Ben Galbraith (@bgalbs) et Dion Dalmaer (@dalmaer) présentent une conférence très intéressante sur l’état du développement dans le Web. Rendez-vous compte que c’est Microsoft finalement qui en laissant tomber Silverlight pour prendre HTML5, est entrain de nous montrer que les choses changent.

En 2010 il est urgent de se rendre compte que notre industrie va changer très rapidement dans quelques années. Nous avons encore la vision des vieux sites statiques et classiques, c’est terminé. Ben montre des sites de 1997 et ils nous semblent tous si vieux… Tout ceci pour nous faire comprendre que le paysage va changer très rapidement.

Ils présentent un ensemble de sites que nous connaissons tous tels qu’ils étaient il y a 10 ans. J’avoue avoir du mal à reconnaitre le site d’Apple ou de Disney de 1997. Imaginons un instant ces sites en 2015… La question n’est pas de savoir si le développement des interfaces dans l’entreprise sera impacté. La question est plutôt de savoir quand… J’ai bien aimé ce message : vous qui êtes du monde de l’entreprise, pensez à l’interface de votre application en regardant le futur, pas le passé.

Ben revient sur l’abandon de Silverlight et le choix de basculer vers le monde HTML5. L’une des raisons ? L’explosion de la plateforme mobile. Sur Android et l’iPhone c’est ben Webkit qui tourne… le moteur derrière Safari entre autre. Et cela pousse l’adoption du langage HTML5. Microsoft a fait le choix le plus logique et le plus radical.

Quelques slides ensuite très percutants sur la taille du marché du mobile. Plus de 3 milliards de dollar par an… et nous ne sommes qu’en phase de démarrage. Prenez une application débile pour lancer un chat contre un mur, à 0,40$, et bien l’auteur est riche. Il y a un gouffre entre notre travail du quotidien dans le monde de l’entreprise et le monde du web mobile. Mais nous avons la possibilité de passer de l’un à l’autre. Techniquement, rien de bien difficile. Android c’est Java, ne l’oublions pas.

Ils comparent ensuite l’approche de ceux qui ont compris le mobile, et les autres. Une application de TodoList à 39$ fait par un éditeur classique n’a pas marché sur l’AppleStore. Une application gratuite avec la possibilité de donner si vous le souhaitez par exemple 1$ rencontre un énorme succès et rapporte bien plus d’argent finalement à son créateur.

L’expérience utilisateur est souvent meilleure sur des mobiles finalement que sur le Web classique. Dion Almaer nous montre une application Twitter et la version Web. Bien que Twitter ait récemment mis à jour son site, finalement c’est les différents clients mobiles qui sont intéressants. Si vous n’êtes pas un gars du Frontend, pensez vos services comme l’API Twitter et laissez d’autres personnes créer de fantastiques clients pour vous. Regardez le succès des applications pour Devoxx cette année par exemple.

Ben Galbraith présente le développeur comme un artiste, un musicien. Il produit du contenu, qui peut prendre de la valeur. Et il nous encourage à prendre l’initiative. Ne voyez pas votre métier comme un ouvrier. Voyez votre métier comme un artiste ou un artisan. Pourquoi ? Car vous avez la capacité à produire quelque chose qui reste artisanal et unique, même si vous utilisez toujours les mêmes frameworks. Cela explique aussi l’échec de la méthode Waterfall, encore largement utilisée par les entreprises Françaises. Elle est peut-être adapté pour des projets industriels ou électroniques, mais pas pour du développement informatique.

En conclusion, j’ai bien apprécié cette conférence, comme la majorité des personnes présentes. Je vous conseille de la revoir sur le site Parleys.com à partir de la semaine prochaine. Pour 79 EUR par an il est possible de visualiser toutes les conférences de Devoxx 2010, n’hésitez pas.

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