A l’occasion de la conférence USI 2011, OCTO a lancé le 7 janvier dernier un concours sur leur blog. Or en quelques jours, ce concours semble avoir dépassé l’espérance des organisateurs. Plusieurs équipes se sont déjà organisées. Alors nous pouvons poser la question : est-ce qu’OCTO est prêt à gérer 20 à 30 équipes motivés par le concours ?

Le concours en lui-même

En bref, l’objectif du concours est de coder une application de Quiz capable de supporter jusqu’à un milliard de visiteurs, et un million de visiteur concurrent. Pour cela, Octo s’est associé à VMWare pour l’architecture et à Steria. Les inscriptions (4 concurrents maximum) ont lieu jusqu’au 30 janvier prochain.

Voici un extrait du flyer :

En quoi consiste cette application de Quiz ?
C’est un jeu de réflexion où le hasard n’a pas sa place. Pour le Challenge USI, il s’agira d’un QCM
que les joueurs rempliront en parallèle. Nous fournissons ses spécifications détaillées sur le site du
Challenge USI.
Sur quelle plate-forme l’application tournera-t-elle ?
VMware et Steria fournissent aux équipes une plate-forme Cloud capable d’exécuter des machines
virtuelles VMware sous Linux pour les phases de développement, test de charge, et test de
performance. L’architecture au sein de ces VMs est à votre appréciation (exemples : NoSQL, map/
reduce, MemCache, etc.)
Comment teste-t-on la montée en charge ?
L’équipe USI fournira un injecteur pour tester la montée en charge de l’application. Il vous servira à
tester votre application. Puis il sera utilisé par le jury pour départager les gagnants.
Quelles sont les modalités du Challenge USI ?
Les challengers devront s’inscrire par équipe (Max 4 participants) avant le 30/01/2011. La participation
est limitée aux 20 premières équipes inscrites. L’équipe rendra un document d’architecture + une VM
contenant l’application avant le 15/04/2011.
Quels sont les prix ?
• 1er prix (par membre de l’équipe / 4 Max) : 1 iPad ou Samsung Galaxy + 1 place à l’USI 2011
• 2nd prix (par membre de l’équipe / 4 Max) : 1 AR Drone + 1 place à l’USI 2011
• 3e prix (par membre de l’équipe / 4 Max) : 1 place à l’USI 2011

Inscription : https://sites.google.com/a/octo.com/challengeusi2011

L’USI 2011 : http://universite-du-si.com/

Oui ça marche

Ce qui est certain c’est qu’il y a déjà de très bons développeurs dans les starting blocks. J’ai vu que du côté de Bordeaux, Xavier Hanin du Bordeaux JUG avait inscrit son entreprise. A Paris, lors du dernier Paris JUG, nous nous sommes rendu compte que pas mal des Geeks du Paris JUG était au courant. Des équipes se sont formées tard dans la nuit après de longues discussions au Vavin. Et connaissant ces gars, croyez-moi cela va envoyer du lourd. Au total il semble que 21 équipes étaient déjà inscrites mercredi dernier… Bravo à OCTO qui a fait le buzz. Les concurrents ont hâte de rentrer dans le vif du sujet.
Il y a eu aussi beaucoup d’échanges sur la liste NoSQL et la liste Scala User Group. Je pense que chacun est assez excité à l’idée de sortir l’application qui tue.

Comment évaluer les concurrents ?

Lorsque l’on lance un concours de ce niveau, je me dis qu’il va falloir vraiment assurer derrière. Comment évaluer avec des injecteurs la solution ? OCTO se basera sur des scénarii injectés avec Tsung (anciennement IDX-Tsunami). C’est un outil distribué de simulation de charge. Il pourra simuler un très grand nombre d’utilisateurs provenant de plusieurs adresses IP. Il a par exemple déjà été testé avec 10 millions d’utilisateurs sur 75 machines en cluster, avec un million de requête par seconde. Pour viser le milliard d’utilisateur il va falloir à mon avis un gros paquet d’injecteur… Certainement bien plus que de VM du côté serveur. Vous ne pensez pas ?

OCTO va fournir un injecteur pour tester l’application. L’architecture de celle-ci sera de type REST avec des API en mesure d’échanger du JSON. En cas d’égalité sur la partie performance (ce qui semble pas réaliste) ce serait le look de l’interface. J’ose espérer que nous aurons un vainqueur avant.

Comment s’inscrire ?
Les détails, le planning et les spécifications du concours sont disponibles sur le site « Challenges 2011« .

Nous suivrons l’aventure, j’espère participer à nouveau à l’USI 2011 cette année.

7 réflexions sur « Prêt à coder une application pour un milliard d’utilisateur ? »

  1. Le plus drole serait que le gagnant soit un truc bien « oldschool » : genre une appli en perl…

    Après, et ce n’est qu’un avis perso, je trouve qu’a force d’enchainer les « buzz » a un rythme toujours plus élevé mais dont on ne doute plus de la finalité (client potentiel: regarde comme je suis beau, etudiant : regarde comme c’est bien de bosser chez moi, Geek regarde comme on est tous musclés du bulbe chez nous) , on va froler l’indigestion…

  2. @Samkiller @bmoussaud non pour l’instant je ne participe pas. Je bosse sur l’express-board, on bosse sur le parisjug, je bosse aussi sur un site d’indeps… et je suis en mission pour une Banque. Donc là je peux pas

  3. Salut,

    Moi en ce moment, je bosse sur un projet. Et j’occupe mon temps libre à organiser ce challenge.

    A vrai dire, je trouve le ton de ce billet décevant et l’esprit critique pas forcément porté sur les bons sujets.

    Il est assuré que 100 VMs (au maximum) ne tiendront pas le milliard, peut-être le million d’utilisateurs simultanés sur le jeu de Quiz, en tenant compte de la haute disponibilité, de la persistance de données et autres contraintes.

    Bien sûr que « le milliard », « le million » ne sont que des effets de manches, immédiatement modérés, sur le site même du challenge.

    Le but du challenge est de produire l’architecture applicative scalable la plus performante, qui saura tenir le maximum d’utilisateurs simultanés sur une infrastructure donnée de 5, puis 20, puis 100 VMs.

    Le « milliard », le « million » sont donc des buts ultimes, idéaux, pas l’objectif technique au sens strict.

    La question de l’injecteur se pose, comme celle de la métrologie des serveurs, du support technique aux équipes en compétition, et même de la sélection des candidats puisque nous avions (modestement) prévu une vingtaine d’équipes en compétition.
    Et comme dans tout concours, il faut même prévoir le cas (peu réaliste, j’en conviens) où nous aurions à départager des ex-aequo.

    Bien sûr, l’engouement autour du challenge est une vraie récompense pour notre petite équipe d’organisation. Et oui, il va falloir assurer derrière. Il se trouve qu’on a des sponsors qui y croient. Il se trouve que chez Octo, on a aussi la chance d’avoir quelques vrais bons techies.
    Et il se trouve qu’on ne veut décevoir personne.

    Maintenant, c’est un sujet ambitieux, dans lequel personne n’a jamais vraiment mis les pieds auparavant.
    Et en tant qu’organisateur, je le prends avec toute l’humilité et la vigilance qui s’imposent.

    Ce qui contribuera avant tout au succès de ce challenge, c’est l’esprit qui animera de concert ses organisateurs et ses compétiteurs.

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