Velo
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Si tu es étudiant, tu as de la chance.

Je sais que tu n’es pas spécialement attiré par le développement. Les quelques cours à la Fac ou dans ton Ecole ne te donnent pas vraiment une idée précise du métier de développeur. Ton père aimerait bien que tu sois dans la pétrochimie, dans l’industrie lourde ou dans le commerce. Mais l’informatique, ce n’est pas son truc. Ta mère a encore son Nokia 3210, elle a du mal avec la télécommande de la Freebox. Alors la culture ordinateur à la maison… et ben il n’y en a pas trop.

En fait c’est vrai, la chimie c’est génial. Le jour où tu as une idée lumineuse il te faut juste 3 millions d’euros et un laboratoire pour la tester. Et le pétrole, oh ! oh ! c’est l’avenir mon garçon. Alors que l’informatique…

Soyons sérieux un instant.

Etre développeur en 2010 c’est un formidable pouvoir. Peu de gens comprennent que nous sommes de plus en plus des artisans, capable de construire une application de A à Z, de l’héberger sur Internet, et d’en tirer un revenu tout à fait correct.

Je suis convaincu depuis longtemps. Avoir cette capacité à créer des projets, des sites Internet ou des applications pour téléphone… pour presque rien… n’est-ce pas génial ?

Alors ensuite il y a les craintes et les légendes urbaines.

Un jour je serai remplacé par un Indien

Il y a eu un moment la crainte de l’offshore. Un jour, il y a dix ans, un gars s’est dit que payer 400 EUR HT par jour pour un développeur Java, c’était hors de prix. Alors qu’envoyer à 7h de Paris son logiciel, payer 150 EUR HT un chef de projet avec un PhD à Mumbaï, ça avait de la classe.

Et puis au fil des jours, 01 Informatique a arrêté de parler de l’offshore. Un jour j’ai entendu ce grand éditeur dans la Finance me dire qu’il allait fermer le centre offshore. La qualité avait dégringolé. Les utilisateurs finaux en avaient assez d’attendre 2 mois pour avoir une correction. Les gens du marketing en avaient assez de voir le peu de réaction de la DSI. Alors ils avaient même monté une agence Web en parallèle…

Pourtant ton paternel aurait pu y penser ce soir. En regardant TF1 et le sacro-saint journal, il aurait vu cette belle histoire de Smoby qui est revenu dans le Jura.

La vérité, c’est que le développement offshore est une décharge où nous nous empressons d’envoyer des projets en fin de vie. Il n’y a pas de secrets. Il n’est pas possible de développer à distance sans que cela se répercute soit sur le prix, soit sur la qualité, voire les deux les beaux jours.

Ce qui me surprend c’est que nos DSI ne l’aient pas encore compris. Ce qui me surprend, c’est que de grosses SSII envoient des projets s’échouer sur les plages en Inde, un peu comme notre porte-avion le Clémenceau. Et ce qui me surprend encore, c’est que des clients finaux payent pour ce type de service.

Je crois que les derniers projets paquebots seront démantelés dans les quelques années qui viennent, que les prix en Inde vont augmenter et que la qualité n’étant pas forcément au rendez-vous, les clients se lasseront. Un jour donc, l’offshore n’existera plus.

Mais je ne veux pas être développeur jusqu’à 30 ans

Dans ce cas, je pense que tu devrais commencer à arrêter de coder maintenant. Essaye d’acheter une boite de patch pour arrêter. Imprime-toi des diagrammes de Gantt et colle-les sur ton dos. Ceux qui pensent qu’ils ne veulent plus développer devraient avoir l’honnêteté d’arrêter. Cela créée ensuite un vide sur le créneau 10-15 ans d’expériences, tout à fait profitable pour ceux qui continuent.

