linux-kheops.com/doc/man/manfr/man-html-0.9/man3/malloc.3.html
    https://help.ubuntu.com/community/SwapFaq

  • What’s next ! « franarge a dit:

    [...] (26 et 27 Mai 2011). Je ne suis pas doué pour ce genre de retour. Vous trouverez des retours ici et là. Je peux juste dire que pour une première (pour moi en tant que spectateur à ce type de [...]

  • Jeremy B. a dit:

    Je me dénonce, je suis le grand gars de l’express-board ;-)
    Un « particulier » fait un job board plutôt pas mal, je l’utilise, ça marche, j’ai la chance de rencontrer le gars, bah oui, je vais le remercier et discuter avec lui, ca me paraît normal :-)

  • SRG a dit:

    Je crois ne pas arriver à retrouver la présentation évoquée ici-même de Jevgeni Kabanov sur le site de JRebel, qq’un aurait un lien direct ?
    A moins que ce ne soit celle-là sur les ClassLoaders (où le sujet serait élargi à l’aspect mémoire) :
    http://www.zeroturnaround.com/blog/video-do-you-really-get-class-loaders-a-jazoon-talk-by-jevgeni-kabanov/