Un petit mot aussi aux Architectes qui décrètent qu’ils ne codent plus. Pas de soucis, en effet après de nombreuses années à taper du code, des heures passées à résoudre des problèmes ingrats avec Spring, Hibernate et JPA, je comprends qu’il y ait un ras-le-bol. Mais cependant, j’attire votre attention sur le phénomène suivant : vous allez vous faire larguer très vite, en 3 à 4 ans, sur les technos. Votre expertise d’architecture sur EJB2.1, on s’en claque pas mal. Et votre expertise sur Spring, dans quelques années qui nous dit qu’elle servira ? Et ainsi de suite pour chaque technologie…

Les architectes que je croise mettent la main à la pate. Je crois que c’est en effet l’un des secrets pour ne pas se faire bananer : continuer à coder de temps en temps. Votre valeur ajoutée c’est votre expérience. C’est aussi votre capacité à trouver plus rapidement qu’un junior la solution à un problème. Ce sera aussi votre connaissance fonctionnelle, construite au fil des années.

Donc tu seras développeur jusqu’à 62 ans. Mais tu seras aussi aussi CTO, tu seras consultant indépendant, directrice marketing, responsable des achats. Mais tu auras toujours ta médaille de « Développeur ». Bien entendu que tu ne seras plus au fait des technologies.

Mais les gens te regarderont et tu auras toujours le statut de développeur.

Développeur un jour, développeur toujours.

C’est la crise, l’informatique n’embauche plus

Bien au contraire. Même fin 2009, lorsque la situation a été un peu tendue, il était possible de trouver rapidement (en moins de 2 mois) un poste bien payé et en CDI. 01NetPro titre en août 2010 « Emploi la crise est finie » par exemple. Plus de 66% des recrutements dans le secteur de l’informatique sont difficiles selon l’APEC. La reprise bénéficie aussi aux jeunes diplômés, les SSII étant avec 43% le premier fournisseur d’emplois. Le marché de l’informatique en France est fait par les sociétés de Services, que cela nous plaise ou non. Ce sont aussi elles qui prennent les devants et qui effectuent des embauches.

Les salaires ne sont pas forcément plus importants que dans d’autres secteurs. La différence je pense, et je reviens à cette idée d’artisan dont je vais parler plus bas, c’est que votre capacité à réaliser sera au fil des années, le meilleur moyen d’avoir une augmentation. Et peu importe vos années d’expériences finalement. Une personne très compétente avec 7 ans d’expérience ? Si elle est vraiment bonne, elle trouvera des postes à 50-60k EUR brut par an. Allez voir l’eXpress-Board, si vous avez du talent, des gens sont prêts à vous payer à votre juste valeur.

Jeune diplômé, je te conseille de prendre le temps de choisir ta SSII, plutôt que de te faire choisir. Si tu te considères comme un produit, tu seras traité comme tel. Si tu te considères comme un artisan qui cherche son fournisseur, tu seras plus puissant. Ne sois pas impressionné par les titres ronflants, évite de monter sur un paquebot de 14000 salariés et essaye de commencer par une structure entre 20 et 200 personnes par exemple.

Développeur et au delà

Développeur c’est bien. C’est un métier qui change depuis l’arrivée d’Internet. Le futur sera plus simple. Je crois à de petites équipes qui réalisent un service type SaaS pour le client. Je crois de moins en moins à une équipe dans une DSI qui réalise un projet au forfait pour un autre département.

Il y a le Cloud Computing, qui consiste à externaliser les ressources informatiques de l’entreprise. Et bien demain je crois qu’il y aura de plus en plus de Crowdsourcing. Vous serez indépendant, et vous travaillerez pour votre ancien employeur comme expert par exemple. Ou vous serez quelques développeurs, avec des bureaux dans Paris, et plusieurs clients qui viendront vous chercher. Mais nous pouvons penser que la grosse DSI classique avec une armée mexicaine de développeurs, a du plomb dans l’aile.

Le développeur en 2015 sera un artisan indépendant, avec une capacité à réaliser pour moins cher. Sa réputation sera suffisante, nous viendrons le chercher et payer au prix fort ses services. Mais là où 5 développeurs à 400 EUR en 100 jours pondaient une bouse, il construira votre logiciel en faisant appel à d’autres experts, pour moins cher.

A toi qui est étudiant, si tu as envie de passer les prochaines années en t’amusant, rejoins-nous.

19 réflexions sur « Si tu es étudiant »


  1. Je crois que les derniers projets paquebots seront démantelés dans les quelques années qui viennent, que les prix en Inde vont augmenter et que la qualité n’étant pas forcément au rendez-vous, les clients se lasseront. Un jour donc, l’offshore n’existera plus.

    A l’heure des méthodes agiles et alors que tout le monde s’accorde pour dire que l’essentiel c’est la communication, il me paraît en effet plutôt contradictoire de continuer à externaliser dans les pays offshores…
    Surtout que dans bien des cas, on part en offshore pour des raisons économiques et après avoir dépassé le budget en se rendant compte que la qualité est à revoir, on fait intervenir des experts qui coûtent $$ 😀

    Donc tu seras développeur jusqu’à 62 ans
    C’est un appel subliminal à la grève demain ? 😀

  2. Hello!

    Merci Nicolas pour cet article qui me conforte encore un peu plus dans mon changement de carrière récent !

    Fabrice

  3. En plus tout ce qu’il y a de mieux est open source. Tu as tout a portee de main! Tomcat mysql mongodb cassandra etc etc.
    Tu peux tres bien inventer le tweeter de demain sur un portable a 600 euro

  4. Un jour donc, l’offshore n’existera plus.

    Hmmm … ça te dirait un petit meeting avec mon CEO? Parce que dans ma boîte on est encore dans le mode offshore = avenir. Et je dois dire pour être honnête que j’ai vu la qualité s’améliorer ces 2 dernières années (puisque ça fait juste 2 ans que je travaille dans ce mode). Ce n’est certainement pas la panacée mais quand même suffisant pour bien des clients.

  5. Pourquoi jusqu’à 62 seulement ?
    On peut faire du dev pour le plaisir tout en étant à la retraite.
    Dans 30 ans peut être que nous regarderons Emmanuel, Antonio, Vincent et Guillaume dans leur webcast hologrammique : Les Cast Papys Codeurs 🙂

  6. Et puis au fil des jours, 01 Informatique a arrêté de parler de l’offshore. Un jour j’ai entendu ce grand éditeur dans la Finance me dire qu’il allait fermer le centre offshore.

    Mouaif, il y a malheureusement encore pas mal de grosses boites qui n’ont pas encore compris. Le mois dernier, on a encore répondu à un appel d’offre ou le client imposait (si, si !!) que 60% du devt soit effectué en inde !!!

  7. Il y a quelques indiens et chinois qui développent proprement.
    Exactement, le même pourcentage que de développeurs français.

    Et oui, le développement reste une affaire d’artisanat, d’art presque.
    Il faut des dons et une grande capacité de travail.

  8. @Damien : donne lui l’adresse du Blog, dis-lui que l’on parle de l’avenir. Peut-être que des CEOs me lisent… va savoir…

    @rod : je reste perplexe sur l’idée de la personne qui a décidé 60%. Pourquoi pas 100% ? Ils veulent garder de la matière grasse ? 40% de Made In France, le reste c’est importé ? 😉

  9. Bel article (un de plus !) Nicolas.

    Je suis du même avis que toi sur le métier de développeur. Ce ne doit pas être une étape dans sa vie professionnelle, avant de devenir Chef (de quoi d’ailleurs ;o) ?) C’est une passion, et le terme « artisan développeur » me plaît à merveille, car il reflete cet aspect des choses. Bref, nos amis les jeunes, faites du développement seulement si vous avez vraiment envie d’en faire !!

    Hélas, en France aujourd’hui, faire ce métier au delà de 30 ans (j’en fait partie) devient difficile, car l’expérience, au delà de 10 ans, n’est que rarement valorisée… Espérons que les choses changeront !
    J’en veux pour preuve la crise de la trentaine (dont tu en avais fait toi-même l’écho) l’an passée dans la blogosphère…

    Concernant l’offshore. Si je suis en grande partie d’accord avec toi, je ne peux malheureusement pas partager ton enthousiasme sur son avenir. Hélas, de grandes boites continuent à penser que ça reste justement l’avenir du développement informatique !
    Toutefois, je partage ton avis, je continue à penser que c’est la mauvaise direction aujourd’hui. Je travaille sur un gros projet, plusieurs millions d’euros tout ça, et 90% du dév est fait en Inde. Aujourd’hui, il y a plus d’une 20aine de développeurs là-bas.
    Ici, ils dépensent des sommes assez folles pour corriger le tir de ce qui a été produit là-bas, que ce soit au niveau des performances mais aussi de la qualité du code, ainsi que pour créer ces nouveaux postes de « coordination Bangalore » ici à Paris. C’est triste, mais c’est comme ça. En ce qui me concerne, je résiste, mais j’ai l’impression d’être les Gaulois dans Asterix. Tout un département est passé à la coordination des Indes, mais un Gaulois (qui s’appelle Romain en plus ;o) ) résiste encore et toujours ;o)

    On utilise souvent la métaphore de la femme enceinte : ce n’est pas en prennant 9 femmes qu’on fera un enfant en un mois… C’est pareil pour un projet informatique. Faire le choix de prendre 2 mauvais développeurs (fûrent-ils indiens ou pas) plutôt qu’un bon parce que ce dernier est 2 fois plus cher est un très mauvais calcul. Ce dernier peut tout à fait être 10 fois plus efficace que plusieurs développeurs. C’est lié au concept du « jour / homme » complètement foireux (tu l’avais d’ailleurs dit dans l’un de tes précédents billets il me semble)…

    Bon, c’est un peu décousu, mais je pense que l’idée est quand même passée.

  10. Super article, mais attention à la vision Bisounours quand on s’adresse à des étudiants. Que vaut la facture d’un « artisan indépendant » dans une boîte (i.e. prépare toi à gueuler comme un putois pour te faire payer)? Et dans une grosse boîte, ta passion vaut-elle 20% de salaire en moins (au mieux) par rapport au micro-manager au dessus de toi? Est-ce que la passion va tenir le coup?

  11. C’est marrant ces élans d’amours et d’enjouement envers les étudiants. Ça me rappelle une présentation sur les standards du web (que je n’ai malheureusement pas pu aller voir) de glazman. Mais bon, enfin, plus une pub de recrutement que réellement une présentation des standards. Ça vient d’où cet engouement pour appeler à la mobilisation générale ?

    Menfin, juste pour dire que je suis assez convaincu par les différents arguments mais pour nuancer le truc, le dev c’est super, pouvoir créer de rien, une idée, quelque chose qui arrive à avoir des réactions, limite une vie, élégant en plus, j’adore et c’est bien pour ça que je fais ce métier. Néanmoins, on ne développe pas toujours pour soi. Quand on est dans une grosse entreprise, le poid de la structure peut écraser n’importe quelle bonne volonté. Surtout quand on se sent un peu seul, genre artisan.

    Cette image d’artisan, un peu Épinal, dans son atelier, au milieu de ces outils, d’ailleurs me plait bien. Les clients viennent pour la qualité de son travail. Il s’est fait connaître en montant en compétence avec le précédent propriétaire genre compagnonnage. Mais il est clair que cette image n’est pas applicable pour nous.

    Bref, commentaire pas vraiment utile. Juste pour dire qu’il ne faut quand même pas avoir trop d’espoir (désolé de casser la démo) car 90% des boites de services sont des usines à cerveaux. Ce qui donne que globalement on a une chance sur deux de bien tomber, encore faut il chercher activement.

  12. Merci Nicolas pour cette – nécessaire – *Apologie du développeur*. Il est en effet temps de remettre les choses dans le bon ordre. Selon moi, il y a en effet un raisonnement faussé au départ dans le système français. Trop d’ingénieurs IT le sont devenus par « opportunisme », pression familiale ou sociale plutôt que conviction propre. C’est bien au niveau culturel que le problème se situe. Après il y a aussi beaucoup d’amalgames je crois. Un expert dans une grosse structure gagnera moins (en principe) qu’un manager, et ça ce n’est pas propre à l’IT ! De même un bon ingénieur ça met les mains dans le cambouis, ça sait de quoi ça parle et ça se remet en cause sur ses acquis techniques, et ça non plus ce n’est pas propre à l’IT. Non je crois – et tu en es l’exemple vivant – qu’il faut rappeler et communiquer sur l’incroyable motivation qu’on peut trouver à travailler dans un secteur aussi dynamique et « libre » que l’informatique. En effet, par rapport à d’autres technos/secteurs/industries, les options sont bien plus nombreuses pour un ingénieur. Artisan, entrepreneur, n’en sont que quelques facettes. Rarement pour un ingénieur, sa créativité peut autant s’exprimer que dans ce domaine. Sans vous raconter ma vie c’est d’ailleurs pour cela que j’ai rejoint l’informatique après des années passées dans des domaines qui font pourtant rêver tout geek qui se respecte(j’ai travaillé sur les fusées et les satellites notamment). Le monde est plein d’idées fausses, et il est temps de rendre à ce secteur la dimension créatice et innovante, mouvante sans cesse et sans répis, qui la caractérise ! En plus en 2010/2011 où tout stagne et n’avance pas (en Europe et aux USA en tout cas, d’autres pays sont bien bouillants eux), il faut rappeler la chance que nous avons dans l’informatique, de profiter d’un tel contexte où rien n’est acquis. Avant les ingénieurs plein de projets et d’ambition partaient faire de la finance à Londres mais les temps changent.Les grands groupes sont poussiéreux, les PME sont étriquées. Vous avez des idées et de l’énergie, venez nous rejoindre!

    OK je me calme, c’est mauvais pour la santé de trop s’exciter. Mais ça fait quand même du bien de temps en temps.

  13. Je suis rentré dans l’informatique par passion – j’ai fais mes études en tant que passionnés – au bout de 6ans post étude, j’en suis démotivé –
    Comment peut on rester passionné avec les bouses ambiantes qui servent de logiciels ? Comment peut on s’extasier devant le 1000ème framework MVC WEB 2.0 de la balle issu de Struts 27 ?

    J’ai l’impression de faire continuellement la même chose, totalement la même chose chaque jour – heureusement les clients sont contents, mais qu’est ce que je m’emmerde

    La gestion de projet ? pour moi ce sont soit les rebus carrièristes de l’informatique soit de vrais chef de guerre, pas forcément développeur

    Vous parlez de créativité ? Mais elle est où la créativité ? Dans les déclarations de formulaires ? dans votre abstractDAO ? C’est toujours pareil – vous trouvez ça fun et créatif de déclarer un bean avec spring ? de pondre un énième stringNotNullOrEmpy ? de s’emmerder avec SAP(ue..) ? de survivre avec un code où le chef de projet a mélangé le MVC de manière honteuse ? La complexité des applications (surtout en java) augmentent de manière démentes à mon goût, autant le cobol à la grande époque était lisible car procédural, comment s’y retrouver dans 30ans dans une vieille applications pourraves en EJB 2.1 ? voir même EJB 3.0, quel bonheure le statefull, j’aime la créativité dans le bug, là oui je me marre, beaucoup même.

    Ok je suis blasé et sans trop d’arguments, cependant je ne pense pas être le seul à ressentir ce leitmotiv… Je considérais le développement comme de l’art, j’ai juste vu des brouillons partout, voir carrément des bouses auto-congratulées car le client est roi après tout

  14. @gorgoroth ton retour est très intéressant. Il me fait penser qu’à être trop compliqué, Java peut en effet lasser les développeurs. Moi le premier. Je crois que ton message va dans le sens de ce que nous sommes plusieurs à penser, à savoir : il faut arrêter de se complaire dans un socle technologique et revenir vers le métier ou vers le web. Je vais réfléchir à un nouvel article sur ce thème. Merci pour ton retour.

  15. @gorgoroth Si ton boulot t’emmerde, et plutôt que de te plaindre, il serait peut-être temps de te prendre en main et de changer. Soit l’informatique te plait et c’est ta boite qui te propose uniquement du boulot chiant, soit l’informatique ne te plait pas et il faut penser à te reconvertir. J’entends trop de gens qui se plaignent mais ne font rien pour que leur situation change, car finalement, leur soit-disant passion passe après leur confort, leurs petites habitudes, etc … Il faut parfois savoir bousculer son destin.
    Enfin, en même temps, j’dis ça, j’dis rien 🙂

  16. Autant je trouve l’article très intéressant autant ce passage :

    « Même fin 2009, lorsque la situation a été un peu tendue, il était possible de trouver rapidement (en moins de 2 mois) un poste bien payé et en CDI »

    est totalement déconnecté de la réalité. Je suis diplômé depuis juin 2009 et je n’ai pas trouvé un CDI bien payé en moins de 2 mois. Actuellement c’est le cas mais j’ai bien galéré avant et encore une majorité de ma promo est en CDD et pas forcément bien payé…

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